Amputé d’Arnold Schwarzenegger, la licence Terminator et son quatrième opus cinématographique rendirent immédiatement frileux les fans du monstre de métal. Tout de suite, le murmure d’un nanar juste bon à remplir les caisses s’est propagé comme une traînée de poudre. Bien évidemment, une machine à fric comme celle-ci compte sur les produits dérivés pour grossir encore les bénéfices engrangés par une production médiocre et peu coûteuse. Tout comme le jeu qui, de médiocre, remporte le qualificatif de pourri jusqu’à la moelle.
Plus court que le test
|
Nous ne nous attarderons pas sur le scénario de Terminator Renaissance qui reprend la trame du long métrage éponyme. Vous incarnez John Connor en l’an 2016. La Terre est sous le joug de l’intelligence artificielle Skynet et ses machines infernales. En tant que membre de la Résistance, votre bravoure et votre courage vous poussent à partir au secours de vos équipiers au cœur de la base ennemie. On fait difficilement plus convenu mais les dialogues y parviennent en se répétant et en rivalisant de nullité. Les décors suivent la même tendance par leur fadeur omniprésente ainsi que par le recyclage de certains lieux, identiques en tous points que la rue traversée 3 minutes auparavant. Le gameplay ne relève en rien le niveau et ne propose qu’un bête duck and cover ultra classique, plat et ennuyeux à mourir.
|
Pour dézinguer les incontournables robots, le joueur dispose d’un arsenal risible composé d’une mitrailleuse, une mitrailleuse lourde, un lance-roquettes, un fusil à pompe et un lance-grenades. Simple humain, Connor devra choisir deux armes en fonction de la situation. Cette limitation n’entrave en rien la progression puisque armes et munitions, entourées d’un halo vert, sont disséminés absolument partout et visibles à travers les murs… Même si vous parvenez à vider tous vos chargeurs, vos équipiers vous fourniront en chargeurs supplémentaires, sans jamais être à sec, mais seulement pour l’arme de base (la mitrailleuse). C’est d’ailleurs leur seule et unique utilité à nos chers compagnons. GRIN ne s’est pas fatigué à implémenter un système d’ordre ou quoi que se soit pour rendre les choses un peu plus intéressantes. Heureusement que nos petits soldats descendent quelques ennemis par mégarde et ne nous bloquent pas derrière une couverture : il suffit de passer à travers. Amusant. Comme les expressions faciales ridicules et les yeux de poisson mort de tous les personnages. Sans parler des animations, des humains ou des machines, qui nous rappellent nos jouets d’antan, ceux fabriqués en Chine et achetés à un pakistanais devant les Galeries Lafayette. Reste les phases en véhicules. Du shoot sur rail à angle de vue limité et dirigiste au possible.
|
Parlons-en du système de couverture ! Une horreur (qui colle donc parfaitement à l’ambiance) qui répond quand ça lui chante et ne vous protège même pas efficacement des projectiles des machines. Pourtant, si vous jouez à Terminator Renaissance et souhaitez survivre, il faudra nécessairement l’utiliser à chaque escarmouche. Pas de panique, tous les échanges de plomb se révèlent identiques, avec un design quasi identique pour chaque arène de combat, cinq types d’ennemis sans aucune variante et à abattre de la même façon inlassablement composent le challenge du jeu. Par « challenge » comprenez lutte psychologique contre soi pour ne pas éteindre la console et faire un sous-bock avec le BluRay du jeu. Au moins, même les plus acharnés ne perdront pas trop de temps avec Terminator Renaissance puisque l’aventure est pliée en 4 heures maximum. Par contre, l’achat vous fera perdre beaucoup plus…
Honte, scandale, horreur, vol… Les qualificatifs ne manquent pas pour remplir le CV de ce monument daubesque érigé à la gloire des jeux à licence dénués de toute qualité. Terminator Renaissance doit être évité à tous prix ! Trop court, sans option en ligne, ni aucun autre mode de jeu ou bonus que la campagne, ce n’est pas son mode coopératif à deux qui fera monter les chiffres de vente. Qui méritent de stagner aux alentours de zéro. Fan du squelette de métal tueur d’hommes, fuyez !
- Pas trop vilain
- Prise en mains aisée…
- Laid
- Se permet de ramer
- IA inexistante
- Système de couverture mal calibré
- Ultra répétitif et ennuyeux (ennemis, armes, décors, tout…)
- Modélisation et animations pitoyables
- Beaucoup trop cher
- Beaucoup trop court
- Gameplay aussi dépassé que mauvais
Annonces Google
1 avis a été déposé sur Terminator Renaissance Playstation 3 :
Très court,pas assez abouti graphiquement( a mon sens bien sur),trop trop trop facile même en difficulté maximum, trop peux de...

Attention : pour être publié, votre avis doit être justifié et argumenté.










Cliquez ici ! 



















