Deux ans après la baffe graphique du premier DIRT, Codemasters revient sur les consoles nouvelles génération avec le délicat objectif d’imposer sa suite dans un contexte très concurrentiel. A quelques mois maintenant de la sortie de Forza 3 sur Xbox 360 et Gran Turismo 5 sur PS3, est-ce que DIRT 2 possède les moyens de marcher sur les platebandes de ses prestigieux adversaires ? La réponse est oui, à condition d’aimer l’arcade qui tâche.
Here come a new challenger !
Depuis DIRT premier du nom, et récemment GRID (des mêmes auteurs), les développeurs de Codemasters mettent un point d’honneur à soigner leurs menus de navigation entre les différents modes de jeu. Ici, il est carrément intégré au titre puisque la navigation se déroule dans les yeux du pilote débutant que le joueur incarne. Une fois choisit son nom, son prénom, son sexe et son surnom parmi une liste généreuse, vient le moment de rejoindre la caravane qui fera office de logement au jeune rookie, mais aussi de sélection des prochaines courses et voitures. Une fois à l’intérieur de la caravane on sélectionne la prochaine destination de sa course puis on file au garage à pied, où l’on achète et choisit sa caisse. C’est très réussit et surtout très immersif, on apprécie l’effort fournit, bien loin d’un quelconque scénario qui se serait révélé superficiel.
Une fois sa première voiture acquise, il est temps de faire le tour du propriétaire. Et il y a de quoi faire dans DIRT. La progression dans le jeu se réalise cette fois-ci par l’intermédiaire de niveaux que l’on gagne en glanant de l’expérience, issue elle-même de nos victoires dans les courses. Le premier niveau permet tout juste de participer à trois courses dans trois lieux différents, et au fur et à mesure de sa carrière on débloquera de nouvelles destinations, de nouveaux véhicules et de nouveaux types de courses. Ce sera en tout 35 « ouatures » à débloquer, se répartissant dans diverses catégories : Rally Cross (mélange de bitume et de terre sur un circuit), Raid, Trailblazer (course de vitesse), Rally et Land Rush (course tout-terrain avec des buggys) auxquels s’ajoutent des modes spéciaux propres à ce Dirt 2 : Domination (réaliser le meilleur temps sur portion de circuit, celui qui a le plus de meilleurs temps remporte l’épreuve), Last Man Standing (au bout de 20 secondes, le dernier sort de la course) et Gate Crasher (une épreuve de rallye dans laquelle il faut foncer dans des portes en temps limité). Les bolides sont relativement classiques : Subaru Impreza WRX Sti, Mitsubishi Eclipse, BMW Z4 Coupé M, Pontiac Solstice pour les courses classiques auxquelles s’ajoutent quelques buggys, 4X4 et Hummer pour les raids. Les camions du premier Dirt sont passés à la trappe entre temps, une bonne chose. Elles sont toutes superbement modélisées et bénéficient chacune d’une tonne de peintures différentes et l’on peut personnaliser son tableau de bord avec des gadgets rigolos (avatar Xbox 360 qui pendouille sous le retro, statue hawaïenne qui se dandine sur le tableau de bord, etc.). Outre ces changements esthétiques et les modifications obligatoires lors du passage à une catégorie de course supérieure, il n’y a aucune autre vraie personnalisation. On n’est pas dans du Need for Speed.










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