L’attaque des vers
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| | Personnes sensibles aux vertiges s'abstenir ! |
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L’intrigue de Ninja Blade n’est pas sans rappeler celle de Resident Evil. Nous sommes en 2015 à Tokyo quand une épidémie causée par des vers transformant leur hôte en monstre refait surface et prolifère à un rythme inquiétant. Déjà apparue quelques années auparavant, celle-ci avait pourtant pu être contenue par des moyens d’extermination de masse douteux et n’avait jamais été portée à la connaissance de l’opinion publique. A l’heure où Tokyo compte de plus en plus d’infectés par jour, seule une unité d’élite de ninjas semble être en mesure de contenir l’infection, surtout que certains monstres évoluent dans des proportions inquiétantes, tenant plus du parent éloigné de Godzilla que du zombie amorphe. Et bien évidemment, vous contrôlez l’un des soldats destinés à accomplir cette mission. Ce qui implique, vous l'aurez compris, de trancher du pas beau par paquet de dix à cadence industrielle.
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| | Quelques séances de tir à la gatling émaillent l'aventure. |
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Comme tout bon beat'em'all qui se respecte, Ninja Blade propose un gameplay aussi bourrin qui limpide. Ken, le héros, dispose de trois armes différentes, un katana, une épée lourde et une paire de couteaux aux lames extensibles ressemblant à deux fouets entre lesquelles on peux switcher d'une simple pression sur un bouton. Pour chacune d'entre elles, un coup faible et un coup fort, quelques combos et basta. La diversité relative de l'arsenal sera mise à contribution pour se sortir de certaines situations comme bien souvent. Les fouets, par exemple, peuvent faire office de grappin pour sauter d’un immeuble à un autre, tandis que l’on utilisera l’épée pour abattre certains murs et continuer sa progression. De façon générale, les phases de baston contre des foules d'ennemis sont réussies et ne sont pas déplaisantes à jouer. Cependant, elles ne constituent qu'un élément mineur du jeu.
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| | Un adversaire plus coriace qu'il n'y paraît. |
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En effet, From Software a délibérément choisi de se concentrer sur l’aspect grand spectacle du jeu en axant celui-ci sur les combats titanesques contre les boss. Chaque mission s’articule autour d’un énorme infecté à traquer dans la ville et à éliminer, lequel est parfois rejoint par un second qu’il faut lui aussi éliminer en cours de route. Le parti pris peut paraître séduisant dans la mesure où ces batailles épiques s'avèrent bien plus excitantes que l'élimination répétitive de vagues d'ennemis normaux. Malheureusement, il y a un gros hic : la difficulté très mal dosée du titre. Ainsi, certains affrontements s’avèrent particulièrement retors, au point d’en devenir hyper frustrants. Manque d'objets de soin, attaques trop puissantes, adversaire vicelard, il n'est pas rare d'avoir à enchaîner une vingtaine d'essais avant d'arriver à en finir avec un boss tenace. Tout cela a un petit goût old-school mais il faut croire qu'on a plus l'habitude. Un moyen pour gonfler artificiellement la durée de vie d'un titre peu généreux à ce niveau ? On a vite fait de le penser...