Strong Bad remet le couvert avec ce deuxième épisode de la série développée par Telltale Games. Tout aussi grinçant que le premier épisode, Homestar Ruiner, Strong Badia The Free n’en reste pas moins décevant pour un jeu d’aventure point & click.
« I, the people… »
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Après avoir fait la démonstration de sa tellement supérieure coolitude dans le premier épisode, le petit boxeur-catcheur à la grosse tête décide de monter d’un cran dans la crânerie. Alors qu’il répond comme à son habitude, aux e-mails de ses fans, Strong Bad apprend qu’une taxe sur les messages électroniques vient d’être mise en place par le roi de la ville. Ce dernier, en réaction à l’insoumission de notre héros, décide alors de l’assigner à résidence. Après avoir brisé les chaînes de son enfermement, Strong Bad n’a plus qu’une idée en tête : faire tomber le roi. Il appelle tous les personnages de la ville à rejoindre l’Etat libre de Strong Badia. Mus par la même volonté d’émancipation, chacun est pris d’une folie des grandeurs et la ville se retrouve balkanisée en plusieurs petits Etats. Pour faire chuter le souverain, Strong Bad va devoir unifier tout ces micro-pays sous sa bannière, par la force ou par la persuasion.
Quelle aventure ?
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Si ce deuxième épisode reste fidèle à l’esprit du premier tout comme à celui de la websérie Homestar Runner, il pêche par les mêmes points. Le côté aventure et point & click reste réduit à la portion congrue, phagocyté par l’humour égotique du personnage et les nombreux objets inutiles à découvrir. Ces derniers sont d’ailleurs plus nombreux que dans Homestar Ruiner. Et c’est peut-être là le problème. Strong Badia The Free laisse la complexité des énigmes au placard et fait désormais la part belle au superflu et aux missions secondaires sans logique ni intérêt (collectionner des petits drapeaux ou des vignettes, brûler des objets, etc). Avec, parfois, une confusion entre les objets à récupérer pour le fun et ceux nécessaires à la mission principale. On se retrouve ainsi à devoir passer toutes les parcelles du jeu au détecteur de métaux pour déterrer aussi bien des éléments sans fonction ou utilité réelle que des objets indispensables pour faire avancer l’histoire. On cherche, on fouille, on ratisse, mais on ne réfléchit pas beaucoup. De quoi allonger artificiellement la durée de vie du jeu (moins d’une dizaine d’heures, un peu plus si on cherche à obtenir tous les objets et à débloquer tous les succès).
On retrouve aussi la console Videlectrix dans la chambre du héros, avec cette fois Math Kickers : Featuring the Algebros. Une sorte de Double Dragon dans lequel il faut frapper les ennemis dans un certain ordre afin de résoudre des équations du second degré. Et la B.D. de Strong Bad, "Teen Girl Squad", qui devient "Cave Girl Squad" en étant transposée cette fois à l’ère préhistorique. Finalement, le titre n’est sauvé que par l’humour des situations et des dialogues, à condition d’apprécier le style grinçant et le narcissisme du personnage. Tout ça est bien drôle, mais rarement amusant. Alors on se dit qu’il vaut mieux regarder un épisode de la web-série, au moins ça laisse les mains libres pour autre chose.
Vidéo d'illustration
Si vous parlez toujours aussi bien la langue de Shakespeare et que vous avez aimé le premier épisode de la série, n’hésitez pas à en remettre une couche avec Strong Badia The Free. La fin de l’année et son paquet de sortie arrivant à grand pas, on ne saurait trop vous conseiller de garder vos sous en poche en attendant mieux, même s’il ne vous en coûtera que 6 euros pour poursuivre les aventures du petit catcheur hâbleur.
- Petit prix
- Très facile à prendre en main
- Bon niveau d'anglais requis
- Un peu trop facile
















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