I-Fluid est le rêve de tout homme. Une balade improbable, une échappatoire à la réalité nous embarquant dans un voyage que seul un esprit « différent » a pu concevoir. Incarner une goutte d’eau n’est pas chose commune et c’est pourtant ce que propose le soft d’Exkee. Le « coup d’essai » pour une bande d’étudiants qu’on espère revoir bientôt au générique de grands jeux. D’ici là, goûtons à I-Fluid.
Il fuit
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Nous voilà donc transporté dans « la peau » d’une simple goutte d’eau. Elle a déjà parcouru un long périple avant de se retrouver au sein d’un tel dédale de tuyauterie crasseux. Toujours est-il que la goute a désormais besoin du concours du joueur pour reprendre sa route. Une salle gigantesque - proportionnellement à notre nouvelle identité - s’ouvre à nous. Un labyrinthe de plomberie qu’il faudra parcourir de coude en joint pour espérer en sortir. Ce lieu n’est autre que le point de départ de chaque niveau. Chaque ouverture de cuivre ou de zinc représentant l’entrée vers une habitation renfermant tous les dangers. Les fans des mini-pouces seront ravis de se retrouver à l’état de puce dans leur cuisine ou sur leur bureau.
Des lieux où règnent tous les dangers - pour une simple once de liquide -. Essuie-tout, torchon, éponge, tranche de pain (sans Nutella) seront vos pires ennemis et vous absorberont sans pitié. Tandis que les fruits et légumes vous rendront votre volume de départ. Equivalent à votre barre de vie, la taille de la goutte déterminera sa capacité à résister à des chutes plus ou moins vertigineuses ou encore à traverser des plaques de cuissons chaudes qui l’évaporeront à vitesse grand V. Cet univers si familier, tous ces objets domestiques, se font hostiles et le joueur, au fil de son avancée, apprend à se méfier de tout ce qui l’entoure.
Au compte-gouttes
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Au fil des niveaux, gagnant à chaque fois en difficulté, le joueur débloquera les capacités de son avatar liquide en même temps que la suite de ses péripéties humides. Des aptitudes peu nombreuses parmi lesquelles on trouve un double saut et une adhérence temporaire permettant de gravir en ligne droite les parois verticales. C’est peu mais bien suffisant pour permettre toutes les fantaisies et offrir de multiples possibilités de conclusion d’un même parcours. La prise en main s’avère d’ailleurs aussi immédiate qu’intuitive avec une configuration de type FPS. La souris contrôle la caméra de ses mouvements et les capacités de ses clicks tandis que le clavier sert aux déplacements. Méfiance toutefois avec la pression sur les touches de ce dernier, la goutte prenant une vitesse folle même sur terrain plat.
Le pad et les joysticks analogiques pourraient donc s’avérer plus précis mais cela reste à prouver, I-Fluid restant tout à fait jouable dans sa configuration d’origine. Une prouesse technique à ajouter à la qualité du moteur graphique de nos étudiants. Des modèles 3D et des textures donnant tout leur sens au terme photoréalisme s’étalent sans prétention sous nos yeux ébahis. Le moteur physique suit la même voie. Le joueur devra apprendre à maîtriser ses mouvements sur le plat, les côtes, de biais et même la tête en bas ! Très prenant, I-Fluid est un véritable challenge, trop ardu parfois, autant qu’un dépaysement rare dans le paysage vidéoludique actuel. Et réalisé par de jeunes talents fraîchement diplômés… Chapeau bas.
Comme quoi, nul besoin de s’appeler Valve pour pondre un Portal. I-Fluid est fait pour tous. Les fans de puzzle, de réflexion, de défi corsé, de parties courtes, de jeu innovant et addictif. J’en passe et des meilleurs. Reste que 15 niveaux, jouables trois fois dans trois modes différents pour 30 dollars (soit environ 21 euros), c’est un peu cher.
-Moteur physique
-Prenant…
-Cher
-Parfois instable
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1 avis a été déposé sur I-Fluid PC :
Cool les graphismes! On s'y croirait. Le réalisme est frappant. Certains niveaux sont assez difficiles, mais on savoure le jeu...

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