Dans sa grande mansuétude Mindscape continue à nous abreuver d’adaptations de jeux télévisés en tout genre, pour notre plus grande joie. Honnêtement, on s’est tellement marré avec les vachettes en carton d’Intervilles, qu’il nous tardait de tester la nouvelle édition de Fort Boyard-le jeu, avec de vrais morceaux de père Fourras dedans. La Boule : frappe le gong, il est temps de lâcher les tigres.
A nous le magot de Fort Boyaux
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Pour mettre en valeur comme il se doit Fort Boyard-le jeu, l’éditeur se paye des stars, des vraies. Dès l’écran principal, les visages bienveillants de Passe-Partout et du Père Fourras vous accueillent. Le vieux sage vous tend les bras, comme pour vous attirer lentement dans un piège vicieux. Allez, soyons fous et touchons l’écran du bas pour démarrer une partie.
Respectant la grande tradition du jeu TV, il convient tout d’abord de récupérer les sept clés menant à la salle au trésor, pour ensuite s’emparer des indices permettant de trouver le mot magique déclenchant la cascade de Boyards. On enchaîne donc les épreuves, qui sont autant de minis-jeux différents.
Et là, ô surprise : les épreuves proposées sont, relativement, variées. Entendez par là qu’il faudra souvent plus que frotter énergiquement l’écran tactile de la DS et il vous arrivera même, parfois, de réfléchir (si ! si !).
Suivre le tracé d’une corde sans lever le stylet, souffler sur un bateau en papier pour l’approcher le plus possible d’une bouée, tourner une manivelle en rythme, libérer une clé en résolvant un jeu de taquin… Malgré le peu d’épreuves disponibles, celles-ci se ressemblent rarement. Et, comment échapper aux mythiques énigmes du Père Fourras, atrocement simples ceci dit ?
Mais ne vous emballez pas trop, malgré une certaine variété, Fort Boyard-le jeu reste une belle arnaque vidéoludique. Qu’avons-nous beau pour quarante euros ? Une mode « aventure » se bouclant en 20 minutes chrono (un peu plus si l’on augmente la difficulté) et la possibilité de rejouer les minis jeux déjà remporté dans le mode principal…
Comment, vous en voulez plus ? Bande de naïfs ! Pour prolonger un peu plus le « plaisir », vous pourrez toujours faire un tour dans les options ou les crédits, ça vous occupera bien deux minutes… Et ne comptez pas non plus sur la réalisation : l’impression d’être face à un mauvais jeu 16 bits est tenace et ce n’est sûrement pas la musique originale qui sauvera les meubles.
Et la médaille d’or de la durée de vie microscopique de l’année est attribuée à : Fort Boyard ! Soyons tout de même positif : pendant les 20 minutes que dure une partie complète, les épreuves sont plutôt variées et l’on ne s’ennuie presque pas. Mais, une fois l’aventure bouclée, il ne vous restera plus qu’à regarder le sourire moqueur et pixélisé de Passe-Partout, semblant vous murmurer « alors, pigeon, heureux d’avoir lâché 40€ pour trente minutes de jeu ? ». Et il aura bien raison…
-Réalisation miteuse
-Aucun mode multijoueurs










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