Jeux
S´identifier    |    S´inscrire
 TOM'S GAMES >  TESTS  >  Playstation 3  >  Mega Man 9
Attention, nous avons détecté une anomalie dans votre adresse email.
Veuillez choisir une adresse parmi nos propositions :

Fermer
Test Mega Man 9  Ps3 

Test Mega Man 9

25 décembre 1989 : un gamin est heureux. Une magnifique NES trône sous le sapin, accompagnée de son inévitable cartouche grise : Megaman. Impatient comme jamais, la machine est vite branchée sur la belle TV « coins carrés » du salon et une première partie démarre. L’enfant s’amuse, saute et tir sur des robots pixélisés. Il vient de se découvrir une passion qui ne le quittera plus : le jeu vidéo. 19 ans plus tard, ce même gamin, désormais adulte, est victime d’une crise de nostalgie : Megaman 9 vient de sortir sur consoles « next-gen » et se pare de ses plus beaux atours 8 bits. Impossible de résister à l’appel du revival…


Interdit aux moins de 25 ans

La PS3 : machine de haute technologie

Lorsque les premières images de Megaman 9 envahissent le web, il y’a quelques semaines, la rédac de Tom’s fut divisée en deux camps. D’un côté, les « progressistes », hurlant au scandale devant une réalisation datant de l’époque 8 bits et une absence total d’originalité. En face, ceux que l’on peut appeler les « conservateurs retrogamers », invoquant un pari génial et osé de la part de Capcom. En effet, il en faut une « sacré paire » (pardonnez-moi l’expression) pour, en 2008, développer un titre commercial selon des méthodes datant d’il y’a vingt ans.


Car tout, absolument tout, dans Megaman 9, respire le « old school » : des graphismes en 16 couleurs avec les sprites clignotants qui vont bien, jusqu’à la bande son chip-tunées à souhait, en passant par une prise en main basique mais intransigeante : le titre de Capcom plonge le joueur dans une faille spatio-temporelle vertigineuse. Après avoir éteint la console, on s’attend presque à tomber sur Dorothée et Corbier nous proposant un nouvel épisode d’Olive et Tom.


Mais qu’on ne s’y trompe pas : il s’agit bien d’un tout nouvel épisode Megaman, totalement inédit et réservé aux nouvelles consoles de salon. Pourtant, impossible de s’en rendre compte au premier coup d’œil. La cinématique d’intro (composée d’images fixes évidemment) nous déroule un scénario naïf et attachant : Megaman doit lutter contre des robots ayant envahi la Terre. On peut, dès le départ, choisir quel niveau l’on va aborder : une petite dizaine au total, se clôturant inévitablement par un boss démoniaque à affronter. Vous avez toujours rêvé de vous farcir Splash Woman, Plug Man, Concrete Man ou Jewel Man ? Ca tombe bien, chacun de ces bad guys dispose de son propre tableau. Seuls les succès à débloquer et la possibilité de comparer ses scores avec les joueurs via le Net nous font comprendre que ce Megaman 9 tente, presque timidement, de s’ancrer dans son époque.



Same player shoot again

Chaque boss va vous en faire baver


Rien de neuf à part ça ? Non, pas vraiment, il s’agit toujours de diriger ce bon vieux Megaman (aka Rockman dans sa langue d’origine), dans une suite de tableaux mêlant robots et créatures improbables à blaster, et autres plates-formes vicieuses à appréhender.


Seulement, une réalité apparait très vite au joueur. Une réalité qu’il se prend en pleine face et qui, avouons le, lui fait un peu mal : le temps qui passe n’arrange rien. Car, dans son approche jusqu’au boutiste de proposer une production estampillée 80’s, Megaman 9 met les nerfs du joueur à rude épreuve, sans doute trop. Vaincre le premier tableau fut pour moi un calvaire sans nom, du genre à vous coller un coup de vieux irréversible. Pièges vicieux, sauts dans le vide, boss hargneux, progression par l’échec… Megaman 9 ne prend pas le joueur par la main. Il aurait plutôt tendance à le projeter violement dans une (triste ?) réalité : terminer un jeu dans les années 80 réclamait patience et abnégation. A l’heure des quicksave, de la régénération automatique de la barre de vie et de la difficulté adaptative, Megaman 9 fait figure d’OVNI pour puriste masochiste.


La question se pose donc : à qui s’adresse Megaman 9 ? Les habitués de la HD et du tout 3D fuiront à jamais un jeu qui leur apparaitra comme laid, dénué d’intérêt et totalement injouable. Les retrogamers, quant à eux, seront irrémédiablement séduit par l’atmosphère 8 bits parfaitement respectée et le gameplay simpliste du titre. Mais, encore une fois, de solides nerfs et une capacité à s’acharner sont indispensables pour apprécier ce pari osé de Capcom.



Par jika, le 1er octobre 2008

Megaman 9 : arnaque vidéoludique ou trip nostalgique brillant ? Voilà une question qui mérite débat, tant le titre interpelle. Une ambiance retro imparable couplée à une difficulté imbitable parviennent-ils à séduire les vieux joueurs ? A vous de voir, mais ce (pas vraiment) nouvel épisode de Megaman irrite autant qu’il séduit. L’approche radicale de Capcom est à la fois une grande qualité et un défaut rédhibitoire. Maintenant, il reste toujours la solution de ressortir votre vieille NES du placard, ça ne coûte pas plus cher et vous aurez au moins l’occasion de jouer sur un vrai pad de l’époque.

NOTE
11
Autres sites : 16/20
LES +
- L'ambiance 8 bits parfaitement respectée
- Très bonne bande son
LES -
- Difficulté d'un autre âge
- Réservé à un public très (trop ?) ciblé
Commenter ce test :

Annonces Google

Soyez le premier à donner votre avis sur Mega Man 9 :  8 Euros offerts sur PriceMinister !
 
 
Quelle note donnez-vous au jeu ?   /20   
 
 

Vous pouvez regarder gratuitement une video Mega Man 9 sur notre plate-forme video communautaire.

Annonces Google