Une carte, deux camps qui s’affrontent pour contrôler des territoires, des bâtiments à construire et des ressources à collecter. Political Machine 2008 a tout du STR. Pourtant, il s’agit bien d’une simulation de campagne pour l’élection présidentielle américaine. Un jeu amusant sur le principe mais qui ne vous fera pas pour autant aimer la politique si elle vous sort déjà par les trous de nez.
Il y a les bons électeurs et les mauvais électeurs…
|
Voilà un jeu qui fera résolument appel à vos talents de planificateur et de stratège. Si vous ne connaissez pas le système politique américain, voici un petit rappel de droit constitutionnel. Attention ça va aller vite, parce que, avouons le, il n’y a pas de quoi en écrire des livres même si certains ne se gênent pas pour encombrer les bibliothèques universitaires avec ce genre d’ouvrages très indigestes. Les USA sont donc l’union de 50 états. Chacun dispose d’un nombre de « grands électeurs » (538 au total répartis en fonction du nombre d’habitants par état). Ce sont eux qui élisent le président des Etats-Unis. Quand un candidat à la présidence arrive en tête de l’élection dans un état, il empoche logiquement le vote de tous les grands électeurs de cet état (à l’exception des états du Maine et du Nebraska). Ainsi, il faut cumuler 270 voix de grands électeurs pour devenir le leader de la première puissance mondiale.
Political Machine 2008 peut se jouer de deux manières différentes. La première consiste à s’attarder sur les problématiques de fond tout en gardant une cohérence sur ses prises de positions. Autrement dit en mettant en avant des idées et une ligne politique qui -on l’espère- saura convaincre un maximum d’électeurs. Vous y croyez, vous ? La seconde consiste à jouer l’opportuniste et l’optimisateur, celui qui dit au bon peuple ce qu’il veut entendre sans prendre en compte les conséquences de ses paroles et promesses, bref, celui qui ne cherche qu’à gagner dans certains états particuliers pour atteindre facilement les 270 voix de grands électeurs. On peut ainsi devenir président des Etats-Unis en n’emportant pas la majorité des états ni la majorité des votes populaires simplement grace à une stratégie de ciblage des états à fort contingent de grands électeurs. Mais c’est un scandale ! Ce n’est pas démocratique ! Oui, oui, on leur dira. En fait, ils le savent.
















Cliquez ici ! 






















