Avec Wario Land : The Shake Dimension, Nintendo opère un bond en arrière à l’époque bénie des 16 bits. Un âge d’or où la 3D n’était encore qu’un doux rêve. Ce nouvel épisode, mettant en scène le double maléfique de Mario, aurait pu, à peu de choses près, sortir sur Super Nintendo. Wario Land : The Shake Dimension est-il pour autant dépassé ?
Un titre plutôt calme
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Décidément, Nintendo aime les grands écarts. Alors que Super Mario Galaxy élève la 3D à son paroxysme avec un titre étourdissant qui met nos sens à l’envers, Wario Land : The Shake Dimension revient à une bonne vieille 2D. Qu’est-ce qui a pu motiver un tel changement ? Pour sa première incursion sur console de salon, Wario World sur Game Cube n’avait pas franchement convaincu. Comparé à Super Mario Sunshine, qui offrait un univers original, Wario World s’enfonçait dans un titre classique, sans surprise. De plus, sa durée de vie était telle que le jeu se terminait en une après-midi sans qu’on ait besoin (ni même l’envie) d’y revenir. Wario World n’étant pas franchement une réussite, Nintendo a peut-être préféré revenir à ses premières amours. Ainsi, tous ceux qui attendaient en Wario Land un nouveau titre en 3D seront surpris d’apprendre que ce nouveau volet est intégralement réalisé en 2D.
De prime abord, Wario Land : The Shake Dimension souffre du même mal que Wario World. A savoir, une mécanique de jeu assimilée après quelques minutes. Chaque niveau repose en fait sur le même gameplay, soit, sauver un prisonnier en tentant de récupérer le maximum d’argent. Mais, une fois libérée, si vous voulez conserver l’argent récolté, il faut revenir au début du niveau dans le temps imparti. L’occasion de revisiter en sens inverse le niveau en empruntant, généralement, des chemins différents. Un concept plutôt original. Hélas, la première traversée d’un niveau n’offre pas de challenge franchement passionnant. Le titre tente pourtant de multiplier les « bonnes idées » mais celles-ci pèchent par leur originalité ou alors le jeu ne les exploite pas suffisamment. Il faut dire que Wario est un brin limité. Outre le saut classique, il peut effectuer une attaque pilon ou causer un tremblement de terre en agitant la Wiimote. Cette dernière se tient d’ailleurs à la verticale. Le bouton 2 servant à sauter, le bouton 1 à donner un coup d’épaule. Wario peut également choper certains adversaires pour les éclater contre un mur ou s’en servir pour viser un interrupteur via un système de visée qui rappelle Yoshi’s Island. Sauf qu’ici, on peut librement diriger son tir.
Une richesse cachée
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Lorsque Wario rebrousse chemin, Wario Land devient plus intéressant. On hésite entre revenir le plus rapidement possible au début du niveau ou bien à emprunter des passages que l’on n’avait pas pu atteindre lors du chemin à l’aller. Dommage qu’une nouvelle fois, la trop grande facilité du jeu ne rende pas l’expérience plus captivante. Mais un autre jeu se cache à l’intérieur de Wario Land, qui prend la forme de petites missions. Dans chacun des niveaux, divers objectifs donnent au titre une autre dimension (sans mauvais jeu de mots) et invitent le joueur à les parcourir de nouveau. Ces objectifs demandent de terminer un niveau en un certain temps, de récupérer un trésor spécial, d’éliminer un monstre en particulier ou encore d’achever un niveau sans perdre un seul cœur. Ce n’est qu’à ce moment-là que le titre révèle sa substantifique moelle et laisse apparaître une mécanique pas si simpliste que cela, bien qu’on puisse tout à fait parcourir le jeu sans remplir un seul de ces objectifs. La durée de vie s’en trouve alors tout de suite réduite (environ six heures de jeu) mais elle peut facilement être doublée si l’on veut remplir chaque objectif.
Derrière son apparente simplicité, Wario Land réserve un challenge plus profond qu’il n’y paraît (sans être réellement difficile), dans la plus pure tradition des titres estampillés Nintendo. Un jeu qui oblige le joueur à refaire encore et encore chaque niveau afin d’en connaître et apprécier les moindres recoins. De ce fait, Wario Land intéressera autant les plus jeunes (qui trouveront là un titre plaisant) que les gamers qui auront envie de terminer à 100% le jeu. Il faut par ailleurs saluer l’application avec laquelle les développeurs ont soigné le design graphique. Entre les cinématiques de type anime et une 2D colorée et détaillée, Wario Land ne manque clairement pas de charme. Il s’impose sans mal comme le plus beau titre 2D de la Wii. Il faut ajouter à cela une bande son remarquable qui tranche avec ce que l’on peut entendre habituellement dans les productions de Nintendo.
A première vue, Wario Land : The Shake Dimension est un jeu de plates-formes banal qui se traverse sans ennui mais sans pour autant accrocher. Mais en creusant le jeu, en s’attardant sur ses missions facultatives, Wario Land laisse éclater un level design réfléchi et plus riche qu’on ne pouvait imaginer. Reste néanmoins une difficulté un peu trop aisée et une certaine répétitivité qui empêchent le titre d’être autre chose que ce qu’il est : un petit jeu sympathique.
- Les combats contre les Boss réussis
- La maniabilité
- Les sous-missions
- Un peu court
- Manque d’une vraie identité
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1 avis a été déposé sur Wario Land : The Shake Dimension Wii :
Ce jeu est super ! Un des meilleurs jeux en 2D jamais réalisé ! De supers graphismes en mode HDTV, une histoire fascinante et...

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