Longtemps, la licence 2k a été synonyme de réalisme sur glace alors que la série des NHL de EA s’apparentait davantage à du hockey d’arcade. La première ambitionnait de retranscrire fidèlement les actions et les sensations sur la patinoire pendant que son concurrent direct faisait primer le fun et l’immersion rapide. La tendance semblait toutefois s’inverser ces dernières années. Ce qui semble se confirmer au vu de la direction que paraît prendre le gameplay de NHL 2k9.
Changement de trajectoire
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Les plus assidus, ceux qui ne manquent pas une itération de leur simulation de prédilection, ceux-là s’en souviennent et restent inconsolables. L’édition 08 de NHL 2K s’est avérée plombée par un système de contrôle blasphématoire pour tout soft prétendant au titre de simulation. Les développeurs ayant dû sentir gronder le mécontentement des déçus, ils ont réagi par la profusion et la variété. Cela se traduit par, non pas un, mais trois configurations différentes possibles pour ce qui est des contrôles. Une dite « Classique » qui se révèle dénuée d’intérêt si l’on prévoit d’user un tantinet son cerveau, une seconde nommée « Pro Stick Evolution », clone de celle de NHL09 résolument orientée simulation, et une troisième « Hybride » qui se situe entre les deux comme son nom l’indique. Ce virement de bord est évidemment bienvenu et cette scission du gameplay est révélatrice de l’ambition de NHL2K9, celle de contenter le plus large éventail de joueurs, aficionados ou non. La configuration Hybride semble, à ce titre, la meilleure option puisqu’elle permet les deux types de commandes : le stick de droite pour déclencher un tir et, de manière générale, pour assurer les mouvements de crosse, et le tir arcade au bouton. Un mouvement du stick vers le haut envoie un wrist slap (shoot rapide d’un coup de poignet) et un aller-retour complet d’arrière en avant performe un slap shot (shoot puissant). Les passes et dégagements se font eux avec les touches mais selon le même modèle, un appui court pour un geste rapide et une pression prolongée pour un coup appuyé. En ce sens, l’assimilation des mouvements se fait rapidement et il est facile, voire trop facile, de marquer en effectuant une feinte de tir (avec la touche triangle sur PS3) ou en déroutant gardien et défenseurs avec des petits mouvements de palet une fois devant les cages. Les possibilités sont larges en matière de déplacement, tant du hockeyeur que de sa crosse, comme patiner en arrière pour conserver le but en ligne de mire et ajuster son slap ou orienter sa crosse pour trouver le bon angle et battre le goal.
Ces schémas d’attaque s’assimilant rapidement, ajoutés à une vitesse de déplacement ahurissante, c’est le jeu d’équipe qui s’en ressent et avec lui le réalisme. L’accélération prodigieuse des attaquants rend aisé de sprinter seul droit au but en un coup de gâchette, de feinter un défenseur puis le goal pour finalement trouer les filets, oubliant le jeu collectif et, avec lui, la simulation. Pour pallier ce défaut de gameplay, la parade orchestrée par l’IA, par ailleurs décevante, consiste en un troupeau de défenseurs formant un mur devant les cages : pas vraiment représentatif des stratégies défensives du hockey sur glace. Ce gameplay réussi en termes de maniabilité possède donc ses limites qui le font s’éloigner indéniablement de la simulation pure et dure. Mais c’est pour mieux s’ouvrir aux novices qui se feront une joie de transpercer les filets au bout d’un quart d’heure de jeu.










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