L’absence d’adaptation vidéoludique pour Casino Royale avait surpris la communauté des joueurs. Depuis le premier épisode de James Bond mettant en scène Daniel Craig, ces messieurs de Treyarch travaillaient en fait sur un opus qui reprend le scénario des deux derniers 007. De plus quand le titre utilise le moteur 3D de Call of Duty, on est en droit d’espérer un jeu qui puisse réjouir les fans de l’agent secret mondialement connu. Quantum of Solace sera-t-il enfin la nouvelle référence des James Bond ou une énième transposition à oublier ?
Moyennement Bond
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Pour la première fois dans l’histoire des films James Bond, deux épisodes se suivent scénaristiquement. Une aubaine pour Treyarch, chargé d’adapter Casino Royale et Quantum of Solace en un seul jeu vidéo. Le hic, c’est que le studio à l’origine de Call of Duty troisième du nom a mélangé le déroulement de ces deux épisodes, pour offrir un mix étrange, confus et complètement incompréhensible pour le joueur. Nous ne sommes pas là pour spoiler ceux qui souhaiteraient voir les films, mais sachez que l’agent 007 va, comme à son habitude, sillonner le monde à la recherche de cibles humaines. Sienne, Venise, le Monténégro ou encore Miami sont le théâtre des opérations d’espionnage et surtout de carnage du personnage incarné par Daniel Craig dans les salles sombres. Premier regret, la trame de ce soft ne reprend que très peu d’éléments de l’histoire de Quantum of Solace. Une grande majorité des scènes du jeu n’utilise que les décors du film comme champ d’action.
Si on n’entre jamais vraiment dans le scénario, c’est aussi en raison des briefings d’avant mission. Certes l’habillage graphique est à louer, mais le joueur s’emmêle vite les pinceaux. Résultat, on se laisse ballotter aux quatre coins du globe en assistant à de - trop - rares cinématiques tirées des films. Le gameplay adopté par Treyarch est tout ce qu’il y a de plus classique. En vue FPS, on porte l’arme à l’épaule avec la gâchette gauche, puis on frag tout ce qui entre dans notre champ de vision à l’aide de la gâchette droite. Lorsque les adversaires sont trop nombreux, James Bond se met à couvert à l’aide la touche X, on passe alors en vue TPS. Le joueur peut ensuite choisir de tirer à l’aveuglette et dans ce cas la prévision est bannie, ou bien repasser à l’épaule et s’exposer aux tirs ennemis. Une jauge représentant la silhouette de Daniel Craig indique la santé du héros britannique, se remplissant automatiquement après quelques secondes à couvert. Si trop de balles sont encaissées, le champ de vision de 007 se réduit et les couleurs s’effacent pour laisser la place à la mondialement connue coulée de sang.
Quick Time Ennui
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Le corps à corps, exercice favori du personnage créé par Ian Flemming, est un aspect qui nous apparaît avoir été bâclé par Treyarch. À proximité d’un adversaire, une simple pression sur le stick droit déclenche une séquence de QTE, qui se résume à appuyer sur l’une des quatre touches de droite dans le bon timing. Un aspect du gameplay particulièrement efficace, mais diablement ennuyeux. Notre héros peut porter jusqu’à trois armes différentes et un maximum de deux grenades sur lui. Les armes des ennemis tombés au combat peuvent être ramassées, tout comme les munitions. En règle générale, le joueur n’a pas besoin de compter ses coups, l’arsenal étant suffisamment riche pour ne pas chipoter sur les rafales. Aucune originalité dans le choix des armes, on peut même qualifier l’artillerie de Quantum of Solace d’extrêmement classique : fusil automatique, sniper ou à pompe, le Walther P99 que l’on préférera en mode silencieux ou encore le lance-grenades.
Pour ce qui est des sensations de jeu, les premiers assauts ne parviennent pas à accrocher. Et malgré quelques combats d’intérêt moyen, la majeure partie des conflits plonge le joueur dans l’ennui, notamment en raison de son aspect répétitif. Mais ce qui gêne le plus, c’est le fait que le jeu soit scripté de bout en bout. Bien évidement, il aurait été délicat de proposer des environnements complètement ouverts, mais de là à ce que les trajectoires soient aussi évidentes et linéaires, il n’y a qu’un pas que Treyarch a franchi sans hésitation aucune. D’autant qu’aucun véritable boss ne conclue les niveaux, même à la toute fin du jeu. Quelle déception ! On s’attend enfin à un combat épique, mais non. Le soufflé retombe plus vite qu’il n’est monté. Quid des voitures ? Aucune. Dommage, car c’est en partie ce qui avait contribué à la réussite de Quitte ou Double, l’épisode sorti sur GameCube. Les femmes sexy ? Les deux héroïnes sont entraperçues à travers des cinématiques, mais elles n’entrent jamais véritablement en action. Les gadgets qui ont fait la réputation de l’agent double zéro ? Toujours rien. Explication des développeurs lors d’une précédente présentation : « Nous avons voulu nous concentrer sur l’action ».
1 avis a été déposé sur James Bond : Quantum of Solace Xbox 360 :
jeux genial en ligne , tres bon achat! je le conseille a tous , beaucoup de personnes y jouent en ligne 24h/24 de tous les pays...

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