La saga Moto Racer, débutée en 1997 sur PC et PSOne, avait ravi les amateurs de deux roues en mal de jeux de courses arcade. Premier épisode à paraître sur la portable de Nintendo, Moto Racer DS propose un tout nouveau gameplay exploitant le stylet et l’écran tactile de la DS. Une adaptation bancale ou un vrai rafraîchissement pour la série ?
La star du périph’
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Si les jeux de course ne sont pas légion sur la console au double-écran, certains titres parviennent à exploiter ses capacités tactiles. C’est tout le pari tenté par Artefacts Studio et ce Moto Racer spécialement pour la DS. Premier constat, les modes de jeu sont nombreux. Au nombre de 4, ils sont disponibles dès le menu principal. Les courses sur circuit, le mode Traffic, les courses cross et le freestyle. Pour le premier, pas de grande surprise : un championnat, un mode course rapide et trois niveaux de difficultés sont à débloquer. Pour ce qui est du mode Traffic, les développeurs ont choisi d’offrir des mini-jeux s’éloignant un peu des courses habituelles, comme on avait pu l’apercevoir dans l’épisode 3 de la série.
Ainsi, on doit se faire flasher à une vitesse définie sur le périphérique (Star du périph’), collecter un certain nombre d’objets, passer des portes de slalom en un temps limité ou encore de tenir la plus longue distance possible en wheeling. Un challenge divertissant, qui change des courses classiques. Les courses Super Cross proposent quant à elles d’affronter 6 adversaires sur des parcours de terre ponctués de boss et autres sauts gigantesques. Enfin, les épreuves de Freestyle sont une compétition de figures. Il faut enchaîner les acrobaties pour collecter un maximum de points, passer des manches qualificatives et terminer en tête des classements.
Wheeling dans un virage à 230 km
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La question du gameplay de Moto Racer DS, particulièrement attendue, peut s’aborder de deux façons : à l’aide des boutons, ou bien en utilisant le stylet. La curiosité poussera les amateurs de sensations fortes à s’essayer au deuxième mode. Bien exploitée, la partie tactile utilise quatre zones d’impact pour diriger l’engin. Vers le haut de l’écran pour accélérer, vers l’arrière pour freiner, vers la gauche et la droite pour donner une direction au deux roues. Jusque là, tout est relativement basique. Mais il s’agit de faire preuve de doigté pour s’adapter aux phases de changement de vitesse. Le bouton L déclenche un turbo temporaire, jaugé en fonction de la température du moteur. Passée un certain degré de chauffe, la mécanique ne peut plus être boostée, et il faut attendre le refroidissement du moteur pour de nouveau exploiter ce surplus de puissance. Quoi qu’il en soit, la prise en main se fait relativement rapidement, et les sensations suivent. Cependant, pour relever un maximum de défis du jeu, certains privilégieront rapidement le gameplay plus classique, à la croix.
Pour ce qui est de l’épreuve de Cross, pas de grande surprise non plus. L’IA ne fait aucun cadeau, ce qui densifie le niveau de challenge, mais le plus gros problème réside dans la gestion de collision. Mal exploité, cet aspect du gameplay, pourtant inhérent à ce mode de jeu, empêche les dépassements trop rapprochés. Le joueur est d’emblé ralenti, repoussé vers l’arrière, il faut alors prendre une grande marge de manœuvre pour ne pas se retrouver deux places derrières. En mode Freestyle, probablement le plus fun, les figures les plus folles sont réalisables, à l’aide des touches L, R associées à une direction. En tout, ce ne sont pas moins de 19 acrobaties, du Kiss of Death au Shaolin ou autres Backflip. Pour chaque type de course, plusieurs motos aux capacités variées sont à débloquer. Mais il est bien plus délicat de réaliser des figures au stylet qu’en utilisant les boutons de la console.










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