Alors que certains pensent que la PS2 est morte, Sony n’a pas oublié que sa petite machine est toujours la console la plus jouée au monde et n’hésite pas à entretenir son parc avec quelques nouvelles sorties. Avec Wipeout Pulse le géant japonais donne dans le recyclage et cette adaptation du hit PSP quelques années plus-tard et sur un écran plus grand n’a pas vraiment gagné au change.
Le recyclage est un acte militant
La série des Wipeout, on s’en souvient, a fait les beaux jours de la PsOne. Et aujourd’hui encore il s’agit d’une des dernières licences fortes et exclusives à Sony Entertainment. Dans le domaine des courses futuristes avec des vaisseaux supersonic, à l’exception du Fzero de Nintendo, il n’y a aucune franchise pouvant rivaliser avec la qualité d’un Wipeout. Une véritable success story pour Sony qui tente aujourd’hui de continuer l’aventure. D’un point de vue plus pragmatique, il est plus exact de dire que Sony recycle ses succès PSP sur PS2 pour renflouer ses caisses et que cette fois-ci c’est au tour de Wipeout Pulse d’y passer. Quand on sait la qualité de ce dernier épisode portable, il n’y a à priori pas de quoi s’inquiéter à condition évidemment que le portage soit fait dans les règles de l’art, ce qui ne semble pas avoir été le cas.
Pâle copie
C’est vrai que sur PSP, Wipeout Pulse avait de quoi impressionner avec ses graphismes détaillés et une animation exemplaire. Malheureusement, le portage sur console de salon lui a été graphiquement fatal. C’est avec une certaine déception qu’au bout de quelques secondes de jeux on réalise que le portage n’a profité que d’un trop léger lifting. Ce qui nous semblait joli sur notre petit écran de PlayStation portable (en résolution 480x272), égratigne soudainement la rétine sur un écran standard (en 800x600), sans parler de l’inévitable catastrophe sur un écran HD. Pour ceux qui ne saisissent toujours pas la notion d’effet « d’escalier » (aliasing), Wipeout Pulse en est un bon exemple. On est bien loin du standard des jeux de fin de vie de la PS2, et les problèmes d’optimisation ne s’arrêtent pourtant pas là. Une fois l’œil habitué à l’aliasing, des bugs d’affichages bien plus problématiques viennent déstabiliser le pilote que nous sommes. Il n’est pas rare par exemple de voir clignoter ses adversaires en pleine course ou encore, lorsque votre vaisseau perd tout son bouclier, ce dernier disparait pour laisser apparaître quelques mètres plus loin l’attendue explosion. Ces quelques bugs sont le signe indiscutable d’un portage fait à la va vite, ce qui ne fait pas honneur à un gameplay toujours aussi réussi.










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