Test jeux Pc : Romance of the Three Kingdoms XI
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Test Romance of the Three Kingdoms XI 

Test Romance of the Three Kingdoms XI

Romance of the Three Kingdoms XI, adaptation PC du même titre sorti en 2006 sur PS2, fait partie de ces séries dont peu d’épisodes ont atteint le continent européen, encore moins sur le support « clavier-souris ». Le dernier à avoir été adapté pour notre territoire était le huitième. Et pour cause… ce pendant stratégique de la saga Dynasty Warriors ne se destine qu’aux fans et aux puristes du genre. Même si Koei nous livre un excellent jeu de stratégie au tour par tour, il semble pourtant bien fatigué, surtout pour un titre PC. Néanmoins, un titre qui se voit flanqué d’un nombre si élevé se doit d’être appréhendé avec un certain respect, car peu de franchises atteignent cette longévité.


Résumé des épisodes précédents…

RTK XI c'est avant tout des menus, des options, de la stratégie, de la gestion, une carte 3D, quelques unités et beaucoup, BEAUCOUP de patience...

Tout comme les Dynasty Warriors, Romance of the Three Kingdoms XI et ses précédents opus, se déroulent dans une époque romanisée mais riche et hautement respectée de l’histoire de la Chine entre -200 et +200 de l’ère chrétienne. Le jeu donne au joueur l’opportunité de se plonger dans cette période en s’inspirant, une fois encore, du fameux recueil éponyme de nouvelles, poèmes et textes. Les villes, les officiers, les alliances, les relations, les loyautés, les inimités et les guerres sont issus de ce recueil. Tout cela a bien entendu un impact important sur la manière dont le joueur parviendra à conquérir la Chine. Ce contexte historique fournit une trame idéale pour un jeu de stratégie : sans gouvernement centralisé à la fin de la dynastie Han, la Chine se trouve alors à la merci des seigneurs féodaux. Une situation qui donne lieu à nombre de conflits entre seigneurs et dégénère en une lutte sans merci afin d’obtenir la suprématie totale sur le pays. Le joueur incarne au choix l’un d’entre eux à travers divers scénarios.

RTKXI se définit comme un jeu de stratégie au tour par tour extrêmement complexe. Comme beaucoup de titres du genre, il propose évidemment un tutorial pour se familiariser avec les bases du gameplay. Cependant, à l’inverse d’autres titres du genre, le tutorial demande à lui seul plusieurs heures de jeu afin de le terminer. Ce n’est pas une exagération, les huit leçons nécessiteront au moins trois bonnes heures pour comprendre ne serait-ce que les bases de la multitude d’options et de menus à maîtriser. Cela risque fort de rebouter nombre d’amateurs du genre, car même après ce long tutorial non exhaustif, la gestion de l’empire reste difficile. RTKXI s’adresse donc réellement aux plus hardcore gamers du genre stratégie. Le genre de joueur qui apprécie de passer des heures dans les menus -souvent incompréhensibles pour les profanes-. Des fans qui possèdent la patience poussée à son paroxysme pour construire un empire entier à partir de rien et le voir se développer très lentement. Cependant, pour les joueurs qui franchiraient tous ces écueils, RTKXI fait partie des rares jeux à offrir une telle possibilité de gestion des moindres aspects économiques, politiques et militaires d’une conquête territoriale.



Explication simplifiée d’un jeu trop complexe

Bon, profitez-en, voilà la seule phase d'action qu'il vous sera donné de voir avant les six prochaines heures de jeu

Pour simplifier les choses, tout se passe sur une large carte en 3D de la Chine. Le joueur débute chaque scénario en incarnant le chef d’une des factions en présence. Il dispose au départ d’au moins une ville et de quelques officiers à ses ordres. Le développement de la ville se résume à construire des fermes et des marchés pour amasser de la nourriture et de l’or, afin de nourrir et d’équiper ses soldats. Il peut utiliser l’or de ses marchés pour construire de nouveaux bâtiments comme des casernes et des forges, pour recruter de nouvelles forces et obtenir des armes. On passe la plupart du temps à ces deux dernières tâches et à se constituer une vaste et puissante armée. Le joueur doit ensuite faire transiter troupes et ressources pour pouvoir fortifier ses défenses et augmenter son territoire en capturant des villes ennemies. Car, malgré tout, les chances de succès sont évidemment accrues en agissant en tant que conquérant plutôt que comme diplomate. D’autant qu’aucun bon jeu de stratégie ne peut se passer d’offrir d’épiques batailles.

Tous ces affrontements prennent place sur la même carte générale, divisée en carrés. Les unités militaires comprennent des bateaux, de la cavalerie et des soldats à pied, équipés d’épées, de lances, de piques ou d’arcs. On trouve également des béliers et des catapultes pour pouvoir assiéger et prendre les villes ennemies. Les différentes unités disposent de forces et de faiblesses spécifiques, mais l’issue des combats se décide bien souvent par la force du nombre. Le joueur peut éventuellement améliorer ses unités en leur apprenant des capacités spéciales pour les rendre plus puissantes, mais ces upgrades sont couteux et longs à être complétés. Parfois les combats seront ponctués de duels où de débats, sortes de mini combat où deux héros s’affrontent physiquement ou verbalement selon un principe pierre-papier-ciseaux amélioré. Ceci représente les rares moments d’action de RTK XI.


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