Midway nous délivre un nouveau Mortal Kombat réussi mais qui parvient difficilement à intégrer deux univers totalement opposés. Les puristes regretteront l’irruption dans leur titre préféré d’une bande de héros gominés en collants et un niveau de violence gore revu à la baisse. Reste à savoir s’il s’agit d’un bon jeu de baston…
2D vs 3D Universe
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Avec son gameplay spécifique, Mortal Kombat ne se prête pas forcément à la 3D. La distance entre les personnages constitue en effet un élément clé pour enchaîner les impressionnants combos et les attaques spéciales. La possibilité de se déplacer latéralement devient alors une contrainte majeure pour l’assaillant et un avantage déterminant pour celui qui se défend. Ce dernier peut, en effet, facilement esquiver des attaques à distance comme une boule de feu qui, dans un environnement en 2D, l’aurait obligé à se protéger ou à sauter par-dessus en l’exposant par là même à d’autres coups. MK vs DC Universe réussit pourtant à proposer un jeu de baston digne de la next-gen sans pour autant dénaturer fondamentalement le gameplay de Mortal Kombat.
Les combos, d’une violence libératoire, sont bien présents et la brutalité des coups omniprésente. Au passage, on notera que la manette de la Xbox 360 n’est pas la mieux adaptée, notamment au niveau de la croix directionnelle. La plupart des coups spéciaux font en effet appel à un enchaînement de pressions sur les touches directionnelles, type avant-arrière ou bas-bas, et non pas à des quarts de tour ou demi-tour sur le pad. On se retrouve régulièrement à sauter quand on voulait juste avancer, ou à presser sur une diagonale sans le vouloir. De ce point de vue, la manette Playstation 3 se révèle mieux adaptée avec son pad quadridirectionnel.
Le scorpion plus violent que la chauve-souris
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Cela dit, la nouveauté de ce Mortal Kombat est indéniablement apportée par l’apparition des personnages DC Comics (Superman, Batman, Flash, Wonder Woman, le Joker, Catwoman…). Pour le meilleur et pour le pire, ce mariage arrangé se révèle finalement contre nature. D’un côté, des combattants adeptes de la violence extrême et qui ne connaissent pas le mot pitié. De l’autre, des héros dont la vertu morale leur interdit de tuer ou de faire souffrir leur adversaire, aussi vil soit-il. Même si les giclées de sang sont bien présentes pendant les combats, on reste loin du bain d’hémoglobine de certains opus de la série des Mortal Kombat. De même pour les fatalités (ou brutalités héroïques des gentils côté DC) qui ne font pas couler des rivières de sang, c’est le moins qu’on puisse dire.
Certains personnages MK disposent bien de leur Finish him/her classique, tel Scorpion retirant son masque pour mieux carboniser son adversaire et n’en laisser qu’un tas d’os. Cependant, la plupart de ces mouvements se rapprochent davantage d’un gag de cartoon que d’une véritable fin et sanguinolente et humiliante pour l’adversaire. Ainsi, Superman se contentera d’enfoncer son opposant comme un clou dans le sol en le martelant de coups de poing, mais sans l’occire. On relève toutefois que les vêtements des personnages se déchirent lorsqu’ils prennent beaucoup de coups, laissant apparaître des plaies saignantes qui relèvent un peu la sauce. Les décors globalement bien réalisés sont également marqués par les combats et le sol se fissurera sous la violence de certaines attaques. Le tout est agrémenté de bruitages efficaces et dignes d’un Mortal Kombat qui vous feront ressentir la violence des affrontements.
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