Si vous avez lu tout Agatha Christie, que vous ne loupez jamais un épisode des Experts, Unsolved Crimes a sans doute déjà titillé votre curiosité. Sur le papier, le jeu policier de Nowpro réunit tous les ingrédients du genre. Parvient-il à les concrétiser une fois le stylet en main ?
Gil Grissom, viens nous sauver !
|
On dit généralement que la première impression est souvent la bonne. On pourra toujours critiquer l’adage populaire, mais il faut reconnaître qu’il s’applique ici très bien à Unsolved Crimes. Une ambiance seventies kitsch qui ne parvient jamais à recréer l’ambiance de l’époque, des personnages aussi charismatiques que l’inspecteur Derrick et une traduction française calamiteuse. Il n’en faut pas plus pour vous couper toute envie de poursuivre l’aventure. Mais comme on n’a pas encore été au cœur du sujet - les enquêtes policières- on s’accroche. Surtout, on espère qu’elles viendront relever le niveau d’un titre qui peine à se rendre attractif de prime abord.
Unsolved Crimes vous place dans la peau d’un jeune inspecteur qui débute dans le service d’enquêtes criminelles de la police. Chaque enquête se déroule plus ou moins selon le même schéma. Ce qui, au bout de trois enquêtes, devient vite rébarbatif. Abbot, le commissaire de police (un Afro-Américain, bien entendu), commence par vous présenter votre nouvelle affaire : la victime et la façon dont elle est morte ainsi qu’une rapide description de la scène de crime. Et ce n’est pas tout, puisqu’il vous sert sur un plateau les différents suspects. Maintenant que vous connaissez les grandes lignes, il va maintenant falloir trouver le meurtrier. Enfin presque, puisqu’on va sans cesse vous mâcher le travail.
Le crime ne paie pas
|
A la manière de Phoenix Wright, vous vous rendez sur les lieux du crime pour tenter de reconstituer la scène du meurtre. Le jeu passe alors dans une sorte de point & click en 3D (laquelle est tout juste correcte pour de la DS) à la recherche d’indices. Dans l’ensemble, les meurtriers possèdent l’intelligence d’une huître et font globalement preuve d’une étourderie rare. Un morceau de papier qui traîne par là, une clé négligemment laissée sous un lit, on en passe et des meilleures. Chaque indice trouvé donne lieu à une question posée par votre collègue chevronnée, qui permet de faire évoluer l’enquête. Au fil de vos bonnes réponses, l’enquête se poursuit jusqu’à votre premier rapport à Abbot.
Celui-ci n’a que très peu d’intérêt si ce n’est pour rassembler les différents éléments que vous avez trouvés au cours de votre enquête. Ainsi, Abbot vous pose à son tour quelques questions pour voir si vous avez bien tout suivi. C’est parfois tiré par les cheveux et la traduction française, réalisée avec le dictionnaire sur les genoux, est tellement mauvaise que plusieurs réponses ont parfois le même sens. Retour sur la scène de crime. Votre collègue continue son monologue et l’aventure semble évoluer sans vous, malgré vos réponses programmées et évidentes. Entre deux allers-retours du commissariat à la scène du crime, l’enquête, alors qu’on devine rapidement le meurtrier, tourne rapidement en rond. De plus, elle suit une logique bien précise dont on ne peut jamais se détourner.
Quelques scènes d’action (le mot est fort) nous sortent parfois de notre torpeur avant de nous y replonger de plus belle lors d’énigmes qui feraient passer celles de Resident Evil pour des modèles de complexité. Unsolved Crimes n’est finalement qu’une photocopie des scènes sur les lieux du crime de Phoenix Wright… en moins bien. Déjà loin de ce qu’il y avait de plus passionnant dans le jeu de Capcom, ces séquences bénéficiaient au moins de rebondissements et d’intrigues tortueuses dont on prenait plaisir à suivre le cours. Ici, il n’y a rien à quoi se raccrocher. Pas de scènes de tribunal jouissives pour relever la sauce ou même de retournements de situations inattendus. Juste une succession d’enquêtes plus soporifiques les unes que les autres.
Amateurs d’intrigues tordues, d’analyses en tous genres, de témoignages alambiqués, passez votre chemin. Unsolved Crimes n’est qu’un long QCM ennuyeux sans grand intérêt. Concluons sur cette phrase de votre supérieur : « Cette affaire sent aussi mauvais que le caniche de ma femme. » Une réplique qui s’applique très bien au jeu.
- Le design des personnages
- L’ennui qui plane sur chacune des enquêtes
Annonces Google
5 avis ont été déposés sur Unsolved Crimes DS :
J'ai adoré ce jeu car j'adore en général les énignmes policière: les images sont de très bonne qualité et les scénarios...

une traduction en francais catastrophique... un jeu en 2d... des enquetes rapides et non interessantes...j'ai attendu ce jeu et je...

j'ai apprécié ce jeux, il faut de la déduction et de la logique. A certains moment, c'est assez difficile, les scénarios sont...

J'ai attendu ce jeu avec impatience, et au final quel deception. Très voire trop simple. Les questions posées sont évidentes. Le...

J'ai apprécié ce jeu car les images sont très bien faites et les scénarios sont très réalistes. Il y a des questions sur...

Attention : pour être publié, votre avis doit être justifié et argumenté.










Cliquez ici ! 



















