Trois mois après les versions consoles de salon et PC, Race Driver GRID débarque sur DS avec un titre spécialement pensé pour l’écran tactile de Nintendo. Un nouvel épisode du jeu de courses résolument tourné vers l’arcade, sur des circuits répartis aux quatre coins du monde. Tour de piste de l’opus portable édité par Codemasters.
Challenges infinis
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La série Race Driver a débuté le 12 novembre dernier sur DS, avec un titre intitulé Race Driver : Create & Race. Si le titre avait innové en termes d’édition de circuit, le gameplay laissait une impression mitigée malgré une durée de vie gigantesque. Race Driver GRID s’en inspire fortement, à commencer par l’interface du jeu. Déjà propres et relativement efficaces il y a un an, les menus et le contenu proposés restent du même acabit. Comme pour les versions Xbox 360, PS3 et PC, cette nouvelle mouture fait voyager le joueur entre trois zones : les Etats-Unis, le Japon et l’Europe. Chaque région offre son lot de circuits, de voitures et d’environnements, propre au lieu. Ainsi, aux USA ce sont les courses de rues qui sont à l’honneur, alors que l’Europe fait la part belle aux circuits officiels et tandis que l’on peut s’essayer, notamment, aux « drifts » au pays du Soleil levant. Autre agréable surprise, la géolocalisation des véhicules. Pour chaque course, un bolide est attribué, dont le joueur peut choisir la couleur. Pour les circuits situés dans l’archipel nippon, les japonaises tunées à souhait sont reines, tandis qu’en Europe les voitures de course sont mises à rude épreuve. Au cours de la progression, les pilotes émérites remportent des améliorations localisées pour certaines voitures. Un peu brouillonne, la personnalisation des véhicules aurait gagné à offrir un peu plus de profondeur et de précision.
Le mode carrière est en réalité une multiplication de défis par zone. Sprints, tournois, contre-la-montre, poursuites, tests de vitesse, tests de direction, tests de freinage, Survie ou encore création de circuit, dont nous aurons l’occasion de reparler. Les possibilités sont nombreuses, et c’est probablement ce qui fait la richesse de GRID. Plutôt que de proposer une suite de course, les challenges demandent patience, concentration et une certaine dextérité. Seul hic, le niveau est parfois inégal. Pour une course classique, un pilote moyen pourra prendre 200 mètres d’avances sur le second, alors que certains chronos sont extrêmement difficiles à battre. A chaque épreuve remportée, d’autres se débloquent, en fonction des médailles glanées et donc des points de réputation acquis.
Un gameplay rectifié
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Lors de l’édition précédente, Deez avait souligne la maniabilité si particulière de Race Driver premier du nom. Il semble que ces messieurs de Codemasters ait bien reçu le message, malgré quelques soucis toujours présents. Que l’on se rassure, il ne s’agit en aucun cas d’une simulation, mais on reste loin de l’arcade pure et pas si dure de Mario Kart. Cependant, les véhicules sont trop figés, la tenue de route ne varie pas assez d’une voiture à l’autre, et la gestion des dégâts est trop bâclée pour assouvir notre soif de réalisme. On aperçoit bien quelques bribes de carrosserie qui s’envolent au contact des adversaires, mais ces débris s’évaporent comme de l’eau au soleil et le véhicule reste intact après le choc. Pourtant, à force de vouloir la jouer Destruction Derby, votre véhicule risque de réclamer un mécanicien. En effet, sur l’écran du bas s’affichent cinq logos, représentant la boîte de vitesse, la direction, les suspensions, le moteur et les pneumatiques. De blanc au démarrage, les icônes vireront au jaune et finiront le cas échéant dans le rouge en fonction du degré de dégradation des pièces. Pour les plus violents, un passage au stand sera alors fortement conseillé, ce qui est souvent synonyme de défaite étant donné le peu de tours à parcourir lors des courses (entre deux et trois).
La sensation de vitesse est bien présente, notamment sur des circuits urbains comme ceux au pays de l’oncle Sam. Des tracés qui, en grande majorité, sont de belle qualité et même très bien retranscrits pour les circuits officiels. On ne vantera jamais assez les courbes du tracé de Spa ou les virages serrés de Detroit. Pour ce qui est de l’IA, elle fait preuve d’un niveau irrégulier. Lors d’une course où vous serrez au coude à coude pour la deuxième place, le leader prendra souvent 500 mètres d’avance, soit une marge irrattrapable sur des laps de temps courts. D’autant que le dessin de la carte proposé sur l’écran du bas est trop imprécis pour pouvoir s’y fier. L’instinct sera donc souvent le meilleur des atouts, sans oublier une certaine patience, car nul doute que les « start, recommencer course » seront de la partie.
















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