Il est des jeux qui nous interpellent dès leur annonce. Dead Space, survival-horror réalisé par Electronic Arts est de cette frange-là. En conformité avec la diversification voulue et assumée de son catalogue, le célèbre éditeur ricain a choisi un terrain de jeu inhabituel mais pourtant tellement évident… EA a fini par mettre en scène un jeu vidéo flippant : dans l’espace, là où le dépaysement est total et où le sentiment d’isolement atteint des cimes cauchemardesques. Le pari était audacieux. Le résultat est-il aussi probant sur PC que sur consoles ?
Cut off their limbs
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Au 24e siècle, l’humanité se trouve à un point crucial de son histoire. Une secte, l’Unitologie, a converti nombre de fidèles à une idéologie selon laquelle l’homme aurait pour origine une civilisation extraterrestre Original…. Un monolithe, vestige d’un autre monde, est là pour en attester. De plus, les ressources de cette bonne vieille terre étant presque épuisées, les Humains se sont résolus à forer des planètes lointaines à la recherche de minerais et de matières premières. Mais le vaisseau spatial Ishimura, plus grand brise-planète jamais conçu, ne répond plus. En guise de dernier signe de vie, le bâtiment a envoyé un SOS auquel un équipage de cinq personnes a répondu. Parmi eux, Isaac Clarke, ingénieur de profession et dont la mission est double : réparer l’Ishimura et retrouver sa petite amie, l’une des mille personnes figurant au carnet de bord du brise-planète. Mais les retrouvailles romantiques n’auront pas lieu. A peine le pied posé sur le navire accidenté, deux des équipiers d’Isaac sont déchiquetés par des créatures monstrueuses. Et il s’en faut de très peu pour que l’ingénieur ne connaisse le même sort.
Dès lors, une course contre la mort s’engage. Acculé par les monstres, Isaac ramasse un cutter-laser et lit une phrase inscrite en lettres de sang sur les murs du vaisseau. « Cut off their limbs ». Plus qu’un conseil, c’est un véritable leitmotiv que le gentil mourant a daigné adresser à la postérité. En effet, Dead Space n’est pas un TPS comme les autres. Comprenez que ce n’est pas en enchaînant les headshots que vous pourrez vous débarrasser des immondes créatures qui infestent l’Ishimura. Au contraire, c’est bel et bien en sectionnant méticuleusement tous les appendices protubérants qu’il est possible de se frayer un chemin au milieu des cadavres. Des tentacules par-ci, des bras crochus par-là, pas un monstre ne peut résister aux armes sophistiquées mis à la disposition d’Isaac. Outre, le cutter-laser, d’autres armes basées sur la découpe chirurgicale jalonnent l’aventure. Si l’on ajoute à cela une mitrailleuse et un lance-flamme, Isaac est particulièrement bien équipé pour trancher dans le vif. D’autant plus que Dead Space comprend un système d’upgrade, inspiré des sphériers de progression des RPG, permettant d’améliorer ses armes. Ses armes ou bien sa combinaison puisqu’Isaac aura parfois besoin d’un petit blindage supplémentaire afin résister aux assauts des créatures. Notez que le héros ne possède pas de jauge de vie en tant que telle mais plutôt d’un indicateur situé au dos de sa combinaison. Une excellente idée qui épure l’écran de tout élément superflu et qui renforce nettement l’immersion.
De plus, Isaac possède deux pouvoirs : la stase et la télékinésie. Si la seconde n’a rien d’original puisqu’elle met simplement en évidence le très performant moteur physique du jeu, la première consiste en un ralentissement du temps. Non pas en gelant l’action de manière généralisée, comme dans FEAR, mais en jetant un projectile sur un ennemi ou un objet afin de le figer l’espace de quelques instants. Très utile contre les ennemis rapides et mobiles, la stase est toutefois à utiliser avec parcimonie, ce pouvoir étant limité par une seconde jauge visible dans le dos d’Isaac. Une fois toutes ces facultés assimilées, il est possible de vagabonder de manière très linéaire dans les différents quartiers qui composent l’Ishimura. On ne peut plus linéaire car l’une des excellents idées du soft est de faire apparaître à l’écran une ligne brillante symbolisant le chemin à suivre pour remplir le prochain objectif (à la manière de Fable II aussi…). Le tout en maintenant simplement le stick droit enfoncé. Si cela permet de ne jamais se perdre dans les méandres du vaisseau, il ne faut pas non plus suivre aveuglément ce fil d’Ariane futuriste, sous peine de ne pas visiter certaines salles facultatives pleines de bonus (munitions, soins, argent, upgrades, mini-jeux optionnels, …)
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9 avis ont été déposés sur Dead Space PC :
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