Koei n’est décidemment pas un éditeur/développeur qui fait dans la dentelle. Donnez-leur un jeu équestre à produire et ils vous sortiront un simulateur de boucherie chevaline. Aujourd’hui, les géniteurs de Dynasty Warriors et Samurai Warriors s’attaquent au jeu de tir sur rail façon Time Crisis ou Virtua Cop, sans toutefois perdre de vue leurs origines « beat’em all féodal ».
Nobunaga Forever
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Depuis la sortie de la Wii, les joueurs attendent toujours un véritable jeu de combat à l’arme blanche, efficace et précis. Honnêtement, comment ne pas fantasmer sur des duels au sabre, Wiimote en main ? Vous allez me dire qu’il y a Red Steel, mais le titre d’Ubisoft s’est révélé aussi prometteur que décevant. Heureusement, les samurais de Koei sont là et c’est bien évidemment sur l’aspect « coup de sabre » que cette itération de Samurai Warriors se focalise.
Qui dit Koei, Japon féodal et Samurai, dit forcément Nobunaga Oda, seigneur (ou Daimyo) du 16ème siècle ayant passé sa vie sur les champs de bataille nippons. C’est au service de ce grand homme que le joueur débute le premier des trois scénarios proposés. Commence alors un défilé de personnages secondaires aussi improbables qu’atypiques/ridicules : un lieutenant à la voix de castra, des méchants très méchants, des soldats aux costumes qui semblent tout droit sortis d’un mauvais Sentaï, le tout doublé par des acteurs d’un soap US bas de gamme. Pour achever de nous convaincre, l’ensemble est appuyé par un son inspiré des tubes Dance des années 90, le rappeur en moins et les sonorités asiatiques en plus. Pas de doute, nous sommes bien dans un épisode de Samurai Warriors.
Ces fautes de gouts précisées, il faut avouer que le contenu est conséquent pour ce type de jeu : trois scénarios, découpés en mission, elles-mêmes divisées en plusieurs niveaux. Un mode défi proposant divers challenges (tuer tant d’ennemis en moins de 5 min, repousser des assauts de cavalerie, etc…) et, pour finir, un mode deux joueurs. La déception est grande sur ce point cependant, puisque l’on a affaire à des défis totalement inintéressants et ennuyeux au possible. La durée de vie du titre est en tout cas au rendez-vous et assure la bonne dizaine d’heure.




































