Qui n’a jamais rêvé d’être aussi doué que Géo Trouvetout ou Doc Brown de Retour vers le futur ? Pour ceux qui ont levé la main, il y a peut être de quoi se réjouir, puisque c’est dans la peau d’un petit génie du nom de Wilbur que Disney vous propose de rentrer. Au programme : voyage à travers le temps, construction invraisemblable et famille déjantée. Doit-on pour autant sauter au plafond ?
Pas de DeLorean volante cette fois-ci
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Bienvenue chez les Robinson, le jeu, reprend en grande partie le scénario du film dont il est tiré, à la différence près que le héros n’est pas le même. De fait, exit Lewis. Le petit génie aux équations alambiquées restera dans son monde et à son époque, bien qu’on soit amené à le rencontrer au cours de la partie. Ici c’est Wilbur Robinson, le fils de la famille, qui sert de farce à la dinde.
Le jeu s’organise donc autour de lui et du vol d’un vaisseau spatio-temporel. Wilbur a une passion, il collectionne les personnages célèbres qu’il va photographier à leurs époques. Mais voilà, un jour où il rentre de l’une de ses expéditions temporelles, il oublie de fermer la porte du garage familial et le drame se produit, un étrange inconnu surmonté d’un chapeau melon à la volonté propre s’y introduit et vole la machine à voyager dans le temps. Wilbur, ne voulant pas gouter à la colère paternelle, décide alors d’ « emprunter » à son père la seconde navette du même type. C’est vraiment là que l’aventure commence.
Nintendo Wiilbur
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Le jeu en lui-même suit un combiné aventure-action à la troisième personne, alternant intelligemment les phases d’énigmes et de combat. Dans Bienvenue chez les Robinson, chaque niveau se divise en tâches que l’on doit remplir une à une. Celles-ci peuvent être aussi diverses et variées que récupérer un désassembleur ou ouvrir la porte du garage, deux objectifs qui, contre toute attente, sont dotés d’une difficulté égale.
Le contrôle du héros s’avère relativement aisé et intuitif, en dehors d’un souci de contrôle de caméra. En effet, il faudra constamment repositionner cette fichue vue, en orientant la Wiimote sur les bords de l’écran, comme dans un FPS Wii. Il aurait tout de même été beaucoup plus simple de proposer une touche permettant de recadrer la caméra derrière Wilbur, cela aurait pu éviter au joueur un peu pressé de tomber bêtement dans le vide, par exemple. Ceci dit, n’espérez aucune « fantaisie » liée à l’utilisation de la Wiimote. En dehors du contrôle de la caméra, la reconnaissance de mouvement ne vous servira pas. Bienvenue chez les Robinson est avant tout un portage PS2 vers Wii et cela se ressent tout de suite. Le seul avantage de cette version est de proposer une visée à la Wiimote, en plus de la possibilité de « locker » sa cible.
Malheureusement, on s’aperçoit rapidement que certaines énigmes ou phases de progression s’éternisent à cause du manque d’indications ou de la complexité des résolutions, et ce n’est pas le robot qui nous accompagne en vocal qui va nous être d’une grande utilité avec ses phrases du genre « N’oublies pas de tout scanner lorsque tu entres dans une pièce. » Pour un jeu destiné particulièrement aux fans du film en culottes courtes, la prise en main laisse sérieusement à désirer bien que certains détails, comme l’indication des touches à l’écran, aient été développés en tenant compte du public visé. Ainsi donc, à moins d’être un féru amateur de casse-têtes irréalisables et de jouabilité perfectible, on est de temps en temps tenté de lâcher la manette.
Une licence gâchée de plus ?
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Et c’est bien dommage puisque du point de vue scénaristique, Bienvenue chez les Robinson se place en bon complément du film, éclaircissant quelques points restés flous. La maison des Robinson en est un bon exemple. On se promène absolument partout dans cet endroit surprenant, du sous-sol aux chambres, en passant par le jardin qui comporte un mini-jeu de course contre-la-montre en bulle. Ce genre de petit aparté parsème les niveaux et permet de relancer l’intérêt du jeu en diversifiant les actions à réaliser. Intérêt du jeu qui n’est malheureusement pas suivi par le level-design qui montre des décors trop épurés. Certains endroits, comme le sous-sol de la maison, se payent même le luxe d’être sombres, trop sombres, au point que, dans certaines zones, on n’identifie plus son personnage du reste de la pièce.
Heureusement, il reste la bande-son qui, sans être extraordinaire, a au moins le mérite d’être correcte avec des dialogues ancrés dans le même esprit que le film et des musiques, somme toute, discrètes et efficaces. Dans la continuité de ce point positif, l’inventaire du jeu est, quant à lui, bien fourni avec un gant de chargerball et ses boules offensives, un scanner pour tout savoir sur tout et le désassembleur qui démantèle les objets pour en récupérer les pièces.
Digne fils d’inventeurs, Wilbur peut utiliser ces pièces dans une espèce de « machine à créer » qui fabrique l’objet désiré, apportant, par exemple, un rond en plus dans la barre de santé ou encore un code triche. Le titre se joue, par contre, entièrement en solo avec une durée de vie assez courte lorsque l’on ne bloque pas à cause du gameplay. Pas de multijoueurs donc. On aurait pu espérer ce type de mode qui aurait été agréable pour affronter ses amis à travers les différents mini-jeux du soft.
Que dire de Bienvenue chez les Robinsons ? Voilà un titre sans grande qualité, mais sans gros défaut. Le jeu se contente d’assurer le minimum, au travers d’un univers assez original, mais un fond trop classique. Une réalisation très moyenne héritée de la PS2 et une maniabilité souvent perfectible en font un titre vite joué, vite oublié. A moins, bien sûr, d’avoir moins de 12 ans.
- Le désassembleur !
- Les mini-jeux qui relancent le jeu
- Les dialogues savoureux
- Une maniabilité trop souvent perfectible
- Une mauvaise gestion de la difficulté
- Trop classique
















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