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Les jeux de sport sont souvent source de rivalité féroce entre plusieurs éditeurs-développeurs. Le football oppose notamment depuis plusieurs années Konami et Electronic Arts au travers de PES et de FIFA. Mais si le foot ne met aux prises que deux firmes, le basket affiche quant à lui une bataille tripartite : EA avec son NBA Live annuel, 2k avec NBA 2K et Sony à la faveur d’une série de titres sobrement appelés NBA. Dernière née de cette concurrence, la franchise japonaise tente de rattraper son retard sur les deux ogres précités en proposant son opus 08.
Maillots officiels, visages impersonnels
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Plusieurs mois après les jeux d’EA et de 2k, Sony offre à son tour son jeu de basket annuel consacré au plus grand championnat du monde, la prestigieuse NBA. Une sortie qui coïncide bizarrement avec la mi-saison, époque de l’année où les échanges de joueurs sont monnaie courante. Ne soyez donc pas surpris si vous retrouvez encore Shaquille O’Neal à Miami, Jason Kidd aux Nets ou Pau Gasol loin des Lakers. Au-delà de ces écueils impondérables, la base de données du titre se veut complète. Les 30 équipes sont licenciées, disposent des logos et des maillots officiels de la saison 2007-08. Malheureusement, on peut reprocher aux visages des joueurs d’être souvent méconnaissables. Même en gros plan, il est bien difficile de distinguer clairement l’une des stars des parquets américains, que ce soit Bryant, Iverson, James ou encore les frenchies Parker et Diaw.
Voici un premier reproche adressé au titre qui affiche donc des modélisations impersonnelles des stars du basket US. Mais en dépit de ce gros défaut, la qualité graphique de l’ensemble est tout à fait honnête. On peut d’ailleurs saluer le travail réalisé sur le public où l’on remarque de nombreux avatars différents. Les spectateurs sont animés de manière fluide et leurs réactions diffèrent selon l’action qui se déroule sous les panneaux. Si vous approchez du panier adverse, vos plus fervents supporters se lèvent et vous encouragent à claquer un dunk de folie. Cela reste de l’ordre du détail mais il est quand même plus agréable de disputer un match devant une foule agitée que face un bloc de pixels impassibles.
Notons avant d’aborder le chapitre du gameplay que le contenu du titre n’est pas aussi riche qu’escompté. En plus des matchs classiques et des phases de championnat (saison régulière, playoff), vous avez la possibilité d'expérimenter trois épreuves : le concours à trois points, le challenge du meneur et l’occupation du terrain. La première consiste en une série de shoots à réaliser en un temps limité. La deuxième permet de suivre un parcours où il faut enchaîner lay-up, slalom entre des plots et passes précises dans des cerceaux. Enfin, l’occupation de terrain est un duel de shoots où des cases sont dessinées sur le parquet. Lorsque vous réussissez un panier depuis l’une de ces cases, vous vous l’accaparez. Le vainqueur est le joueur qui a coloré le plus de cases. Bref, ces activités ne sont pas désagréables mais on aurait vraiment apprécié qu’elles soient plus nombreuses. L’absence d’un concours de dunks fait par exemple particulièrement défaut.
La transmission à réparer
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En ce qui concerne les matchs traditionnels, vous avez l’opportunité de choisir votre angle de vue préféré parmi un petit panel de possibilités, entre une caméra dynamique située derrière l’action et des caméras plus classiques situées en tribune. Inutile de dire que ce choix est tout ce qu’il y a de plus subjectif et que tout le monde n’optera pas pour la même option. Au niveau des commandes de jeu, le soft ne déroge pas aux règles établies par ses prédécesseurs puisque la touche triangle sert toujours à sauter, le rond concerne les tirs en suspension et la croix permet des lay-up et des dunks. Sans ballon, vous pouvez toujours changer de joueur ou tenter de voler la balle à l’adversaire. Quelques fonctionnalités nouvelles viennent toutefois se greffer au reste, comme les passes aveugles, réalisables à l’aide de la touche triangle. Si le tout demeure arcade, on peut noter une certaine difficulté appréciable pour réaliser des alley-oop, la touche R2 ne servant qu’à faire courir l’un de vos équipiers dans la direction du panier. La conclusion spectaculaire de l’action ne dépend donc que de votre aptitude à réaliser la passe au bout moment.
Malgré ces bonnes idées, une impression décevante de mollesse se dégage de manière irrépressible des matchs. Cette sensation est notamment l’apanage de la transmission du ballon, les passes étant particulièrement difficiles à redoubler. Cela s’avère gênant dans la mesure où la fameuse extra-passe, capable de déstabiliser la défense adverse et de démarquer un joueur idéalement placée, s’avère tout bonnement irréalisable dans ces conditions. Fort heureusement, les défenses sont loin d’être hermétiques et un meneur de jeu rapide peut facilement percer le coffre-fort adverse et aller au panier. Dès lors, les matchs prennent une tournure assez morose. Les actions sont réduites au strict minimum, à savoir une triptyque percée, shoot, panier. Bref, rien de bien palpitant.
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1 avis a été déposé sur NBA 08 Playstation 3 :
les musiques ne sont pas toutes adaptées au basket et le jeu est trop baclé sinon le réalisme n'est pas tout à fait au...

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