Valkyria Chronicles (VC) tombe un peu du ciel. Un jeu presque unique en son genre, mêlant l’aspect tactique pur et dur à l’action pratiquement cinématographique en temps réel. Les développeurs de Criware tentent l’exploit de rendre sexy ce genre plutôt aride grâce à un parti pris graphique remarquable et original, mais sans sacrifier la profondeur et la complexité du jeu. Et ça marche.
Un wargame uchronique mais un peu kawai aussi…
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D’abord, éclaircissons un malentendu très courant : malgré son petit air de RPG tactique à la Shining Force, Fire Emblem, FF Tactics ou encore Jeanne d’Arc, VC n’est pas un T-RPG, mais un jeu d’action tactique. L’esthétique manga pourrait en abuser plus d’un. Oubliez les quatre centaines de jobs d’un FFT sur PSone ou les skills à choisir et à développer. Même si le jeu révélera une profondeur équivalente, avec tout son système de microgestion d’unités.
Le contexte « historique » de VC rappelle très fortement celui de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. L’action démarre en 1935. L’Empire, une puissance militaire fascisante, attaque sauvagement les Gallians, les habitants de Gallia. Ces derniers s’apparentent plutôt à une région franco-beneluxo-euh… le reste du continent… de l’Ouest. Les références aux années 30/40 (vêtements, urbanisme, technologie, armement…) sont constantes, réalistes et cohérentes. Pour le reste, on plonge rapidement dans le fantastique et le surnaturel. En effet, la réapparition de membres d’une mystérieuse et très ancienne civilisation disparue va changer le cours de la guerre. Notamment à cause de son l’armement hyperpuissant, dont l’Empire réussit à s’emparer le premier.
Passons rapidement sur la trame du récit, pas vraiment bouleversante d’originalité et même souvent très mièvre. Le jeune Welkin, grand amoureux de la nature rentre de ses études parce que c’est la guerre. Et comme il est fils d’un général célèbre, il se retrouve chef d’une petite escouade de la milice locale. Et évidemment, il a suivi une préparation militaire. Coup de pot supplémentaire, le père biologique de sa sœur adoptive a conçu un énorme blindé expérimental : Welkin devient tout naturellement le chef de char du seul blindé (l'Edelweiss) qu'il contrôlera dans le jeu. Quelques personnages secondaires très archétypés, eux aussi mobilisés dans la milice, viendront compléter sa garde rapprochée. D’autres sont des « locaux » : Alicia, la jeune scout qui garde son petit fichu de boulangère pour se rappeler la vie civile, ou encore Rosie, la goth chanteuse de bar désormais sous-off dans les shocktroopers, et Largo, le vieux sergent costaud et râleur, qui dans le civil devait être…râleur. Bref, naïveté et candeur si nippones répondent présentes. Jusque dans les plus petits détails : les filles en cuissardes et jupette d’uniforme ne montrent leur culotte (d’uniforme) qu’en tombant, hors de combat… On peut s’étonner devant leur quasi-absence de profondeur psychologique et leur personnalité rudimentaire. Pire, l’aspect futile de leurs préoccupations totalement en décalage avec le contexte (guerre, massacres, etc) agace un peu. En conséquence, on s’attachera difficilement aux personnages, mais après tout, on n’est pas dans un RPG.
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1 avis a été déposé sur Valkyria Chronicles Playstation 3 :
Valkyria Chronicles est l'un dès jeu rpg-tactique en temps reelle le plus complet avec une personnilation de son unité, une i.a...

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