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Test Ma Star Academy |
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Forcément en achetant un jeu estampillé Star Academy, on se dit qu’on va en avoir pour notre argent, qu’on va pouvoir entrer dans la peau de la dernière bécasse en titre, chanter les musiques populaires du moment et connaître le succès de la gloire en réalisant son destin sous les feux des projecteurs. Il n’en est rien. Le logo Star Academy est présent sur la pochette uniquement dans un seul but : vendre l’une des bouses vidéoludiques les plus patentes de ces derniers mois. En réalité, le jeu s’inspire de l’émission pour nous faire entrer dans la peau d’une jeune fille anonyme accro aux paillettes. Il faudra la faire chanter et danser au travers des séquences de QTE (Quick Time Event, des phases de jeu où il faut appuyer sur les touches du clavier au moment où elles s'affichent à l'écran) intensives dans la lignée d’un Guitar Hero ou d’un Dance Dance Revolution, en nettement moins bon. Certes, on est proche du concept phare de l’émission qui illumine chaque semaine une foule en mal d’idoles, mais on remarque également qu’on nous épargne les vraies stars de l’émission : le jury insupportable et l’animateur exécrable (un bon point donc). Le pire c’est qu’on ne retrouve même pas les musiques de l’émission, censées être la substantifique moelle de la scène française. Le jeu ne possède tout simplement aucune licence musicale en français. Notre jeune femme ne peut chanter que des soupes en anglais sur des instruments midi très mal réglés. Des musiques d’amateur certainement disponibles gratuitement sur la toile et qui devraient titiller le public de connaisseurs (ahah) qui regarde l’émission. | ||||||
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Avec seulement trois jeunes héroïnes sélectionnables, le jeu vise clairement le public des jeunes collégiennes pré-pubères. On y trouve même une histoire d’amour (avec un grand A évidemment) avec le jeune Kevin, lui aussi candidat à la gloire éternelle. L’aventure commence lorsque l’on reçoit un message du patron de la tristement célèbre émission. Ni une ni deux, notre adolescente saute vers son armoire pour choisir longuement ses habits et se rendre à l’audition. Une fois rendue au casting, on se rend compte que les phases d’aventure et leurs quêtes insipides servent de mince fil conducteur au jeu et surtout de transition entre une série d’entrainements, de prestations et d’émissions en direct. Lors de ces évènements au gameplay inspiré d’un Guitar Hero simplifié, il faudra cliquer sur la souris ou les flèches directionnelles pour valider une note ou un mouvement. Chose étonnante, bien que les touches soient limitées en nombre, le jeu se veut difficile et exigeant. Comme dans la vie en château, la moindre erreur est sanctionnée des plus sévèrement. Avec 74 bonnes notes et une erreur, notre jeune femme s’est vue recalée. Pour la joie des jeunes filles, on retrouve également en bonus des séquences de jeu typique des Sims, notamment dans les ahurissantes phases de shopping (c’est déjà insupportable en vrai…à quand une simulation de garde-à-vue ?) et la gestion des aptitudes à faire évoluer pour ne pas régresser : chant, danse, popularité et gloire. | ||||||
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Evidemment, le jeu est moche. Développé à l’allume cigare, à la boite à chaussure ou tout autre ustensile improbable, il offre un rendu abominable. Les bugs de collision sont légion, certaines textures ne sont pas bien appliquées à l’image du ciel du haras qui laisse entrevoir le néant derrière la matrice. Paroxysme de cette réalisation minable, le jeu n’offre aucune musique d’ambiance dans les phases d’aventure. Un comble pour un titre basé sur un univers musical. Même les voix sont lamentables. Le son consiste, comme dans les Sims, en des imitations du Kenny de South Park. Les moins sensibles y reconnaitront même des infirmières bulgares bâillonnées. Enfin précisons que dans la boîte on ne trouve pas un DVD mais bel et bien quatre CD (qui a dit que le CD était mort ?). Une initiative maline qui ne manque pas de sens marketing. En effet, les fans hardcore de l’émission n’ont pas de lecteur DVD sur leur PC. Sur les CD, non pas un beau grand jeu unique mais quatre épisodes, organisés en chapitres. Seul problème, entre chaque épisode les aptitudes de notre héroïne retombent à zéro. On obtient donc quatre jeux identiques si ce n’est dans leur environnement et leurs musiques abjectes. Le calcul est simple, trois n’auraient jamais du exister, quatre même pour tout dire. Pour revenir sur le packaging, on trouve dans le coin supérieur une information importante qui devrait faire craquer les plus résistantes des midinettes : « 0.50€ reversés à l’association Gregory Lemarchal pour l’achat de ce jeu ». C’est bien gentil, les malades atteints de mucoviscidose seront certainement heureux, mais n’est-ce pas là encore une belle manière de s’en mettre plein les fouilles ? Donnez 50€ à l’association et téléchargez un jeu gratuit. Vous ferez une bien plus belle action et bénéficierez d’un jeu autrement plus ludique. | ||||||
Vivez une expérience au-delà du nul dans la fake-simulation de l’une des émissions française les plus décérébrantes de l’histoire. Mangez des paillettes à en crever entre une séance de shopping et un enregistrement en studio. Voilà, vous êtes une star… pour votre ordinateur. A éviter, de toute urgence. |
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Commentaire anonyme déposé
le 19/01/2008 :
Commentaire anonyme déposé
le 10/11/2007 :
Commentaire anonyme déposé
le 08/11/2007 :
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| Images Ma Star Academy | |||
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3 avis ont été déposés
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