Il existe sur cette terre depuis de nombreuses années, un petit personnage à casque blanc, qui passe son temps à poser des bombes. Le pire, c’est que personne ne lui dit rien, alors qu’on pourrait facilement le taxer de terroriste. On en redemande même, aimant le voir annihiler son adversaire en donnant un coup de pied dans son engin explosif. Pour sa énième itération, Bomberman reste sur DS, support qui, au premier abord, semble lui sied à merveille.
Quand Bomberman rencontre Zelda
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Le concept de base d’un Bomberman, bien que toujours aussi jouissif, commence à accuser son âge. Hudson s’en est bien rendu compte et s’éloigne doucement mais sûrement du bon vieux deathmatch qui a fait les beaux jours des PC Engine et autres Super NES. Lors de sa première apparition sur la portable de Nintendo, l’orientation « mini-jeux/aventure » de Bomberman était évidente. Pour ce nouvel épisode, Hudson pousse le bouchon encore plus loin (comme Maurice) et propose cette fois ci mode solo fortement teinté de RPG, empruntant aussi bien à Zelda qu’au Pokémons.
On commencera donc l’aventure dans la peau du petit héros bien connu qui, pour le coup, se prénomme Timothé White. Mr White fait partie du ministère de la justice intergalactique (quelle classe !) et est dépêché sur un vaisseau pour porter secours à la veuve et l’orphelin sur diverses planètes. Le schéma suivi sera toujours un peu le même : Une mini-cinématique introduit l’histoire (des habitants de la planète, mystérieusement disparus la plupart du temps) et nous voilà en train de fouler le sol d’une terre inconnue regorgeant de créatures hostiles. Lors de ce premier contact, on pense tout de suite à un bon vieux Zelda, période « A link to the past » : Vue du dessus, forêt et plaines verdoyantes, ennemis qui se promènent à l’écran… Tout y est, à la seule différence qu’on se bat à coup de bombes, ce qui en impose quand même beaucoup plus qu’une simple épée.
Si on pense d’abord à Zelda, l’aspect RPG n’a pas été oublié, ce qui sous entend toutes les « ficelles » du genre : inventaire, niveau d’expérience, village à visiter avec ses traditionnels échoppes qui rachètent tout et n’importe quoi, sans oublier l’auberge qui vous soigne en une nuit, même si vous êtes à l’article de la mort. C’est aussi dans ces villages qu’on en apprendra un peu plus sur les objectifs à accomplir dans la zone, objectifs qui nous mènerons inévitablement dans un donjon à explorer et surtout exploser, incluant l’inévitable confrontation finale contre le boss.
Avec mes bombes à retardement, je pourfends les vilains
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Si le schéma RPG est ultra classique, les combats le sont un peu moins, puisque notre seule et unique arme se résume à nos bien aimées bombes. Pour varier les plaisirs, il en existe de toutes sortes, chacune ayant son utilité : Bombes jaunes qui attirent les ennemis (pratique pour faire un gros génocide de créatures), bombes bleues qui explosent en envoyant des projectiles dans tous les sens, déclenchement à distance, etc… Le choix est varié et les ennemis étant souvent en surnombre, il ne faudra pas se contenter de foncer dans le tas, mais étudier au préalable la situation afin de choisir la meilleure approche.
Durant les premières heures, ce mode solo est des plus plaisants. Le tout est rafraîchissant et on s’amuse vraiment à choisir quelle bombe utiliser sur tel type de créature. Si l’aspect technique n’a rien de renversant, le tout s’avère fin et coloré, d’autant plus que les planètes visitées sont suffisamment différentes pour qu’on évite de se lasser… Mais cette variété ne dure qu’un temps malheureusement.
En effet, assez vite, le mode solo montre ses limites, la faute à un schéma trop répétitif. Malgré les environnements différents, la découverte de nouvelles bombes et les nombreux bonus à utiliser, on retrouve très vite les mêmes mécanismes de jeux. La faute en partie à un level design un brin paresseux, qui se contente d’aligner les grands environnements ouverts, parsemés d’ennemis et d’obstacles. Ajoutons à cela des objectifs pas toujours très clairs, qui nous obligent trop souvent à tourner en rond. Vous l’aurez compris, le mode « Story » de ce nouveau Bomberman est une semi-réussite. Intéressant et original au premier abord, l’ennui pointe rapidement le bout de son nez et il devient de plus en plus difficile de se motiver pour en voir le bout.




































