Pratiquement deux ans après la sortie de ArmA premier du nom, les développeurs tchèques de Bohemia accouchent enfin d’un deuxième épisode sobrement intitulé ArmA 2. Annoncé comme plus ambitieux, plus beau, plus profond et surtout débugué, il tardait à de nombreux fanas de simulation militaire de poser leurs mains pleines de poudre dessus. Et sans surprise – tout comme le premier ArmA – nous leur conseillons d’attendre un peu.
Chernarus : ses forêts, sa bouffe typique, sa guerre civile.
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ArmA premier du nom était un FPS sympathique, dont l’intérêt principal était de le mode multijoueurs. Bohemia avait bien tenté de réaliser une campagne solo un minimum scénarisé, mais l’ennui pointait rapidement au bout d’une poignée d’heures. Pour ArmA 2, le développeur tchèque a vu plus grand en proposant au joueur d’influer directement sur le scénario en acceptant ou non certaines missions secondaires. Dans les faits, cela se traduit par une petite interface de dialogues lors de rencontre avec sa hiérarchie ou certains PNJ au cours du périple dans la charmante contrée du Chernarus. C’est en effet dans ce pays fictif situé dans quelque part au Sud de la Russie que se déroulent les évènements de ArmA 2. Le joueur incarne le leader de la Razor Team, une équipe de reconnaissance de l’armée américaine, débarquée sur place pour aider la résistance à bouter de vils terroristes du pays. Autant couper court au suspens, ce scénario n’est pas franchement passionnant, et on se fiche bien assez rapidement du sort des chernarussiens.
La campagne amènera donc le joueur à remplir des tâches militaires relativement variées. De la première mission où l’on débarque de nuit en hélico pour détruire une station de communication ennemie, en passant par la recherche de leaders terroristes ou encore aider le gros de l’armée à prendre d’assaut une ville, il y en a pour tous les goûts. Le plus déroutant finalement dans ces missions, c’est l’énorme liberté laissée au joueur. Une fois passées les premières missions de la campagne, on se retrouve seul avec son groupe avec des objectifs précis donnés sans véritables indications. Par exemple, dans l’une des missions de la campagne, un officier charge la Razor Team de retrouver des leaders ennemis. Les seules indications données sont des camps d’entraînement terroristes éloignés de plusieurs kilomètres chacun et qu’il va falloir fouiller. Et c’est dans ce genre de mission qu’on se rend compte que Bohemia n’est pas un grand pédagogue. Pour la mener à bien, il faut apprendre pratiquement tout seul à se servir de l’interface pour demander à un hélicoptère de transport de mener l’équipe sur un lieu précis. C’est d’autant plus fastidieux et décourageant que la moitié de ces camps sont vides et qu’on s’aperçoit alors qu’au moment d’appeler l’hélicoptère de transport pour aller au point suivant, celui-ci tente de se poser en pleine forêt et coince lamentablement ses pales dans les arbres. La frustration se transforme alors en larme de rage. Pour revenir à ce problème de liberté (qui n’en sera finalement pas un pour les habitués de la série), lors de cette mission, on recevra un coup de fil de sa hiérarchie expliquant qu’un des leaders a été vu à bord d’une voiture rouge au Nord d’une ville. Au joueur alors de prendre l’initiative de d’appeler un hélicoptère et de surveiller les routes pour coincer le criminel. Autant dire que vous avez peu de chances d’y arriver du premier coup…
Simulation, tactique et réflexion
Mais une fois les bases acquises (via un long tutorial, obligatoire pour espérer progresser), on se rend vite compte que ArmA 2 n’est pas un simple nid de bug et qu’il recèle une profondeur appréciable. Point de concession à la réalité ici, Bohemia nous place dans la peau d’un soldat et on devra réagir en tant que tel. Comprenez par là qu’il est par exemple impossible de sauter, qu’en sprintant sur 200 mètres le viseur aura la tremblote (à cause de l’essoufflement) et que la balistique et l’engagement avec l’ennemi n’ont rien de commun avec les FPS classiques. La plupart des tirs que l’on effectue dans Arma 2 sont en effet des tirs à distance, généralement à plus de 50 mètres. Le camouflage prend alors tout son sens, et il n’est pas rare de chercher frénétiquement un ennemi canardant la Razor Team alors qu’il est couché 30 mètres plus loin. Grisant. Seule concession à la réalité dans ce deuxième épisode, il est enfin possible de se faire soigner par un coéquipier une fois blessé. Ca n’a l’air de rien, mais dans le premier ArmA, il n’était pas rare de devoir ramper pour finir une mission déjà bien entamé. On apprécie. De façon plus globale, les combats durent rarement plus de quelques minutes, puisque la préparation est finalement plus importante que la rixe en elle-même. Et tel Hannibal de l’Agence tout risque, le plaisir provient du fait que le plan se déroule sans accroc. Pour ce faire, une carte tactique complète (mais à l’ergonomie bancale) permettant de coordonner et gérer ses unités est présente en un clic. Par ailleurs, si les premières missions de la campagne ne laissent au joueur l’occasion de ne contrôler qu’une escouade de unités, certaine scénario sont conçus pour être joué comme un jeu de stratégie. Le commandant peut alors ériger des bases, donner des ordres à des dizaines d’unités d’infanterie, motorisées ou aériennes et planifier des attaques massives depuis sa base. Une option qui prendra de l’ampleur lors des sessions à plusieurs joueurs
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4 avis ont été déposés sur ArmA 2 PC :
Avec toute objectivité c'est un très bon jeu mais qui souffre encore de quelques défauts(bugs)et plantages en espérant qu'ils...

voilà pour ma part à peine 1h de jeu. le temps de découvrir les menus et le début du tutoriel. J'avoue être septique car ce jeu...

Un jeu qui ne manque pas de caractère ;soit on adore soit on déteste un peu à la Stalker Clear Sky Les bugs avec le patch 1.3 se...

les bugs foisonnent tellement qu’on a bien du mal à le conseiller en l’état. Il va encore falloir attendre quelques mois avant de...

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