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| | Ca ne se voit pas, mais cette bataille comprend les dernières unités du jeu... |
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En apparence, car dans les faits, tout ou presque est gâché par le design, les bugs et une foule de petite choses présentes dans la série HoMM, absentes dans ce clone insipide. Le design tout d’abord est peut être la chose la plus repoussante de Spaceforce Captains. L’univers science-fiction aurait pu être l’occasion de sortir du carcan de l’heroic fantasy en nous mettant aux commandes de vaisseaux gigantesques inspirés des croiseurs de Star Wars. Ici, on se contente d’unités bien trop semblables et dont le look ne donne aucune idée précise de sa puissance. Plus grave, la carte est une abomination de level-design. Fi de l’herbe vertes, des prairies fleuries ou des terrains vallonnés de HoMM, dans Spaceforce tout est sur un fond noir représentant l’espace dans son infinité, parsemé de murailles d’astéroïdes infranchissables et de points de ressources. Le problème c’est que même au bout de plusieurs heures de jeu on confond toujours les points de ressources avec les objets inertes du décors et que la minimap, elle aussi toute noire, ne permet pas de se repérer correctement. On tâtonne, donc, et il arrive parfois que l’on se paume sur des cartes relativement grandes juste pour retrouver sa base… Ouch. Même l’ergonomie, lors des phases d’exploration sur la carte spatiale, est une véritable gageure. Alors que depuis Heroes of Might and Magic 2, le nombre de tour qu’il est nécessaire de passer pour arriver à destination s’affiche sur le curseur, cela Spaceforce est incapable de le fournir. Citons également les mouvements de l’ennemi impossibles à suivre lorsque c’est son tour (nous obligeant à froncer les yeux pour le retrouver sur la carte), des informations sur la puissance et le nombre d’ennemis insuffisantes et l’impossibilité de séparer un groupe d’unités en plusieurs tas. Les combats sont tout aussi inintéressant, avec une grille qui manque de clarté, une IA déficiente (elle attaque toujours le groupe qui possède le plus grand nombre), une stratégie quasi-inexistante (celui qui a la plus grosse gagne systématiquement) et des effets spéciaux que Cauldron ne renierait pas (la même explosion est utilisée pour tous les vaisseaux). A cela s’ajoute évidemment les nombreux bugs (tours qui ne finissent jamais, plantage et combats multiples inexpliqués) et une technique lamentable. C’est en effet sur les forums du jeu que nous nous sommes aperçus que Spaceforce Captains ne pouvait dépasser la résolution de 1024 par 768. Pas plus, pas moins. La conséquence directe est bien entendu un graphisme grossier, à 10000 lieues de ce que donnait HoMM 5, pour ne citer que son principal concurrent… On passe pudiquement sur les bruitages et les musiques affreuses. Pour tout dire, j’ai arrêté de jouer avec le casque audio dès la première demi-heure. Le multijoueurs a le mérite d’exister, mais à l’heure ou je vous parle pas un seul serveur n’est affiché. Et comble de l’hérésie pour ce type de jeu, le mode hotseat n’est pas présent.
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