Lorsque l’on évoque le RPG nippon, Final Fantasy est souvent le premier nom qui nous vient à l’esprit. Certainement à raison, tant la franchise de Square est devenue incontournable en occident (particulièrement depuis l’épisode VII sur PSOne). Cependant, sur l’archipel extrême-oriental qu’on appelle Japon, la licence la plus chère au cœur des joueurs nippons se nomme Dragon Quest. Plus ancienne, plus classique, plus ancrée dans la tradition, « Draque » comme l’appellent les amateurs, est une saga intemporelle et unique qui a su conserver ses bases immuables depuis plus de vingt ans. Et ce n’est pas ce remake de Dragon Quest IV sur DS qui démontrera le contraire…
Once upon a time…
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Plonger dans l’univers de Dragon Quest IV, c’est faire abstraction des multiples évolutions et innovations dont le genre RPG nippon a pu bénéficier ces dernières années. Car le titre de Square-Enix est un véritable retour aux sources, du genre à ne pas prendre le joueur par la main, mais plutôt à le transporter à coup de pompe en 1990. Soyez prévenu : voilà un titre qui rebutera, au premier abord, les habitués de la difficulté adaptative et de la souplesse d’utilisation. Apprécier Draque IV demande quelques efforts, c’est indéniable, mais rarement la persévérance n’aura été aussi bien récompensée.
Permettez moi tout d’abord d’évoquer la trame scénaristique du titre, tant celle-ci est à la fois surprenante et touchante de naïveté. Le scénario se divise en effet en plusieurs chapitres, narrant à chaque fois une histoire différente. Tel un conte de fées, un petit texte introductif nous plonge doucement dans le bain, suivi par une cinématique minimaliste présentant les protagonistes. En quelques lignes de texte et animations pixélisées, la trame est en place et l’on part sans plus attendre à l’aventure. Si les unités de lieu et de temps sont relativement respectées, cette narration éclatée permet de s’investir très vite dans différentes histoires (qu’on devine liées entre elles, indéniablement) et évite ainsi toute lassitude. D’autant plus que chaque intrigue est soignée, bien que souvent assez simple. Vous passerez ainsi du soldat enquêtant sur une disparition d’enfants, à un marchand dont le rêve ultime est de posséder le plus grand magasin d’armes du pays, en passant par le duo de sœurs à la recherche du meurtrier de leur père.
Plus complexe qu’il n’y parait de prime abord, chaque histoire demande un minimum de jugeote et l’on se surprend alors à réfléchir au prochain lieu à visiter, afin de faire avancer l’intrigue. Dragon Quest IV possède en effet un petit côté jeu d’aventure, vous demandant de parler à beaucoup de PNJ, de récupérer les bons objets et de fouiller méthodiquement chaque lieu visité. A ce titre, la progression est beaucoup moins linéaire que dans un Final Fantasy IV, par exemple. Bref, on s’attache très vite à ces histoires simples et touchantes et à ces personnages charmants, le titre évitant le syndrome des dialogues sans fin et des longues tirades philosophiques sur le sens de la vie, petit travers trop souvent présent chez la concurrence.
RPG nippon cherche aventurier courageux, grande expérience requise
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Si Dragon Quest IV propose des intrigues de qualité, c’est aussi pour encourager le joueur à persévérer dans l’aventure, tant celle-ci demande investissement et patience. Car parcourir les terres de DQ IV n’a rien de la balade de santé. A ce titre, le schéma reste ultra classique : déplacement sur une carte, combats aléatoires au tour par tour, gain d’expérience et d’or et ainsi de suite. « Since 1986 », Dragon Quest impose ses mécanismes immuables, archaïques diront certains, quitte à laisser sur le carreau une partie du public. Et pourtant, ce gameplay complètement old school fait indéniablement partie du charme de la série. Et, pour peu que l’on s’habitue à une fastidieuse navigation dans les menus, le rythme est bon et les combats s’enchainent sans temps mort. D’autant plus qu’un soin particulier a été apporté aux nombreux donjons peuplant le monde, ces derniers s’apparentant plus à des labyrinthes emplis de passages secrets, raccourcis, coffres et autres artefacts à déterrer, qu’à une suite interminable de couloirs. La satisfaction éprouvée lorsque que l’on parvient à boucler un de ces dédales s’avère alors précieuse et l’on en ressort harassé, mais heureux.
Si le gameplay de ce remake donne dans le classicisme absolu, il va de soit qu’un soin particulier a été accordé à la forme et, une fois n’est pas coutume, le résultat est brillant. Si quelques semaines plus tôt, Square-Enix nous avait offert un FF IV relooké et orné d’une 3D du meilleur goût, DQ IV bénéficie du même traitement de faveur, pour un résultat passablement différent.
En effet, l’univers de Dragon Quest s’avère bien plus coloré et « kawaï » que celui de FF et les artistes à l’œuvre sur le titre l’on bien comprit et retranscrit à l’écran. Chaque lieu visité explose de couleurs chatoyantes et le moindre sprite est détaillé tout en conservant un aspect « Super Nintendo » irrésistible. Akira Toriyama étant toujours à l’œuvre concernant le character-design, la patte de l’artiste est immédiatement reconnaissable, particulièrement dans les portraits des héros qui illustrent les fiches de personnages. Bref, si l’on s’éloigne de l’aspect « tout 3D » d’un FF, le plaisir de plonger dans cette ambiance légère et colorée (appuyée par une musique splendide, bien que répétitive) est incomparable.
Ce mois de septembre 2008 s’avère une aubaine pour les amateurs de RPG sur DS : quelques semaines après un Final Fantasy IV envoutant, Square-Enix nous offre un Dragon Quest : l’épopée des élus, aussi charmant qu’indispensable. Univers coloré et magique, durée de vie énorme (comptez une quarantaine d’heures), scénario simple mais attachant… Ce remake a tout pour plaire, pour peu que l’on accepte de jouer à un RPG à l’ancienne, avec ce que cela implique comme défauts : interface un brin archaïque, énormément de combats, difficulté parfois frustrante… Voilà un titre qui se mérite, qu’on aime passionnément la plupart du temps, mais que l’on déteste parfois. Mais l’on y revient malgré tout, trop heureux de vivre quelques dizaines d’heures durant cette aventure épique aux délicieux relents pixélisés.
- Narration originale
- Durée de vie excellente
- Un RPG à l’ancienne
- Difficulté parfois énervante
- Apologie du leveling
- Interface peu pratique
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2 avis ont été déposés sur Dragon Quest IV : l'Epopée des Elus DS :
se jeu est super, le scénar et très prenant je n'arriver pas a arréter de jouer ( exactement comme dragon quest 5). l'histoire et ...

jeux riche, beau et incroyablement prenant! La 3D est tres fine et du plus bel effet, les musiques sont plutot quelconques mais...

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