Après une fin d’année consacré aux suites (Modern Warfare, Assassin’s creed, Dirt…), accueillir une licence originale est un plaisir devenu trop rare. Première véritable production de Vigil Games et fruit d’un développement houleux, Darksiders : Wrath of War est un jeu qui ne paie pas de mine. Sous les dehors d’un énième God of War-Like décérébré se cache un titre beaucoup plus profond et complet, plus proche d’un Legend of Zelda sous testostérone. Autopsie.
Un cavalier qui surgit hors de l’ennui
Anges et démons ne sont pas ce que l’on pourrait appeler des potes. A cause d’une bête histoire de trahison, ils se mettent joyeusement sur la tronche depuis des siècles et des siècles (et des siècles). Mais cette débauche de puissance entraîne de graves répercussions sur l’équilibre du cosmos. Et c’est pourquoi un empêcheur de bastonner en rond, nommé le Gardien, vient mettre son grain de sel, avec pour résultat une paix plus que précaire. Deux choses émergent alors. Tout d’abord, l’apparition d’un troisième royaume né de ce chaos, celui des hommes. Ensuite, la création de sept sceaux, cachés de tous, et dont la destruction sonnera les trompettes de l’Apocalypse. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la Terre nouvellement apparue est choisie comme ultime terrain de jeu. Du temps a passé, et nous voici à l’aube du Jugement Dernier, le feu tombe du ciel, anges et démons échangent des gnons à chaque coin de rues, et les Hommes s’inscrivent au compte des dommages collatéraux. Le Destructeur à décidé que son règne était arrivé et semble bien décidé à l’imposer sur terre comme au ciel. Sur ces entrefaites débarque Guerre, Cavalier de l’Apocalypse et sorte de service de sécurité de luxe pour fin du monde. Pas de chance pour lui, sa présence n’était à priori pas requise et quelqu’un s’est bien fichu de sa trogne. Dépossédé de ses pouvoirs, condamné par ceux qu’il avait juré de servir, flanqué du Veilleur, un spectre sensé surveiller ses agissements, notre nouvel ami retourne sur une Terre dévastée histoire de bien faire comprendre à tous qu’on ne joue pas avec lui.
Pour une première réalisation, Darksiders frôle la perfection. Que se soit du point de vue du gameplay, du scénario ou de la réalisation, peu d’erreurs ont été commises. L’univers, sombre et gothique à souhait a énormément bénéficié de la présence de Joe Madureira, co-fondateur du studio et accessoirement dessinateur de comics chevronné (Battlechaser entre autre). Il en résulte un design grandiose, épique et varié sans pour autant paraître brouillon. Et que dire du character design ! Découvrir un nouveau personnage est un plaisir des yeux sans cesse renouvelé, appuyé par la finesse des graphismes. Guerre à lui seul est un monument du genre, représentatif de l’ensemble. Sobre, démesuré et classe à la fois. Rien à redire non plus sur le plan sonore. Les musiques accompagnent agréablement le jeu, soulignant les temps forts, s’adoucissant dans les moments de calme et soutenant le joueur à chaque moment de l’aventure. Les bruitages ne sont pas en reste, et contribuent grandement à la cohérence globale de l’œuvre, à tel point que hacher menu son adversaire n’aura jamais aussi bien sonné. Petit point noir tout de même pour l’absence de la version originale dans les options. La version française tient la route, certes, mais il aurait été agréable d’entendre la voix de Mark Hamil (Star Wars) dans le rôle du guetteur. Une précision pour finir, et histoire de souligner une fois de plus la qualité du titre, pratiquement aucun temps de chargement n’existe entre les diverses zones. Un petit exploit en soi.
3 avis ont été déposés sur Darksiders : Wrath of War Xbox 360 :
ayant vu god of war en trailer il est vrai que ca a l'air de tt arracher mais je reste sur une superbe impression de darksiders...

Superbe ambiance des boss monstrueux des décors majestueux bref un hit en puissance c'est un réel plaisir de ce mettre dans la...

dans l'attente d'un god of war,ce jeu deploie toutes ses capacités pour nous surprendre.un Guerrecomme on l'attend dans toute sa...

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