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| | Plutôt FarCry ou The Hell in Vietnam ? |
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Plantons le premier vrai gros clou du cercueil. Des jeux linéaires, nous en avons vu, même des très bons. Mais un jeu avec un si mauvaise IA, rarement. Dans Payback, le script est roi. Passez un checkpoint, et vous verrez déferler des hordes d’ennemis dans une rue désertée la seconde précédente. Bien souvent, vos adversaires n’ont pas le réflexe de se défendre avant d’avoir atteint l’emplacement défini par leur script. Prenez les de vitesse, passez derrière eux, et ils ne vous verront pas tant que vous n’ouvrirez pas le feu. Une fois en place, ils ne bougent pas. Parfois même, ils ne se défendent même pas. En plus d’avoir des chaussures de plomb, auraient-ils de l’arthrite ? Une pure et simple catastrophe. Mais que pouvait-on espérer de la part de développeurs qui n’ont même pas su faire des menus ergonomiques pour leur soft ?
Car naïfs que nous étions en débutant ce test, nous tentâmes de choisir une résolution graphique à notre convenance. Erreur, c’était un piège. Non seulement nous n’avons pas pu jouer à la résolution que nous souhaitions (1280x720 en l’occurrence), mais aucun bouton ne permettait de valider notre choix. En effet, pour ce faire, il fallait presser la touche « Echap ». Peut-être est-ce la mode en pays slovaque… ou peut-être est-ce seulement un choix stupide. Oui, c’est sûrement ça. D’ailleurs, a-t-on précisé qu’il était impossible de régler le moindre détail graphique du jeu ? Et bien voilà. Il vous faudra faire avec les abus de blurr et de flous en tous genres, pas désagréables au demeurant mais étouffants. Esthétiquement le jeu est très inégal. Par exemple, autant les flammes sont jolies, autant les fumées sont infâmes. Cela dit, globalement, même si ça n’est pas très inspiré, ça tient la route. N’en espérez pas trop quand même.
Si faire un mauvais jeu est la portée de tous les studios ou presque, faire un jeu aussi buggé que ce Payback relève de la prouesse technique. Balles inefficaces, chutes des corps hasardeuses, arme zoomant et dézoomant selon son bon vouloir, retours Windows… nous avons eu droit à tout. Par soucis d’intégrité, soulignons que les plantages purs et simples ne frappèrent qu’en multi, ce multi dont les armes sont si peu équilibrées et où les fusils d’assauts sont rois. Il est sûrement possible de fustiger des heures entières ce piège à fric de faux Soldier of Fortune, mais nous couperons court. En un mot comme en cent, si vous avez encore envie de jouer à ce jeu, allez consulter un médecin d’urgence.