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| | Un scénario hypothétique vous permet de partir à l'assaut de l'Angleterre |
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| | La bataille d'Austerlitz, un premier tournant dans l'Histoire. Le jeu prend désormais mieux en compte les zones montragneuses. |
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| | Le jeu offre de nouveaux mécanismes pour gérer les batailles navales. A vous de voir si vous saurez battre l'amiral Nelson à la bataille de Trafalgar |
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| | C'est en reculant que les russes finissent par faire reculer l'ennemi. On ne fait pas la guerre en hiver, comme dit l'adage. |
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| | Le bord de la (superbe) carte accueille diverses zones lointaines dites hors-carte. |
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| | Une interface élégante dans le même style que les précédents titres du studio. Ici, le grand livre de vos forces armée, pour vous aider à vous y retrouver. |
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Ce wargame nous emmène au plus fort de l'épopée napoléonienne, épopée qui mit l'Europe à feu et à sang entre les années 1805 et 1815, en nous proposant de rejouer au travers d'une douzaine de scénarii les grandes batailles qui marquèrent l'ascension et la chute de l'Empereur. La carte du jeu couvre donc l'ensemble de l'Europe, en allant de l'Angleterre (qui fait d'ailleurs l'objet d'un scénario hypothétique permettant de l'envahir) aux frontières de la Perse en passant bien sur par le coeur de la Russie et sans oublier aussi l'Afrique du Nord (et ce, même si la campagne d'Egypte n'est pas au nombre des scénarii). Et comme si cela ne suffisait pas, les régions limitrophes (Sibérie, certaines régions maritimes ou côtières) sont représenté par des boites simulant ces zones dites hors-carte.
Si de manière générale, les wargames ne sont pas réputés pour la qualité de leurs graphismes, privilégiant souvent pour des raisons de lisibilité le fonctionnel à l'esthétique, le studio se distingue ici par une direction artistique quasi irréprochable. Comme dans ses précédent wargames, la carte est découpée en petites régions (il n'y a donc pas de grille hexagonale) et concilie en effet de superbes graphismes avec un niveau de détail très complet. On y distingue aisément le type de terrain (illustré au survol de la souris), avec le cas échéant ses particularités, et bien sur les villes et fortifications. Les autres informations pratique (type météo, réseaux routiers, niveau de civilisation, contrôle, objectifs) apparaissent en marge ou s'affiche à l'aide de divers filtres graphiques.
Les unités ont évidemment bénéficié de ce même traitement de faveur. Le moteur du jeu permet de bénéficier d'un affichage en 3D, qui représentera alors une pile par une unité générique mais personnalisée fonction des pays. Mais c'est surtout au niveau de la représentation des personnages historiques que Les Campagnes de Napoléon brillent par son réalisme et son souci du détail. Chaque chef majeur y est en effet représenté par un portrait reproduit à partir de dessins d'époque. Sachant que le jeu propose au total pas moins de 1500 leaders et 1000 unités différentes, et même si certaines ne sont que des variations, voilà qui donne néanmoins une idée de la variété qui vous attend. Tandis que vos troupes se distinguent majoritairement par leurs aptitudes au combat, leur moral et certaines capacités particulières, vos généraux disposent eux de tout un panel de soixante-dix compétences spéciales (i.e. tacticien, ingénieur, maître espion,...) dont il va vous falloir user et abuser pour faire capituler l'adversaire.
Le système de combat est relativement complexe et ferait l'objet d'articles à part entière pour être correctement expliqué. Disons en résumé qu'il est d'une part dans la lignée des jeux précédents d'Ageod et qu'il a été amélioré pour retranscrire au mieux la logique militaire de l'époque napoléonienne (charge de cavalerie, ravitaillement, formation en carré, donner la garde, moral national, options militaires, règles d'engagement, abordage et avantage au vent pour les combats navaux qui sont ici bien distincts des combat terrestres). En substance, il va vous falloir gérer l'organisation de vos armées en veillant tant aux ressources qu'au respect de la chaîne de commandement, et bien sur à une utilisation optimale de vos commandants comme du terrain ou de la météo, bien sur, dont l'influence peut s'avérer déterminante lors d'une bataille.
Coté adversité, l'intelligence artificielle du jeu se débrouille assez bien pour vous mener la vie dure. Il ne faut d'ailleurs, une fois le jeu maîtrisé, pas hésiter à laisser une bonne marge de calcul au jeu (cf. options de difficulté) histoire de corser l'affaire pour ainsi dire. Si vous avez un peu de temps et de patience, Les Campagnes de Napoléon proposent aussi la possibilité de jouer par courrier électronique (PBEM), et avec un adversaire a votre hauteur, nul doute que les affrontements prendront une dimension supplémentaire.
Enfin, le jeu ne propose pas une grande campagne mais une succession de « petite » campagne. La guerre d'Espagne va de 1808 à 1814, quand même, alors que les autres campagnes couvrent une bonne année de guerre. Les scénarii se focalisent eux sur une grande bataille historique (i.e. Waterloo, Trafalgar) et il est assez facile de faire une partie en l'espace de deux soirée de jeu.
Pour le joueur néophyte, Les Campagnes de Napoléon a indéniablement un degré de complexité que le manuel et les didacticiels pourtant détaillé, ne suffiront pas à diminuer. La raison en est qu'il faut rentrer dans la logique du système et que pour une simulation digne de ce nom d'un sujet aussi complexe, il n'y a pas de solution simple si l'on veut obtenir un résultat sérieux. Une fois pris en main, ce wargame ne décevra pas et augure de la part d'Ageod de prochains jeux encore plus aboutis.