|
| | Allez, soyons fou ! Prenons les commandes ! |
| |
|
|
| | Bon... Il n'y a pas de volant. Ca commence bien. |
| |
|
|
| | Si vous regardez bien, vous me voyez, là, à gauche. |
| |
Tout enfant de sexe masculin a rêvé de trains. C’est un phénomène indéniable, lié à des concepts freudiens. Le train électrique est un jouet indémodable dont certains adultes n’ont toujours pas réussi à se lasser. Certains investissent même des sommes folles dans leur passion modéliste ferroviaire : nouvelles locomotives, nouveaux wagons, décors de carton ou en plastique, petits personnages, nouveaux systèmes de guidage et de motorisation électrique, diodes… Et pourtant, le train est un moyen de transport plutôt ennuyeux : onéreux, retardataire, contraignant et généralement mal fréquenté. Il y a des choses que même la religion n’explique pas. Bref, on sait que l’univers du rail pousse certains consommateurs à la démesure et c’est évidemment un critère parfaitement compréhensible pour un développeur de jeux vidéos. Et voici donc venu Trainz Classics, le sixième du genre, qui se targue de réunir le contenu de « The Harlem Line » et de « Tropical Metropolis ».
Bon. Qu’est-ce que Trainz ? Il s’agit d’un simulateur de convoi ferroviaire. Attention, qui dit simulateur ne dit pas nécessairement complexité de prise en main. Il ne vous sera pas nécessaire de passer le permis loco pour réussir à faire avancer les deux mille tonnes de votre tchou-tchou privé. En fait, il ne vous sera même pas imposé de conduire l’un des trains proposés. Vous aurez tout le loisir, si tel est votre désir, de regarder passer les trains en ruminant une herbe grasse et savoureuse. Mais nous sommes ici entre joueurs et le frisson de la vitesse nous démange. Après tout, nous avons piloté des Formule 1 et des chasseurs stellaires. Ce n’est tout de même pas un train qui va nous arrêter ! Alors, comment ça marche ?
Après avoir installé le jeu et après l’avoir mis à jour, vous allez devoir choisir parmi les trois options initiales, à savoir « Surveyor », « Driver » et « Railyard ». En fait, ce ne sont pas là les trois modes de jeu proposés, mais tout simplement l’éditeur de cartes (Surveyor) qui vous permet de modifier les réseaux existants ou de créer ceux de vos rêves grâce à un outil assez complet, le mode de simulation (Driver), dans lequel vous pourrez prendre ou pas le contrôle des trains et autres tramways, et le mode encyclopédie (Railyard) où vous pourrez prendre le temps de lire la fiche de chaque locomotive et de chaque wagon intégré au jeu et de les décortiquer sous toutes les coutures.