Avec à peine une vingtaine de titre sortis cette année, on peut affirmer que le STR est sur le déclin. Il faut dire que le genre est trusté par quelques ténors (Supreme Commander, Company of Heroes, la série Dawn Of War) et que la concurrence n’existe plus qu’entre eux. Et pourtant, un petit studio bulgare, Black Sea Studios, tente une percée avec Worldshift. Un jeu de stratégie orienté multijoueurs et bourré de bonnes idées. Des innovations, hélas plombées par des choix de gameplay frustrants.
Une campagne solo pas très fraîche
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Le 21e siècle n’a pas vraiment été une bonne année pour la Terre. Outre le report de Duke Nukem Forever au siècle suivant, un mystérieux artefact venu de l’espace – le Shard – s’écrase sur la planète bleue. Ce mystérieux caillou présente la particularité d’émettre une aura destructrice nommée le Fléau. L’histoire ne dit pas exactement quels sont en les symptômes, en tout cas la Terre est ravagée et ne subsistent au final que des survivants séparés en deux camps : les Mutants et les Humains « purs » réfugiés dans des méga-cités protégés par des boucliers. Et par une pirouette scénaristique incroyable, des Aliens décident de venir semer la pagaille sur Terre. Dans les faits, on se retrouve avec trois factions bien stéréotypées (magiciens, technologistes et aliens) et dans un monde coloré rempli d’anomalies plus ou moins démoniaques. On applaudit le scénariste qui devait assembler le tout au sein d’une histoire cohérente.
Et justement, cette histoire, elle n’est vraiment pas terrible. La campagne solo longue de 18 missions est peut-être la plus mauvaise à laquelle il m’ait été donné de jouer depuis longtemps. Pas de construction d’unité ni de ressources à gérer, juste une poignée de héros sans personnalité et une dizaine d’unités au grand maximum à contrôler. Ces missions solos se révèlent véritablement désastreuses. Elles consistent bien souvent à se rendre d’un point A à un point B avec sa troupe et à se farcir des dizaines et des dizaines d’ennemis à la chaîne sans grosse subtilité. Entendez par là qu’on utilise de temps à autre les pouvoirs spéciaux des héros, mais le temps de rechargement de ces compétences spéciales est tellement long qu’on passe plus de temps à regarder ses troupes combattre qu’à les micromanager. Black Sea a bien tenté de diversifier la campagne avec des missions d’infiltrations (éviter des gros groupes d’unités sous peine de game over) ou en intégrant parfois des combats contre des boss. Hélas, ce sont de loin les parties les plus pénibles du jeu. On ne parle même pas du scénario auquel on ne comprend finalement rien et qui se révèle d’ailleurs tout à fait inintéressant. La VF fini de plomber le tout à cause d’un jeu d’acteur tout simplement pathétique. Finalement, la seule motivation pour terminer cette campagne solo, c’est qu’elle permet de débloquer de nouveaux objets (on y reviendra) et de nouvelles cartes multijoueurs. Le multi : voilà où réside le véritable intérêt de Worldshift.
Le bon multi
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Worldshift a été avant tout pensé pour le multijoueurs. Dès l’écran d’accueil, le joueur a accès à une grille d’aptitude similaire à un arbre de compétences. Cette grille (différente pour chaque camp) se divisé en deux parties distinctes : la partie de droite contient des bonus permanents (dégâts +10 %, sorts particuliers plus meurtriers, régénération plus rapide) qu’on débloque en gagnant des parties en multijoueurs tandis que la partie de gauche accueille des objets glanés durant le jeu. Ce sont des derniers qui font de Worldshift un STR plaisant et addictifs. Ils permettent d’améliorer certaines compétences d’unités bien précises et donc d’établir des stratégies différentes. Par exemple, en plaçant une armure spéciale sur la case métachimie, les assassins des Humains font 10 % de dégâts en plus. Un inventaire est également présent et sert à modifier son template à chaque retour à l’écran d’accueil. Et pour avoir de bons objets, il faut forcément faire un tour en mulitjoueurs.
La partie multijoueurs se décompose en un mode coopératif et un mode combat à mort (deathmatch). On passe rapidement sur ce dernier, le moins intéressant des deux. Pas vraiment excitant avec une production d’unités dans un unique bâtiment, des points de ressources à capturer rapidement sur la carte, son faible nombre d’unité et son micromanagement élitiste : on lui préférera un bon vieux Warcraft 3. On rajoutera qu’on ne peut pas jouer à plus de 6, en 3 contre 3 obligatoirement. Non, tout l’intérêt de Worldshift réside dans le mode coopératif. Jouable à trois au maximum, on commence tout d’abord par une phase où l’on monte son armée, un peu comme dans un Warhammer : Mark of Chaos. Une fois sur place, la coopération est obligatoire sous peine de game-over récurent. Idéalement, chacun des joueurs se constitue une armée bien spécifique, un peu comme dans un MMORPG. Untel sera le Tank (celui qui a beaucoup de point de vie et peut encaisser les dégâts), tel autre sera un Damage Dealer (très peu de défense, mais inflige beaucoup de dommages), un autre se concentrera dans les sorts de soins etc. Pour peu que l’on tombe sur les bons joueurs, certaines parties sont tout simplement jouissives à jouer. Mais se transforment trop souvent en combat de MMORPG inintéressant…
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2 avis ont été déposés sur WorldShift PC :
C'est un jeu qui sort de l'ordinaire, avec quelques defauts mais dont les avantages permettent un plaisir et une immersion...

Original, prenant et immersif Worldshift emmène le joueur dans un univers post apocalyptique bien sympatoche, bon p'tit STR! Ce...

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