Que ce soit dans le milieu du jeu vidéo ou du cinéma, il est des noms qui font surgir émotions et images à leur seule prononciation. George A. Romero est de ceux-là. Un patronyme qui éveille l’intérêt de tout amateur de film dont les acteurs principaux ne sont autres que les zombis. Si cela est vrai pour le cinéma, il n’en va pas de même pour le jeu vidéo où le sieur Romero n’a jamais percé. Mais si nous associons « zombis » et Gabe Newell, tout change. Car avec la sortie de Left 4 Dead, le jeu vidéo possède enfin son virtuose du massacre de décharnés. Il est signé Valve.
Hurlez ! Ca tourne !
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Deux semaines. Il ne s’est écoulé que deux semaines depuis la première infection. Depuis, la Mort a étendue son ombre sur toute la ville. Les survivants se comptent sur les doigts d’une main. Venus de tous horizons, notre survie ne dépend que de notre coopération et notre entraide. Qui est responsable ? Qu’arrive-t-il à tous ces gens ? Quelle est cette infection ignoble qui fait se lever les morts et les pousse au meurtre de tout ce qui vit ? Les réponses ne viendront peut-être jamais. De toute façon, avant de les trouver, il va falloir survivre. Et fuir. Que se soit le métro, l’aéroport, la côte, les voix de chemin de fer, même les forêts et les champs débordent de cette folie furieuse. Si une machette est indispensable pour traverser une jungle, c’est le plomb ici qui ouvrira la route vers le salut en taillant dans les chairs putrides de milliers d’ex-humains.
Un vieux briscard, un tatoué mal rasé, un cravateux noir et une jeune femme. Une ville entière noyée sous des nuées de zombies dont certains aux capacités inattendues. Les acteurs et le décor sont en place, les quotas respectés, la frénésie peut commencer. Si nombre de jeux se voient reprocher leurs lacunes scénaristiques, Left 4 Dead ne prend pas la peine de nous raconter ce qui a pu si mal tourner dans cette agglomération inconnue des Etats-Unis. Aucune importance, nous ne sommes pas là pour écouter de belles histoires mais pour démembrer et décapiter en tentant de garder sa propre tête sur les épaules. Et pour une fois, nous ne sommes pas seuls. Car l’intérêt du jeu de Valve ne tient pas dans son écriture ou ses prouesses techniques mais bel et bien dans son gameplay.
Nous y reviendrons mais laissons là pour le moment les réclamations pour nous plonger dans cet océan de sang que nous sert Valve après deux ans d’une longue attente. Zoey, Francis, Louis et Bill, les quatre héros, n’ont pour mission que celle de tout mettre en œuvre pour rester en vie et atteindre le point d’évacuation tant espéré. Les quatre campagnes ont le même but et seul le décor change. Ainsi que l’emplacement des vagues d’ennemis et les réserves d’armes et de munitions. Générées aléatoirement, les parties sont donc modifiées à chaque fois et il est impossible de prévoir l’arrivée de la horde à un moment donné. Les Boomer, Smoker et autres Hunters, Tanks ou Witchs sont, eux aussi, placés de manière aléatoire pour offrir au joueur un stress nouveau au second passage d’un même endroit. Les nerfs à vifs, on plie rapidement le mode solo, sans intérêt et dénué de difficulté, pour se diriger vers le multi –dont l’outil de recherche des parties est une véritable horreur- ô combien plus jouissif. Les campagnes solo, sans aucun lien scénaristique entre elles, lassent bien vite de par leur facilité et leur manque de profondeur. Valve a joué la facilité, et certains seront déçus de ce manque d’attention s’ils espéraient vivre une histoire palpitante. On se tourne donc vers les parties multijoueurs qui se révèlent bien plus agréables et jouables que sur PC. Les serveurs de jeu sur console sont visiblement bien plus stables et exempts de lag même en cas de chute du temps de latence. Un bon point pour cette version console qui reste en malgré tout en deçà de son penchant PC sur de nombreux points.
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1 avis a été déposé sur Left 4 Dead Xbox 360 :
Left 4 Dead est a mon avis un des meilleurs jeux de cette fin d'année. Basé sur le moteur graphique de Half Life 2, les graphismes...

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