Avec ses trois années de retard, ses promesses de bouleversement et son millier de véhicules annoncé, Gran Turismo 5 est indéniablement l’un des jeux les plus attendu de cette fin d’année 2010. Retardé à d’innombrables reprises pour enrichir encore et encore le contenu du jeu, le développement chaotique du cinquième épisode de la licence phare de Sony débarque enfin en France. Alors, que vaut ce GT 5 dont on entend parler depuis si longtemps ?
Phase 1 : L’excellence
Est-il nécessaire de revenir sur les mécanismes de Gran Turismo ? Pour ceux qui n’auraient jamais eu entre les mains une PS1 ou une PS2, Gran Turismo c’est avant tout une simulation de voiture de course doté d’un mode carrière extrêmement complet, d’une collection de voitures immense et de sensations de conduites excellentes. Et de ce point de vue Gran Turismo 5 répond parfaitement au cahier des charges de la série. La carrière, tout d’abord, reprend les bases des anciens épisodes. Le menu principal se découpe donc en rubriques bien connues : permis (6 au total), concessionnaires, vendeurs de voitures d’occasion, garage personnel, magasin de préparation des voitures et une section pour entretenir ses joujoux de riche. A cela s’ajoute les deux modes carrières du jeu, le mode A-Spec et le mode B-Spec (on y revient). Les vétérans de la série ne seront pas perdus dans ces menus dont l’interface est pratiquement identique depuis Gran Turismo 2. A tout cela s’ajoute également les évènements spéciaux, qui permettent d’accéder à des courses hors asphalte. Kart, Rallye (sur neige et sur sable) et Nascar sont disponibles uniquement dans les évènements spéciaux. Et hormis le kart vraiment fun à jouer, ils sont dans l’ensemble trop anecdotiques (et parfois ratés, dans le cas du rallye) pour qu’on prenne la peine de se pencher dessus.
Le mode A-Spec est celui où l’on va passer le plus de temps. De façon très classique, il s’agit du mode carrière divisé en cinq séries, allant des séries débutant et finissant au mode extrême. Chacune de ces séries contient neuf championnats ouverts selon des critères spécifiques. Ici, telle course demande uniquement des voitures japonaises d’avant 1969, là il faut obligatoirement une SuperCar américaine, tel permis est requis pour accéder à une autre, etc. Les différentes séries et les championnats limitent également la participation aux courses en fonction du niveau du joueur, l’une des nouveautés de ce Gran Turismo 5. Chaque course remportée, chaque épreuve de permis passée ou chaque évènement réussi permet de récupérer des points d’expérience qui permettront ensuite d’acheter des voitures d’un certain niveau ou de d’accéder à de nouvelles séries ou championnats. A ce titre la carrière en tant que pilote s’avère longue et demandera beaucoup de patience pour atteindre le niveau 40, débloquer l’intégralité des permis, des circuits et des évènements spéciaux. D’autant plus que l’argent est une fois de plus crucial pour progresser, puisqu’on devra régulièrement dépenser ses précieux crédits pour acheter des voitures spécifiques et les améliorer. Qu’on se rassure toutefois, ce mode carrière est très bien équilibré –les premières heures, du moins - et on acquiert très vite de nouveaux véhicules et de substantiels crédits. Le côté un peu moins drôle, c’est quand il faudra acheter des voitures très chères qui demandent un niveau élevé, vous devrez courir et recourir les mêmes circuits pour accumuler de l’expérience et des crédits.
Une fois sa carrière lancée et les premiers championnats de débutant passés, il faut bien admettre que ce mode A-Spec est franchement addicitf. Remplir petit à petit son garage de voitures de plus en plus puissantes, passer ses permis en tentant de décrocher systématiquement le premier temps, améliorer les performances en achetant des améliorations du moteur, on retrouve les excellentes bases de la série avec un plaisir non dissimulé. Tant qu’on parle des voitures, il faut savoir que celles-ci n’ont pas toutes le droit au même traitement. D’un côté on retrouve les voitures dites « Premium » (un peu moins de 200 voitures sur les 1000 du jeu), qui disposent d’une modélisation de toute beauté, d’une vue cockpit systématique et affichent les dégâts, et de l’autre les voitures standards. Celles-ci n’ont pas de vue intérieure ni de dégâts et leur modélisation est souvent inégale. Sachez en tout cas que le choix est au rendez-vous. Pas moins de 51 constructeurs anglais, français, japonais et européens, c’est un véritable déluge de voitures qui tombe sur le joueur. De la 2 CV, en passant par une bonne veille Dodger des années 70, les célèbre GTO des années 90 et les concepts-cars imaginés par les constructeurs, c’est une base de données tout simplement gigantesque qui s’offre au joueur. Incroyable, pour ne dire jamais vue, elle fera le régal des amateurs d’automobile. Petit bémol toutefois, les voitures présentées chez les concessionnaires ne sont pas classées par type. J’espère pour vous que vous savez faire la différence entre roadster et une compacte, entre une supercar et une muscle car. Il n’est pas rare qu’on se goure de catégorie de voiture en les achetant…
Quoi qu’il en soit, cette différenciation entre premium et standard ne semble pas influer sur le comportement des voitures. Une fois de plus, les sensations de conduites de ce Gran Turismo sont tout simplement excellentes. A mi-chemin entre l’arcade et le réalisme, le jeu exige un pilotage rigoureux pour se sortir correctement des innombrables pièges que comportent les circuits du jeu. Ce qui est formidable dans Gran Turismo 5, c’est qu’on a l’impression que chacune des voitures du jeu dispose d’une conduite qui lui est propre et qu’à chaque changement de caisse il faut tout réapprendre. De fait, le comportement des voitures est tout simplement exemplaire une fois les aides désactivées. Si vous pensez que tenir la route avec un monstre de 500 CV est possible, tentez le circuit de Nurburgring avec une bonne grosse Ferrari. Le plus époustouflant finalement, c’est que GT 5 est parfaitement jouable à la manette, même sans les aides au pilotage. Et que les débutants se rassurent, si le mode assisté rend le jeu beaucoup plus facile, il demande tout de même une sacré dose d’anticipation pour terminer en tête. Une fois ceci-dit, soyons également honnête, ce Gran Turismo ne prend aucun risque avec le gameplay. Les joueurs des anciens GT retrouveront immédiatement leurs marques en conduisant des voitures qui donnent une sensation de lourdeur typique de la série, des dérapages toujours aussi fourbes et difficiles à maîtriser et des murs sur lesquels on rebondit trop facilement. Car oui, si GT 5 parvient à conserver l’excellence de sa conduite, il faillit sur de nombreux points.
12 avis ont été déposés sur Gran Turismo 5 Playstation 3 :
Gran Turismo 5 reprends très bien de son prédécesseur Gran Turismo 4. Il a subit quelques changement dont l'apparition des...

Ce qui saute aux yeux à première vue dans Gran Turismo 5, c'est qu'il n'y a qu'un seul et unique CD pour accueillir toutes les...

Pour moi c'est un très bon jeu. Simplement, je trouve que certains modèles ne sont pas dans la bonne catégorie. Personnellement je...

Un jeu baclé, non fini. Domage nul, aucune pénalité dans les courses, choix des véhicules concessionaires pauvres, qu importe le...

Riche en nombres de voitures et en graphisme, il y'a pourtant des imperfections pour ce hit, comme le mode b-spec et le kart. Sans...

Très bon jeu un peu embêtant au début et super a la fin et surtout pour les évènements spéciaux et les permis,les voitures sont...

moins de possibilités de réglage. tenu de route nul.Mode carriere ennuyeux.on attend 5ans pour un jeux pour avoir de gros...

Beaux graphismes, beaucoup de voitures veaucoup d'événement spéciaux des niveaux faciles comme difficiles ! Grand turismo viens...

tres bon jeu maniabilité mportante bon graphisme.e suis tout à fait d'accord avec les défauts constatés. Je lui accorde qu'en même...

euh... Les voiture nascar ont une modélisation parfaite! le coté parallélépipèdes est normal, car ces voitures sont exactement...

























