Blockbuster de l’été, Transformers le film attire à la fois le grand public et la polémique : voir des robots se battrent pendant deux heures a t’il un quelconque intérêt ? Et si nous nous posions cette même question quant à Transformers le jeu ? Développé sur la quasi-totalité des consoles existantes, le titre d’Activision est loin de nous enthousiasmer au premier regard. L’expérience nous aura appris à nous méfier des adaptations de grosses productions cinématographiques. Si bien qu’au moment d’entrer le DVD dans la Playstation 3, une pointe de scepticisme nous accompagne, sans surprise. Allons un peu de courage, sait-on jamais …
Un combat, notre monde
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Comme on pouvait s’y attendre, le scénario suit la trame du film. Une guerre pour l’univers oppose deux races de robots extraterrestres, les Decepticons et les Autobots. Cet affrontement se déroule sur une certaine planète bleue, devenue pour l’occasion leur nouveau terrain de jeu.
Pendant que le jeu se lance, la première découverte donne lieu à la première déception, nous n’aurons droit qu’à un mode campagne en solo. Le menu nous propose alors d’incarner selon ses affinités, les Autobots ou les Decepticons. Vous êtes plutôt défenseur de l’humanité ou avide de domination ? Pour se donner bonne conscience on fera nos premiers pas dans la carcasse des gentils. Le premier niveau se passe dans une ville américaine. Optimus Prime demande à Bumblebee de protéger un humain, Sam Witwicky. Côté Decepticons c’est encore plus simple. A peine arrivé dans un camp militaire au milieu du désert que Blackout doit détruire tout ce qu’il y a de rouge sur le carte. S’il est possible de retrouver quelques bribes de la production de Michael Bay, essentiellement dans les cinématiques, l’histoire est éparpillée en niveaux et en chapitres. Les deux campagnes sont distinctes et proposent des missions différentes. Du côté des Autobots, il faut généralement atteindre un point donné pour sauver quelqu’un ou détruire un Decepticon. Chez les autres, on suit une flèche verte pour tout détruire.
Les missions se suivent et se ressemblent
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Un niveau est divisé en chapitres qui se déroulent sur la même map. Il faut rejoindre certaines zones de la carte pour enclencher les missions, un peu comme un GTA ou un Spiderman 3, mais en beaucoup moins évolué. Une fois que le joueur a atteint la zone, une cinématique s’enclenche et les objectifs à remplir apparaissent. Concrètement, ils nous font vadrouiller d’un point à un autre, en suivant les marques vertes et rouges. C’est répétitif et beaucoup trop vite lassant. Si vous n’avez pas vu le film n’espérez pas suivre une histoire immersive et palpitante. Le joueur ne vit pas une aventure, mais effectue un ensemble de buts trop souvent rabâchés. « Va tuer untel, rattrape le robot, suit les traces de l’ennemi etc ». De plus tout semble fait pour nous empêcher d’être un minimum intéressé. Dès que l’objectif est terminé une cinématique se lance, à la fin de celle-ci, il faut rejoindre la zone suivante qui n’est jamais très loin. Une autre vidéo nous attend ce qui enclenche la nouvelle mission. Pour les quêtes annexes Traveller’s Tales assure le minimum syndical en proposant de récolter des carrés jaunes éparpillés sur la carte. En ramasser un maximum, permet de participer à quelques mini-jeux. Encore une fois, ils se ressemblent tous : « tuer une vingtaine de robots, faire sortir les ennemis de la zone de combats ». Plus longs que difficiles, ces épreuves ne proposent rien d’intéressant.
















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