Après l'hallucinant Lucifer's call, l'excellent Digital Devil Saga et le récréatif Devil Summoner, Persona 3 est le quatrième élément de la saga Shin Megami Tensei a être localisé en PAL. Spin-off de cette série adulée au Japon et méconnue en Europe, Persona 3 arrive précédé d'une certaine réputation, toute auréolée de noirceur, tant certains volets sont descendus dans les plus sombres profondeurs du RPG. Le dernier soft d’Atlus fait-il honneur à ses glorieux prédécesseurs ?
Une folie douce
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Le pitch du jeu semble issu d'un cerveau dérangé. Le Japon de Persona est gangrené par un phénomène insensé : tous les soirs, à minuit, s'ouvre une heure parallèle, la Dark Hour. Le commun des mortels n’en a pas conscience. Recroquevillés dans des cercueils, ils sont sourds et aveugles aux événements de ce cauchemar. Tout autour d’eux, rôdent des centaines de monstres : les Shadows. Mues par la faim, ces créatures dévorent l'âme des dormeurs et les malchanceux se réveillent au petit jour, complètement décérébrés. Pour lutter contre cette menace grandissante, une poignée de privilégiés capables de rester éveillés pendant la Dark Hour se rassemblent en une unité spéciale, dédiée à la chasse aux démons. Ces personnes sont dotées d'un pouvoir étrange. Leur arme principale, c'est l'Evoker, un revolver. Mais c'est contre eux-mêmes qu'ils la tournent. En se tirant une balle dans la tête, ils font remonter leur personnalité enfouie : la persona. Cette âme souterraine, aux contours monstrueux, est dotée de pouvoirs magiques dévastateurs. De quoi faire jeu égal avec les Shadows. Dans la Dark Hour, notre héros, un jeune lycéen, et quelques camarades de classe partent à l'assaut de leur propre école, métamorphosée en tour de cauchemar. Empilement invraisemblable d'étages, ce labyrinthe sans cesse en mouvement baptisé le « Tartarus » nécessitera de nombreuses nuits d'efforts avant d’en voir le sommet. Et malheureusement pour vous, vous ne serez pas dispensé de cours pour vos bons et loyaux services. Car le jour, il va falloir étudier. Mais pourquoi la vie est-elle si dure ?
Avec une base scénaristique pareille, mêlant un concept sinistre à la violence symbolique des coups de feu tirés en pleine tempe, on pourrait s'attendre à une ambiance dérangeante. Curieusement, il n'en est rien. Alors que Lucifer's call, en quelques aplats de couleurs tranchants, faisait basculer le joueur dans une atmosphère glaciale et lugubre, Persona 3 est chaleureux. Les couleurs sont douces. Les personnages sont lisses. La PS2 ne sort pas ses tripes, loin de là, mais propose des environnements agréables, contemporains, avec une touche design bienvenue. Le chara-design, sans être renversant, est réussi et notre héros, s'il n'égale pas le charisme d'un Hitoshura ou d'un Serph, est d'emblée sympathique. La mise en scène donne un peu de punch à cet univers tranquille. Les dialogues sont bien servis par les mimiques expressives des personnages. Les combats, selon la situation, peuvent être ponctués par des animations dynamiques et les bagarres prennent une dimension cartoon au moment où tout le monde se jette dans la mêlée. Les cinématiques sont dans le même ton, réalisées en animées de bonne facture. Les musiques sont très variées, groovy, jazzy, hip-hop... A peine plus inquiétantes la nuit, elles participent elles aussi à mettre en place une atmosphère rafraîchissante. Bref, Persona 3 est très certainement plus accessible que les autres Megaten : plus léger, moins torturé, moins exigeant aussi... Ceci jusqu'au plan de la langue : tout en anglais, le vocabulaire est simple et un niveau collège est suffisant, même pendant les cinématiques (non sous-titrées !), pour le déchiffrer.
c'est parfait je sait pas quoi dire!
je veux tester persona 3

2 avis ont été déposés sur Persona 3 Playstation 2 :
Une bombe. C'est tellement vaste qu'il me parait impossible de tout voir en une fois. De plus le boss final caché motive bien pour...

Un très bon jeu, quelque peu répétitif, mais disposant d'une durée de vie remarquable! Les possibilités offertes, que ce soit au...

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