Quand on entre dans le jeu, la première chose à faire reste l’inévitable création du personnage. De ce point de vue, on en a rarement vu jeu offrant au grand public autant de possibilités. Il faut dire que NeverWinter Nights se base sur les règles AD&D3, et les respecte à la lettre. Sept races et onze classes, toutes répondant à des caractéristiques propres et complexes, vous permettent de customiser votre avatar selon vos désirs. Le multi-classes, c'est-à-dire la combinaison entre plusieurs classes, est possible, et permet de mélanger judicieusement les genres. A vous l’Elf Mage Guerrier ou le Roublard Archer Humain. Bien sûr, il vous sera en revanche interdit de combiner certaines classes incompatibles, comme le Moine Magicien ou le Barbare Prêtre.
A noter la présence de la gestion de votre alignement. Vous choisissez dés le départ une mentalité, allant du bisounours loyal au sanguinaire psychopathe. Selon vos actions dans le jeu, vous gagnerez des points de « bon » ou de « mauvais », vous faisant évoluer vers tel ou tel alignement. Un paramètre à prendre en considération avant chaque action.
Le gameplay en lui-même est d’une simplicité exemplaire. Avec le pointeur de la souris, vous cliquez sur un endroit pour vous y rendre, sur un PNJ pour lui parler, ou encore sur un monstre pour lancer l’attaque. Une barre de raccourcis située en bas de l’écran vous permet d’y placer vos actions, sorts, objets préférés, afin de les utiliser plus facilement, d’une simple pression ou encore en appuyant les touches F1, F2, etc. Et si une barre ne vous suffit pas, sachez que vous disposez de deux autres grâce à CRTL ou MAJ. De quoi satisfaire les magiciens les plus disposés à apprendre une foultitude de sorts.
Inutile de chercher les commandes d’équipe, vous n’en disposez pas. Vous pouvez recruter un mercenaire qui vous aidera selon sa classe. Sept sont disponibles, et il faut bien l’avouer, on aura tendance à plutôt prendre Tomy le Roublard pour ces capacités à débloquer les pièges et à ouvrir les coffres fermés, sauf évidement si on est déjà de cette classe. Ce coéquipier sera donc utile par moments, mais reste la plupart du temps autonome. Quelques ordres sont disponibles, comme « restez ici » ou « suivez moi », mais rien de bien intéressant. Tout ça fait quand même beaucoup penser à Diablo. On peut tout gérer à la souris, et il n’y a quasiment aucune stratégie dans les combats. La différence notable entre le jeu de Bioware et celui de Blizzard, c’est que vous ne devez pas cliquer pour taper. Dès lors que le combat est engagé, votre personnage lutte tout seul avec ses armes de base. Vous vous contentez alors de lancer des sorts, attaques spéciales, ou encore potions de soins. Pourtant, les combats sont loin d’être ennuyeux.
La raison principale est que, comme d’ailleurs dans tout le jeu, les actions dépendent de « jets de dés » virtuel. Comme dans un jeu de rôle plateau, chaque action déclenche obligatoirement un lancement de dès qui détermine un chiffre. Que ce soit pour l’esquive, concentration, vigueur, tous les paramètres sont remis en cause et dépendent directement du chiffre donné par les dés. Ce dernier vient donc d’ajouter à votre nombre de points de base dans une compétence donnée. Par exemple, si vous disposez de 20 points d’attaque et que vous faites un jet de 5, lors de votre coup, vous attaquerez avec 25 points.
Le gameplay s’en trouve grandement enrichi, et les combats se diversifient. Le nombre de paramètres pris en compte est tellement vaste qu’il faut bien réfléchir avant de combattre, surtout pour les personnages multi-classes. Ainsi, le mage guerrier devra faire attention aux pénalités d’armure lors du lancement de ses sorts, car les plus lourdes d’entre-elles disposent d’un malus d’échec au lancement d’éléments magiques, allant jusqu'à 50% !
D’un côté donc, une maniabilité extrêmement simple, basé sur les principes du Hack & Slash. Et de l’autre, une richesse liée aux mécanismes du jeu se basant sur les caractéristiques propres de votre personnage et aux jets de dés. Du coup, on prend énormément de plaisir à jouer à Neverwinter Nights. D’autant que techniquement, il dispose de véritables atouts.