C’est prodigieusement incroyable mais c’est quand même la deuxième fois qu’un jeu de fléchettes se retrouve sur DS. La première c’était dans les 42 jeux indémodables, et ce coup-ci c’est une cartouche entière qui lui est consacrée. On jette un premier coup d’œil méfiant sur la jaquette, le jeu n’inspire vraiment pas confiance et Touch Darts part avec un défi de taille à relever. C’est bien connu, les fléchettes ça se joue dans un bar miteux à côté d’une bonne bière entouré d’habitués alcooliques et de vos meilleurs potes peu inspirés. Un contexte magique qui donne tout intérêt au jeu. Avec un peu de courage lançons nous, il faut bien vérifier si la transposition s’est passée en douceur.
Choisis ta cible
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Quand le jeu démarre on découvre les interfaces aux couleurs vives, un mélange d’orange et de jaune plutôt agréable, présage de bonne humeur et d’une folle ambiance, du moins on l’espère. On arrive sur le menu principal qui nous propose quatre orientations, trois modes de jeu et la personnalisation de notre joueur. Autant démarrer par là. Il est temps de modifier le pseudo et de choisir une tête. Rudement sympathiques les six bouilles disponibles nous regardent avec un sourire à la The Mask. Les vingt autres il faudra les débloquer. Il n’y a aucune différence entres les personnages, mis à part leur tronche et on ne peut absolument rien modifier. Quant à nos fléchettes, bien que leurs ailettes puissent arborer différents dessins (plus d’une vingtaine) la couleur étonne par son manque de variété « tu préfères l’or ou l’argent ? » Que d’hésitations. Après cet intense moment lookage nous voilà fin prêt pour battre des records. Retournons voir les trois modes mis à notre disposition, Tournament, Mini jeux et Multi. Avant qu’une partie ne débute quelques lignes font office de tutorial et nous expliquent comment lancer une fléchette façon Nintendo, avec un stylet. Le gameplay est très réussi, les trente premières secondes sont laborieuses mais une fois le geste pris la fléchette touchera à coup sûr la cible. Atteindre ce qu’on vise sera le prochain défi, pour le moment c’est une autre histoire. Tout le monde ne connaissant pas les règles du jeu un petit récapitulatif ne fera pas de mal. Se sont les mêmes que l’original, la cible est divisée en 20 parts, chacune porte un chiffre, on touche la part 15 on gagne 15 points. Les parts sont traversées par des segments, celui au milieu de la part triple le chiffre et celui au bord le double. Enfin, toucher la cible au centre rapporte 50 points. Au début de la partie, chaque joueur a 501 ou 301 points, il devra en accumuler un maximum afin d’atteindre le premier zéro. Relativement intéressant au début, tout devient trop vite trop simple et on s’ennuie. Il suffit de faire et refaire le même mouvement pour gagner. Quelques petits moments de satisfaction ponctuent les parties notamment lorsqu’on fait plusieurs triples.
Vous êtes le lanceur faible, au revoir
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Parmi les trois modes le Tournament s’apparente à un mode aventure très peu travaillé, réservé à ceux qui ambitionnent de devenir champion du monde de fléchettes. Au choix quatre niveaux de difficultés bleu, amateur, pro et expert. Pour être sûr qu’on jouera leur jeu en entier les développeurs de Sega les ont tous verrouillés, c’est assez pénible mais ça nous fixe un objectif. Pour continuer sur sa lancée de diversité et de choix Touch Darts nous suggère dans le premier niveau trois lieux où se disputer un match : une chambre, une cabane et un sous sol. Tenez-vous bien, passé en amateur le jeu propose quatre lieux entre autres un pub, une autre cabane et un hôtel. Ça y est nous avons atteint le sumum de la Banalité. De toute façon ça aurait pu être un club de strip tease qu’on n’y aurait vu aucune différence, les noms étant la seule chose qui change entre les lieux. Bon d’accord la couleur de la cible varie un peu aussi, génial ! Sinon le décor reste désespérément le même. Sur l’écran du bas se trouve la cible, entourée de notre personnage, d’une jauge de puissance un tant soit peu inutile, et de nos trois fléchettes par tour. L’écran du haut se divise entre le tableau avec les scores et une vue rapprochée de la cible, sa présence ne s’explique pas mais c’est mieux que rien. Après avoir encore battue notre adversaire allons faire un tour vers le mode challenge pour voir ce qui s’y passe. Ce concentré de mini-jeux est plutôt amusant et renouvelle notre attention, par exemple avec « pair ». Il faut toucher des cartes pour faire des pairs ou avec « contre la montre » il faut lancer la fléchette dans l’ordre des numéros de 1 jusqu’à 50. Mais, comme tout ce qui concerne ce jeu on s’amuse un peu et on se lasse très vite. Pour ce qui est du mode multi c’est tout simplement décevant, par de Online et encore moins de liaison multiconsole. Pour jouer avec ses amis il faut se passer la console, inadmissible. Enfin, pour finir en beauté nous nous devons de parler de la musique qui ne change jamais. Une pour le menu et une autre pour tous les mini-jeux. Pour les parties, c’est simple il n’y en a pas. Néanmoins vous pourrez entendre avec plaisir l’impact des fléchettes et un public qu’on ne voit jamais. Ils se manifestent des rires forcés, une toux exagérée de jeune fumeur prépubert et quelques applaudissements, ou des huées, selon ce qu’on fait ou rate, en bref rien de bien intéressant.
Touch Darts n’est pas un véritable échec et admettons le il partait avec l’irrattrapable handicap d’être un jeu consacré aux fléchettes. En suivant cette logique le titre reste potable même si l’ennui et la lassitude sont inévitables. L’objectif de battre ses adversaires avec les différentes difficultés accompagnera vos longs et pénibles trajets matinaux, en attendant le soir où vous irez rejoindre vos potes (et la bière) pour une vraie partie de fléchettes.
- Les mini-jeux
- Le jeu dans les transports
- Un systéme lassant
- la musique répétitive
- Des décors qui ne changent pas
- Le jeu de fléchettes ?










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