Solid Snake vieilli, l’air las, allume une cigarette… Le processus d’installation de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots débute. En un plan, tout est résumé. Voici l’épilogue de vingt années de jeux épiques, palpitants, bouleversants. Le visage du héros légendaire est celui d’un homme usé, malade. Les traits d’un homme qui, toute sa vie durant, se sera battu pour défendre des idéaux et des causes qui le dépassent. Simple pion désabusé au cœur d’une intrigue tortueuse née de l’imagination du réalisateur Hideo Kojima. Voici l’heure pour Snake de livrer un énième combat : son dernier combat.
Enfin des réponses ?
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Cinq ans après les incidents de la Big Shell ayant ravagé Manhattan, le monde tel qu’on le connait s’est effondré. Les conflits armés ont pris une nouvelle dimension grâce à l’émergence de sociétés militaires privées, formant des soldats et régulant le trafic des armes. La lutte pacifiste et écologique entamée par Snake et Otacon près de dix ans plus tôt semble donc avoir été vaine. Après un préambule poignant montrant un guerrier abandonné et ravagé par une maladie irréversible, le jeu s’ouvre de manière magistrale au plein cœur d’une guérilla urbaine au Moyen-Orient. D’un côté, des soldats dopés à la nanotechnologie ainsi que des Gekkô, des Metal Gear véloces et agiles. De l’autre, des milices rebelles se font allégrement décimer. A la croisée des tirs, Snake tente de s’infiltrer jusqu’à une base où son frère-ennemi Liquid aurait été aperçu. Voilà le postulat de départ d’une aventure exotique qui verra notre cher serpent se faufiler en Asie Mineure, en Amérique du Sud, en Europe de l’Est ainsi que dans deux autres lieux phares de la série. Inutile d’en dire plus sur le scénario d’un titre qui –hélas- laissera sur le carreau les néophytes de la série dès les premières secondes. Car MGS IV est avant tout adressé aux fans de la parabole de Kojima, ceux qui ont infiltré Outer Heaven sur NES, ceux qui ont survécu à Shadow Moses, ceux qui se rappellent de seconds couteaux tels que Naomi, Jaeger, Olga ou Sigint. Guns of the Patriots est le cadeau de départ de Snake. Sa tournée d’adieu.
Jouer à un MGS revient à passer un pacte avec Kojima. Et d’accepter que la moitié du temps consacré au jeu se fera de manière passive, le pad posé sur les genoux pendant qu’une quantité pharaonique de dialogues et de cut-scenes déferlent sous nos yeux. Cette conclusion n’échappe pas à la règle et fournit une masse pléthorique d’informations nouvelles et de réponses. Si tout n’est pas toujours pertinent, à l’image de briefings longuets, on ne peut qu’être sidéré par la qualité de la mise en scène, plus posée et donc moins fofolle que par le passé. Notons que certains des effets esthétisants chers à Kojima et d’autres metteurs en scène asiatiques sont ici sublimés par des plans hallucinants. En plus d’une dichotomie constante entre la pureté de la nature et la froideur de la robotique. En résultent des scènes magiques, à l’image d’un combat final à la poésie indescriptible et d’un quartet Snakehound tout simplement sublime.
Car ce que Kojima a toujours magnifié, ce sont assurément ses personnages. Si Snake en vieillard fatigué s’avère on ne peut plus convaincant, la palme de la réussite revient au quatuor Beauty and the Beast composé de quatre jeunes femmes à la noirceur fabuleuse. Quatre personnages pour quatre séquences déjà inoubliables. Malheureusement, l’ensemble du jeu n’est pas toujours aussi extraordinaire. Le réalisateur se perd parfois dans ses péchés mignons, à savoir un humour de bas étage à base de diarrhées et de rots, mais aussi dans des histoires d’amour rocambolesques et bourrées de clichés. A ce titre, certains passages inspirés du film Mr & Mrs Smith pourront franchement ennuyer tant ils dévient de la trame principale. De manière générale, la très longue séquence de fermeture (au moins une heure) apparait sous bien des aspects un peu too much, malgré un final étourdissant aussi bien dans sa réalisation que dans sa portée philosophique.
8 avis ont été déposés sur Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots Playstation 3 :
Magnifique, aucun autre mot ne peut qualifier ce jeu. Ok l'IA est parfois l'imite, en mode Très Facile (Liquid Facile (ou autre)) ...

jeu moyen et moins bien que call of duty 4.trop de blabla.....de plus on est mal guidé surtout vers la fin du jeu.le seul bon...

C'est un excellent MANGAS.En effet il y a beaucoup(trop ?) de cinématiquesD'accord,c'est un MGS,mais là ça depasse...

Jeux déconseillé aux bourrins qui tirent à tout va sans réfléchir, En revanche pour les autres un vrai bonheur, immersion totale...

jeu magnifique, avec des cinematiques incroyables. je peux reprocher qu'une choses a ce dernier opus c'est l'ia des ennemis qui...

Une pure merveille comme jeu d'infiltration,suspense du debut a la fin equivalent a un tres bon thriller militaire qui donnera...

Un game play plus complet que les précédents opus. Un mode infiltation avec le MK II (petit robot télécommandé) fort sympatique,...

Beaucoup de cinématique, mais en même temps... c'est un metal gear, l'histoire l'intrigue le suspense, et le gameplay et tout a...

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