Rares sont les titres à avoir dépassé le cadre du jeu aussi magistralement que la saga Silent Hill. Depuis 1999, chaque opus du survival-horror de Konami n’a pu que bouleverser son public. Pas seulement grâce à sa trame principale, oscillant entre le fantastique et le satanisme, mais surtout par une puissance cachée, une dimension subjective extraordinaire. Une telle immersion n’a été rendue possible qu’à la faveur d’une bande-son splendide, de personnages aussi travaillés que torturés, d’un bestiaire cauchemardesque et d’une entité monstrueuse et tentaculaire : la ville en elle-même.
Let me burn
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Après Harry, James, la magnifique Heather et Henry, c’est aujourd’hui Travis que la première mouture de Silent Hill sur PSP propose d’incarner. Cette cinquième plongée au cœur de la terrifiante bourgade a pour prétention de revenir à la genèse des événements survenus dans le premier volet et, de ce fait, dans le troisième. Vous voici donc dans la peau de Travis Grady, routier de son état, conduisant son bahut dans la région maudite. Dans une introduction rappelant évidemment Silent Hill premier du nom, mais aussi l’adaptation cinématographique mis en scène par Christophe Gans, le personnage principal se retrouve happé de manière presque hypnotique dans la ville. La faute incombant encore et toujours à une fillette en tenue d’écolière, les fans sauront évidemment de qui il s’agit. Mais Silent Hill étant davantage une expérience personnelle qu’un scénario à suivre linéairement, je me garde bien de dévoiler le moindre élément susceptible de spoiler la trame narrative du soft.
D’emblée, la mise en scène des cinématiques séduit. Les plans se succèdent avec une évidente maestria. Mention spéciale à un champ/contre-champ tout simplement sublime dévoilant tout d’abord le panneau « Welcome to Silent Hill » puis la pancarte de sortie de ville qui s’éloigne peu à peu. Impossible de faire marche arrière. Travis s'enlise dans des limbes dont on sait qu'il ne sortira pas. Passées les premières nappes de brouillard, le cauchemar débute par une maison dévorée par les flammes. Avec l’inconscience caractéristique des persos d’un SH, Travis pénètre dans la bâtisse pour sauver l’entité qu’il croit avoir entendu. Sa première rencontre avec la créature l’ayant attiré dans ces lieux est probablement la scène la plus touchante du soft, sublimée qu’elle est par une mélodie envoûtante et de courtes répliques dont on ne peut ressentir toute la profondeur si la saga Silent Hill nous est étrangère.
Where am I ?
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Du célèbre hôpital jusqu’au non moins dérangeant “nowhere”, Origins nous propose une visite touristique totalement déglinguée de Silent Hill. Si la plupart des bâtiments visités sont familiers, ce nouveau volet propose néanmoins deux lieux totalement nouveaux qui rejoignent le panthéon horrifique que la saga s’est acharnée à bâtir. Par le passé, des fêtes foraines ou des orphelinats avaient été prétextes à toutes sortes de décadences monstrueuses. Sachez que vous ne serez pas non plus en reste avec les environnements lugubres où sera promené Travis. D’autant plus que la réalisation graphique du titre est proportionnelle à ses ambitions. Que ce soit par le biais de scènes cinématiques joliment crades ou par des séquences in-game d’une limpidité exemplaire, Silent Hill : Origins peut se targuer d’être l’un des plus beaux jeux que la PSP a engendré jusqu’à aujourd’hui. Et côté sonore, Akira Yamaoka a une nouvelle fois composé une bande-son sublime. Le thème principal, mélancolique au possible, est d’une finesse remarquable, tout comme la version chantée, interprétée comme d’habitude par Melissa Williamson.
Toutefois, les doutes que l’on pouvait émettre à l’idée de voir un épisode de cette saga mythique déclinée sur console portable semblent justifiés. Il n’est pas rare de regretter que l’écran ne soit pas plus grand pour profiter pleinement d’un couloir glauque où déambulent deux créatures gigantesques, d’une scène visuellement éprouvante d’un massacre perpétré par l’un des persos les plus atroces auquel le jeu vidéo a donné naissance. Bref, si la console en elle-même n’est pas responsable, on ne peut que regretter que l’écran de la PSP ne soit pas un vecteur horrifique suffisamment intense pour qu’Origins nous gifle de toute la noirceur viscérale dont il semble être muni. Qui plus est, quelques soucis de caméras se révèlent parfois profondément ennuyeux et nuisent clairement à la jouabilité de l’ensemble, dans la mesure où vous pouvez parfois effectuer un demi-tour sans vous en rendre compte. Cela s’avère extrêmement fâcheux lorsque vous avez toutes les pires abominations démoniaques aux trousses et que vous plongez malencontreusement dans leur gueule sans le faire exprès.
5 avis ont été déposés sur Silent Hill Origins PSP :
Silent Hill, c'est le jeu qui manquait sur PSP, jouer à ce jeux dans le noir avec un casque sur les oreilles y'a rien de mieux, on...

exellent jeu sensation garantis,ambiente parfaite! on retrouve les joie des silent hill rien a changer un vrai chef d'oeuvre. la...

franchement ce jeux est très bon. On pourra critiquer certains aspects relativement récurent lié à la série, comme la maniabilité,...

Alors 16/20 pour moi car je trouve que pour la psp ce titre est vraiment réussis. Des graphismes qui vous plonge dans l'ambiance...

jouabilité minimale,trop de monstre et autres pas encore mort ,recherche fastidieuse d'items font de ce jeu un hit qui n'en est...

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