Test jeux Psp : Shinobido : Les Légendes du Ninja
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Test Shinobido Les Légendes du Ninja 

Test Shinobido : Les Légendes du Ninja

Cela fait bientôt 10 ans que les studios Acquire ont développé leur premier jeu d’infiltration ninja : Tenchu. Depuis, le style s’est étoffé, toujours sous la domination des studios Acquire, véritables experts dans le domaine. Leur dernier titre, Shinobido, littéralement la voie du ninja, vient d’être porté sur PSP après de bonnes critiques et un succès commercial certain sur PS2 cet été. L’opération a t-elle réussie ? A t-on toujours autant de plaisir à manier ces ombres furtives aux armes blanches ?


Un peu d'histoire

Et hop ! Tranché !

Japon, XVIe siècle. L’archipel, isolé du reste du monde malgré quelques contacts avec les chinois, n’est toujours pas unifié. Une guerre des seigneurs fait rage dans le pays et leur avenir semble lié à leur capacité à s’attacher des services de mercenaires de l’ombre : les ninjas. Contrairement aux samouraïs, ces soldats d’élite ne sont pas liés au code de Bushido, mais spécialisés dans les assassinats et autres attaques sournoises et furtives.

Autant le dire tout de suite, si le jeu s’attache à cette ambiance historique concernant l’aspect graphique, l’histoire en elle-même est assez pauvre. Présentée dans une trame textuelle habillée de musiques sommes toutes agréables aux sons traditionnels, l’histoire n’est là que pour justifier l’enchaînement des missions.



Un ninja malheureux dans un monde vide

Pour les ninjas, la furtivité est reine

Dans Shinobido, on débute l’aventure dans la peau de Goh, un ninja bretteur de base, engagé par un des seigneurs du coin dans une mission d’assassinat. On remarque au premier coup d’œil que le portage sur PSP entraîne une sérieuse baisse de la qualité graphique par rapport à la version initiale. Les personnages sont plutôt bien modélisés et animés dans l’ensemble mais le jeu à beaucoup perdu au niveau du level design. Les niveaux, très carrés avec des chemins géométriques, sont quasiment vides. Les architectures des bâtiments et leurs environnements ne sont pas très variés, très peu d’objets sont modélisés. L’environnement sonore qui accompagne ces scènes est aussi assez pauvre. Ces mondes épurés sont peut-être la marque d’une sobriété à la japonaise, à la manière du minimalisme Feng Shui, mais honnêtement, on en doute.

Après quelques premiers coups furtifs dans le dos, joliment ralentis pour nous assurer de la létalité du geste, on prend plaisir à manier le personnage. Malgré cela on se rend rapidement compte (dès le premier virage et l’absence de mouvement de caméra) que la jouabilité n’est pas toujours évidente.
Si on souhaite suivre la voie de l’infiltration pure, il faudra constamment se démener avec une caméra capricieuse et une IA de mauvaise qualité. Avec la caméra par défaut, chaque observation depuis un coin de mur relève d’un véritable défi. Il faut souvent passer en manuel, comme dans la série des Tenchu : un bouton permet de replacer à tout moment et instantanément la caméra dans le dos de l’avatar. Hors des zones de combats il est aussi possible de regarder les environs en vue subjective. Le jeu offre une plus grande visibilité sur le niveau que Tenchu où on ne pouvait rien distinguer à trois mètres. Ici, il est beaucoup plus aisé de s’infiltrer à la manière d’un ninja. Pourtant, au final, les qualités du jeu de caméra ne sont pas au niveau d’un Syphon Filter et le fait de replacer sans cesse la caméra nuit au confort dans les phases d’infiltration.
A ce problème de caméra s’ajoute une IA qui laisse vraiment à désirer. Les gardes, en plus d’oublier constamment qu’ils vous ont vus, sont parfois aveugles et oublient de visiter certaines parties de la carte, comme les toits ou les chemins de ronde. D’autres fois, ils vous voient carrément à travers les murs ruinant vos efforts de discrétion. Pour ce qui est des combats non-furtifs, ils sont assez brouillons : l’adversaire tombe à terre après une longue et irréaliste série de frappes. On a beau se dire que c’est somme toute logique pour un jeu d’infiltration d’avoir des combats longs, mais à l’usage, avec une IA plus que moyenne, on se rend compte que le passage par le combat est souvent nécessaire pour finir une mission, ce qui biaise parfois l’intérêt du soft.
Malgré ces défauts et après une période d’adaptation certaine, Shinobido peut se révéler amusant. Les phases d’infiltration sont plus intéressantes que celles de Tenchu mais restent inférieures à celles proposés dans Syphon Filter, la référence du genre sur la portable de Sony.


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