Il y a deux ans débarquait DK King of Swing sur GBA. Enième histoire de bananes diront les anti-primates primaires. En revanche, ceux qui ont joué à ce Donkey Kong ont pu apprécier le virage radical abordé par la série. Par le biais d’une progression verticale et non plus horizontale, il fallait grimper de prise en prise pour arriver au terme de chaque niveau. Deux ans et demi plus tard, voilà un Donkey Kong : Jungle Climber qui reprend peu ou prou le même procédé. Remake réussi ou simple resucée ?
Pas Kong ce Donkey
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En préambule, je tiens à faire la promesse de ne dévoiler qu’un minimum d’éléments scénaristiques susceptibles de constituer des spoilers. Sachez juste que Donkey Kong et toute sa clique de gorilles patentés s’amusent sur la plage. Mais, tout à coup, Diddy aperçoit une banane gigantesque au sommet de la montagne. Qu’est-ce donc que cela ? Ni une ni deux, DK se lance dans une nouvelle aventure qui regroupera pêle-mêle Xanabab, la banane extraterrestre qui parle, des bananes crystal aux pouvoirs stupéfiants, des caisses à jouets géantes, des vortex spatio-temporelles ainsi que l’infâme King K Rool et son gang d’alligators Kremling. Bref, vous l’aurez compris, le scenar est très classique, c’est-à-dire on ne peut plus kong. Et si l’ensemble du jeu est doté de scènes vaguement humoristiques, vous aurez tôt fait d’accélérer des dialogues rendus insupportables par les grognements répétitifs des primates et autres fruits bavards. Mais tout ça n’a pas vraiment d’importance, concentrons-nous sur l’essentiel, à savoir le gameplay.
A l’instar de DK King of Swing sur GBA, Jungle Climber propose une progression verticale. En vous accrochant à des prises de plus en plus aériennes, vous pourrez collecter bananes et bonus indispensables à votre survie. Pour se faire, rien de plus simple, les commandes R et L de la DS correspondent aux mains droites et gauches de DK. En restant appuyé sur R, vous permettrez au gorille d’attraper la prise la plus proche. Si vous lâchez la gâchette, le primate fera un saut et pourra attraper une nouvelle prise. De plus, lorsqu’il tient une prise avec une seule main, DK tourne autour de celle-ci comme une aiguille dans le cadran d’une montre. Il peut ainsi avoir accès à tout ce qui se trouve à proximité. Au fil de l’aventure, il vous faudra faire preuve de plus en plus de dextérité et de coordination pour jongler à merveille entre les deux gâchettes. En résumé, le gameplay est relativement facile d’accès mais il nécessite néanmoins une bonne dose de concentration.
Le stylet à la poubelle !
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D’autres éléments sont à votre disposition pour vous aider à progresser dans le jeu développé par PAON Corporation. Les habituels tonneaux de propulsion sont évidemment au rendez-vous tandis qu’en amassant des pierres précieuses, vous pourrez devenir invulnérables pendant quelques secondes. C’est d’ailleurs seulement à cet instant précis que l’écran tactile a un semblant d’utilité dans Jungle Climber. En effet, pour devenir invincible, vous devrez pointer sur une petite icône en bas à droite de l’écran. Et pas la peine de s’embêter à sortir le stylet pour si peu, un bon gros pouce graisseux fera largement l’affaire. Si les deux écrans sont utilisés pour suivre les cascades de Donkey Kong, on ne peut que regretter l’inutilité totale de l’écran tactile, qui laisse à penser que le soft a été davantage pensé pour la GBA que pour la DS. Mais on peut se consoler avec les autres opportunités du gameplay, comme le fait de lancer l’ami Diddy sur les ennemis ou de se servir de son poids pour faire avancer des roues géantes… bien que ce dernier acte puisse aussi passablement vous énerver à certaines occasions.
Sans être outrageusement compliqué, Donkey Kong : Jungle Climber pourra donc constituer un joli défi, surtout pour tous les gamers bourrins qui avancent sans trop mesurer les conséquences de leurs sauts. Donkey Kong n’est pas le Prince de Perse et aucun sablier ne vous permettra de remonter dans le temps une fois une cascade douteuse amorcée. En s’armant de patience et en ne gaspillant pas de vies inutilement, vous devriez toutefois arriver au terme du soft sans souffrir outre mesure. Deux manières d’aborder le jeu s’offrent en fait à vous. Soit vous ne tergiversez pas et allez à l’essentiel, soit vous prenez le temps de rechercher les bonus de chaque niveau (pièces DK, lettres K.O.N.G) afin de débloquer des secrets. Secrets qui s’avèrent au final bien peu intéressants compte tenu du mal que l’on se donne pour les obtenir. Toujours est-il que, mine de rien, la durée de vie pourra passer du simple au double selon votre attitude. Sachez enfin qu’un mode Online est à votre disposition (à quatre avec une seule cartouche) et que quelques mini-jeux en solo pourront vous faire passer le temps au cas où vous vous ennuieriez vraiment ferme. Cela dit, ces divertissements ne sont pas suffisamment pertinents pour que l’on s’y attarde plus de cinq minutes.
En reprenant une recette qui avait fait ses preuves sur GBA avec DK King of Swing, PAON Corporation et Nintendo ont concocté un jeu plaisant mais souffrant néanmoins d’un manque criant d’innovations. On regrettera notamment l’absence de phases de jeu au stylet et des mini-jeux annexes qui auraient mérité un peu plus de diversité. Au-delà de ces défauts, on pourra s’amuser de nombreuses heures avec DK, devenu officiellement gorille le plus célèbre du monde depuis la mort de King Kong.
- Durée de vie correcte
- Difficulté modérée
- Prise en main intuitive
- Manque d’innovations par rapport au jeu GBA
- Aucun mini-jeu intéressant
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1 avis a été déposé sur Donkey Kong : Jungle Climber DS :
Jeu à la prise en main rapide, de difficulté rapidement croissante. On retrouve avec plaisir Donkey Kong et Diddy kong, la...

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