Avec un Blue Dragon accrocheur et un Lost Odyssey qui force l’impatience, la Xbox360 se dote d’un nouveau RPG à l’ambiance très nippone. Développé par Tri-Crescendo, connu pour avoir travaillé sur les OST des somptueux titres de Tri-Ace, Star Ocean et Valkyrie Profile, mais également comme co-développeur sur la série Baten Kaitos, Eternal Sonata permet d’accompagner Chopin dans ses derniers rêves.
Un pari audacieux pour le premier titre indépendant de ce studio qui n’en finit plus de grandir. Sera-t-il une merveilleuse symphonie ou un terrible requiem de déception ?
Le chant du cygne
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Durant la nuit du 16 octobre 1849, Frédéric Chopin vit dans son appartement de la place Vendôme les derniers instants de sa vie. Veillé par sa sœur et son médecin, le talentueux pianiste est rongé par une terrible maladie : la tuberculose. Allongé sur son lit de mort, Chopin plonge paisiblement dans un ultime rêve le guidant vers un monde empli de couleurs éclatantes, de poésie et de magie.
Dans cet univers onirique, Frédéric rencontre une fille de quatorze ans nommée Polka, vouée elle aussi à un funeste destin par une maladie incurable. Touché par le cœur pur de cette jeune femme décidée à utiliser ses pouvoirs pour apporter le bonheur à ses prochains, le musicien poétique décide de l’accompagner. Ce périple les amènera à s’opposer au Comte Valse, un être abject qui régit le monde des rêves et tire profit d’un remède miracle, une poudre minérale transformant les pauvres en sujets asservis et affaiblis.
Mais tant de mystères restent pour le moment insolubles : pourquoi la jeune sœur de Chopin fût-elle emportée par la maladie au même âge que Polka et pourquoi ce monde d’illusions paraît-il si réel ?
Valse en volupté majeure
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Baser un jeu sur la lente agonie du protagoniste principal n’est pas une chose aisée. Mais dès les prémices, le joueur est porté par un monde où la réalité s’efface doucement pour laisser place à une utopie lyrique. Traiter le thème de la mort avec philosophie et légèreté ne cantonne pas ainsi l’histoire à errer dans des sphères dramatiques. Bien au contraire, Eternal Sonata respire la joie de vivre et tire un charme incroyable de sa réalisation titanesque.
Extrêmement colorés, les environnements dégagent une sérénité mystérieuse qui pousse à l’émoi. Les champs de fleurs écarlates, les pétales de roses portés par le vent, les rivières aux reflets envoûtants et le chant des oiseaux agissent comme les acteurs principaux des phases d’exploration. Chaque zone traversée s’identifie à des œuvres d’arts embellies de couleurs vives offrant des panoramas paradisiaques. L’architecture des villes est elle aussi très soignée. Si le village de Tenuto est bercé par les fleurs, le château de Baroque, quant à lui, sidère par sa taille et ses innombrables reflets pastel. Le moindre petit détail est un régal et l’œil se perd souvent à en trouver l’intégralité.
Difficile également de ne pas tomber sous le charme des protagonistes principaux. Le style « cel-shading », toujours aussi efficace, est mêlé à une ambiance très manga arborant des visages ronds ornés de jolis yeux en amande. En contrepartie, Chopin, Jazz et Harpe écrasent l’écran de leur classe naturelle. Charismatiques, les deux leaders inspirateurs et la magnifique archère du groupe éclipsent de leur apparence le reste des héros faisant, il est vrai, trop fleurs bleues et bon samaritains.
Comble du bonheur, il est possible de mettre les voix originales japonaises. Ce petit plus indéniable vient renforcer le caractère des personnages et parvient à faire oublier les médiocres voix anglaises. Du côté des PNJ, le Comte Valse apparaît comme un être vil, manipulateur et sans scrupule, appuyé par des lieutenants redorant fièrement le blason des forces du mal.
A contrario, les monstres d’une taille bien souvent impressionnante, à l’apparence plutôt loufoque, méritent plus d’être photographiés que sacrifiés sur l’autel de la violence. Précisons d’ailleurs que ces concertos pour armes sont inondés d’effets spéciaux transformant une simple boule de feu en un déluge lumineux reprenant ouvertement le leitmotiv des productions Tri-Ace.
1 avis a été déposé sur Eternal Sonata Xbox 360 :
Eternal sonata (ou TRUSTY BELL pour les puriste) est vraiment tres beaux.Le jeux nous transporte directement dans le rêve de...

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