Plus de cinq ans séparent les volets 10 et 12 de la saga Final Fantasy. Une disette abyssale que n’ont comblé que chichement les sorties d’un add-on fade (FFX-2) et du MMO FF11. On l’attendait donc avec impatience ce mois de février 2007. Enfin, voilà la délivrance : après avoir trompé sa fièvre en visionnant un million de fois le trailer, le joueur fébrile peut poser ses doigts tremblants sur la précieuse galette. La cinématique d’ouverture se lance. C’est le choc.
Vaan, cette mauvaise blague
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Le jeu est d’une beauté époustouflante. C’est du grand art, made in Square Enix. L’éditeur ne déroge pas à la règle en nous livrant une fois de plus des cinématiques proches de la perfection. Furieusement accrochés, on se penche sur l’univers. Nous sommes en terre d’Ivalice. Le royaume est écartelé par les appétits de deux factions ennemies : Arcadia et Rosaria. Nous plongeons d’emblée au cœur des hostilités : Arcadia est en train d’étendre son ombre menaçante sur un petit royaume aux frontières de Rosaria : Dalmasca. Le pays est rapidement occupé. Ashe, jeune princesse et seule survivante de la famille royale, tente d’organiser la résistance, mais ses efforts sont décimés. Alors que tout espoir semble perdu, elle croise la route d’un garçon, Vaan. Son frère a péri pendant l’invasion et il décide de s’engager aux côtés de la jeune fille. Cette quête de vengeance et de justice va peu à peu agréger les efforts de la princesse, de l’adolescent, de sa meilleure amie, de deux pirates de l’air ainsi que d’un chevalier déchu. L’histoire peut commencer.
Ou pas. Après une ouverture tonitruante, on va attendre pendant des heures des rebondissements qui n’arriveront jamais. Le scénario de FF12 est désespérément plat. Porté par des personnages sans saveur, il déroule une intrigue politique plutôt insipide. Dans cette vacuité consternante, certains verront la preuve formelle que le scénario a gagné en maturité, les autres s’ennuieront ferme. On enchaîne les donjons dans une absence totale d’événement. Les cut-scenes venant pimenter vos périples sont pour ainsi dire rares. Dans FF10 les interactions cocasses des personnages contribuaient à mettre en scène un groupe vivant, tendre et sympathique. Ici, ce n’est guère plus que des ombres qui s’agitent sur l’écran. On ne parvient pas à s’attacher à eux. Sur la forme, ils sont magnifiques, surtout Fran et Balthier, mais sur le fond... Les personnages dialoguent très peu entre eux. La pauvre Pénélo parvient même l’exploit d’être encore moins loquace que Khimari... Dans l’ensemble, le héros, Vaan, manque de punch. Pire il s’affadit au fur et à mesure de l’aventure. Une « blague » récurrente consiste à faire dire de façon ironique à Balthier qu’il est le vrai héros de cette histoire. On ne sourit pas du tout à la facétie. On serait même bien enclin à le croire. Il est en effet le seul qui tire à peu près son épingle du jeu, et illumine la partie d’un pâle charisme. La princesse, loin d’être charmante, agace rapidement. Fran est certes magnifique et c’est toujours un plaisir de l’enrôler dans l’équipe, mais à part sa plastique et sa voix nasillarde, elle n’a pas grand chose à proposer. Quant à Bash, heureusement qu’il cogne dur sinon que lui resterait-il ?
Richesse visuelle
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Bizarrement, la musique est tout à fait dans la mouvance transparente de l’ensemble. Effectivement, la production de Hitoshi Sakimoto est forte de nombreux instruments symphoniques et veut toucher aux plus hautes sphères de l’épique. Pourtant, les mélodies ne restent pas en tête. Beaucoup de cérémonie pour rien... Il faut donc chercher ailleurs l’intérêt de Final Fantasy XII. Les joueurs rebutés par la profusion de cinématiques dans les précédents opus (le 10 tout particulièrement) auront enfin le sentiment de jouer et non de contempler un film interactif. Admettons. Puisqu’on n’est guère enrayé par le scénario, autant en profiter pour arpenter librement le monde d’Ivalice. Presque à tout moment, on peut se détourner de la « trame » principale pour s’adonner aux quêtes secondaires. Le périple nous donnera vraiment l’impression de voyager. Les « donjons » sont très étendus et d’une beauté éblouissante. Les villes sont immenses, foisonnantes de détails et d’animation. On est pris de vertige quand on pense aux années de travail qu’il aura fallu pour bâtir un pareil univers.
Tout, absolument tout, a été pensé. Même dans le recoin le plus obscur de la ville, vous pouvez pencher la tête et zoomer sur des micros détails, comme par exemples ces boucliers qui décorent les murs d’une échoppe anodine ou l’intérieur carrelé de la boutique du vendeur de kebab à Rabanastre ! L’étude de la flore et de la faune se révèle passionnante. Il n’est pas ridicule de s’arrêter pour observer une fleur ou un arbre. Pour chaque créature du bestiaire, on pourra se documenter sur son histoire en allant lire une courte description dans le menu du jeu. Les paysages ne sont pas en reste. Sans être d’une originalité folle (comme l’étaient les villes poétiques du IX), ils sont d’une beauté à pleurer. Les effets d’eau et les nuages sont de pures merveilles. Dès lors, on peut passer des heures dans un même lieu, arpentant par exemple les kilomètres d’aqueduc rouillé au-dessus de la douce mouvance de la mer de sable, tant le dépaysement nous submerge. Le travail de fourmi et d’imagination des développeurs est à saluer profondément. Sur PS2 on ne pourra plus faire mieux. FFXII a au moins réussi cet exploit là. La machine de Sony aura livré toutes ses tripes !
13 avis ont été déposés sur Final Fantasy XII Playstation 2 :
Je mets 10/20 parce que j'ai eu 1 ou 2 moments sympas(genre le lattage du fourmillon, ambiance starship troopers). L'histoire ne...

Très peu à redire, en tout cas trop peu pour ne pas mettre 20/20 : des cinématiques et des combats très dynamiques, le tout...

+ Jeu magnifique, graphismes incroyables, durée de vie jamais vue, liberté... - gameplay bâclé (frappe-soins-frappe-soins...) -...

ce jeu est exellent les les graphismes sont géniaux, l'histoire est cool, les perso sont super bien j'aime bien quand ils font les...

+ C'est le meilleur système de combat car : 1)il évite la tendinite du pouce ; 2)il permet un grand nombre d'actions lorsque le...

Mauvais RPG comparé aux autres Final Fantasy, en effet le scénario est plutôt mauvais et l'on ne retrouve pas la même...

Durée de vie : 100 heure de jeux meme plus avec les sous-quetes +2 Gameplay : Pas de difficulté Scénario : Bof...On ne ressent...

ce jeu est genial c'est sans doute le meilleur jeu auquel j'ai joué ....... les graphismes sont super bien realisés ; la durée de...

Un grand et magnifique RPG qui brise un peu le style des autres opus par son système de combat qui ,au fil des heures de jeu nous...

c est un super jeu qui a une durree de vie fenomenal les graphisme sont exelents et les armes et magies y sont nombreuses meme...

















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