|
| | Le Rainbow Six revient en force sur le devant de la scène. |
| | | |
| | Les décors sont plus fouillés qu'auparavant. |
| | | |
| | L'IA des ennemis, comme celle de vos équipiers, a été nettement améliorée. |
| | | |
| | Les costumes et uniformes changent en fonction de l'endroit où l'on se trouve. |
| | | |
| | Le Rainbow Six, des petits gars qui n'ont pas froid aux yeux. |
| |
Ecrivain américain né à Baltimore en 1947, Tom Clancy a su renouveler un genre où l’on croyait avoir tout lu : le roman d’espionnage. Réputé pour le degré de technicité très élevé de ses œuvres et pour sa documentation à la limite de l’espionnage industriel, l’auteur a effectué une percée dans l’univers des jeux vidéo grâce à sa série Rainbow Six, relatant dans les livres l’histoire d’un groupe paramilitaire antiterroriste appelé Rainbow Six. Le premier volet de cette adaptation avait rencontré un franc succès. Les clés de cette réussite ? Un réalisme à couper le souffle et le sérieux apporté à dépeindre les situations, les missions et les contextes. Si RS se joue visuellement comme un FPS, il ne faut pas croire que l’on va pouvoir se la jouer gros-bill et en solo. La finesse et la discrétion seront les maîtres atouts du joueur. Rogue Spear propose rien moins qu’une campagne de dix-huit nouvelles missions solo, en plus du jouissif mode coopératif jusqu’à huit joueurs sur le net. Ces missions amèneront les valeureux soldats du Rainbow Six aux quatre coins du monde, depuis un musée d’art ancien à New York jusqu’au Kosovo en passant par le pont d’un pétrolier envahi d’écoterroristes. Mais ce n’est pas tout. Au rayon des nouveautés, on doit aussi citer un moteur de jeu amélioré – affiné serait plus exact – permettant l’affichage de textures de meilleure qualité et plus variées. Le nombre d’objets dans chaque endroit visité a été quasiment doublé par rapport à la première version et cela augmente encore le sentiment d’immersion. Bien entendu, on sent aujourd’hui que le jeu a vieilli et n’est plus du tout aux normes en matière d’esthétisme, mais pour l’époque, on battait des mains. Par sa rigidité apparente, Rainbow Six a su imposer un style de jeu qui, s’il est expéditif, n’en est pas moins réfléchi et en aucun cas bourrin. Chaque mission commence par un briefing circonstancié digne d’un film d’action (bon, ça ne veut pas dire grand chose, c’est vrai), après quoi le joueur doit créer son équipe au départ de personnages pré-tirés ayant chacun une histoire et un profil déterminés. Il faudra répartir ces soldats en unités et enfin les doter du matériel adéquat parmi une liste assez imposante d’armes et d’équipement. Mais ce n’est pas tout. L’une des clé du succès en mission repose sur la préparation tactique : il vous faut planifier les actions de vos soldats sur une carte, indiquant quel chemin va suivre quelle unité. Pour les débutants, cela peut sembler rébarbatif, mais ce sera aussi rapidement vital. Pour ceux qui ne veulent pas s’en accommoder, il sera toujours possible de laisser les concepteurs choisir pour vous (et généralement, ils le font bien). Mais ce serait dommage de se passer de ce qui fait la force de Rainbow Six.
|