Voilà sept ans que l’on attend le retour de Banjo et Kazooie. Précisément depuis leur dernière apparition sur Nintendo 64 avec Banjo-Tooie, second épisode faisant suite à un premier volet sorti en 1998 sur la même console. Deux titres qui auront suffit à faire entrer le duo dans la légende et inspirer sans doute plus de jeux qu’on ne le pense (Jak and Daxter, notamment). Retour en grâce pour nos deux compères avec Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts ?
On prend les mêmes…
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La cinématique d’introduction de Banjo-Kazooie : Nuts and Bolts restera sans aucun doute l’une des plus réussies que l’on ait vues cette année. Après un bref résumé retraçant les exploits de l’ours et de l’oiseau, on retrouve nos deux amis -avec quelques kilos en plus- à la terrasse de leur maison en train de se prélasser. Si Banjo engloutit une pizza, Kazooie joue sur Xbox 360. On peut d’ailleurs apercevoir une Nintendo 64 ligotée posée sur le sol. Tout un symbole. Puis, la sorcière Gruntilda, enfin ce qu’il en reste, revient une nouvelle fois à la vie. Alors que Banjo et Kazooie s’apprête une nouvelle fois à l’affronter, le jeu se met soudainement en pause. Un nouveau personnage, inédit à la série, fait son apparition. Il dit être le créateur de tous les jeux vidéo et, las de l’affrontement entre Grunty et notre duo, décide de leur proposer un nouveau défi.
Ce nouveau défi, c’est finalement celui de Rare qui, avec ce Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts, s’éloigne des précédentes aventures et de la plate-forme pure. Et bien que l’ours et l’oiseau se défendent de ne pas être des amateurs et d’avoir déjà fait leurs preuves, le Maître du Jeu, avec sa tête en forme de vieux moniteur sur lequel les raquettes de l’illustre Pong affichées sur l’écran servent à créer l’expression de son visage, leur répond qu’ils avaient de toute façon fait moins bien qu’un certain plombier italien. Rarement un titre aura fait preuve d’une telle autodérision et d’autocritique au point de reconnaître (?) la supériorité d’une autre licence. Faut-il y voir un constat d’échec ? A tel point que la série a préféré se tourner vers un autre style de jeu, se sachant d’avance battu par un Mario plus en forme que jamais avec Super Mario Galaxy sur Wii. Etant donné que le premier Banjo-Kazooie était une véritable merveille, seul titre à l’époque capable de rivaliser avec Super Mario 64, on serait tenté de répondre par la négative.
… et on recommence ?
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On verra avant tout dans ce nouvel épisode un choix totalement assumé de la part des développeurs. Un parti pris sur lequel l’équipe de Rare ne manque pas de recul, avec tout l’humour qu’on lui connaît. En effet, lors des temps de chargement (d’ailleurs trop longs), de petites astuces défilent pour le joueur. L’une d’entre elles explique que si vous n’arrivez toujours pas à vous débrouiller dans le jeu, c’est peut-être parce que celui-ci n’est tout simplement pas fait pour vous. Voilà qui a le mérite d’être clair. Mais Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts est-il pour autant un titre difficile d’accès ? Non, pas vraiment. Le principe est le même que dans les précédents épisodes, à savoir récupérer un maximum de pièces de puzzles. Il reprend également le concept de Hub, symbolisé par Duelville, par lequel Banjo peut accéder à tous les différents mondes, accessibles progressivement selon le nombre de pièces de puzzles en votre possession. Si dans les opus N64 nos deux compères n’avaient rien à envier à Mario avec des doubles sauts, des attaques piquées et autres, ici, l’ours en short et l’oiseau au sale caractère ont perdu toutes leurs aptitudes. Ils ne se retrouvent malgré tout pas démunis et compensent par la conduite d’engins variés aux multiples fonctions.
Les véhicules se retrouvent, en fait, au centre du jeu. Le joueur ne se déplace que très rarement à pied et les épreuves proposées par les différents personnages récurrents de la série (le shaman Mumbo recyclé en mécano, sa femme Humba Wumba, la taupe Bottles…), qui permettent de récupérer les fameuses pièces de puzzles, se jouent toutes exclusivement à bord d’engins. Des épreuves qui prennent différentes formes : course contre un ou des adversaires, défense d’un objet précieux ou d’un personnage, mais aussi du transport de noix de coco ou de tout autre type d’items. La majorité d’entre elles est chronométrée et doit se résoudre avant un certain temps pour récupérer la pièce de puzzle. Un trophée est même décerné si vous réussissez le défi en un temps record. Dans l’ensemble, les épreuves manquent d’intérêt et se répètent. Et même si il y a évidente volonté de varier les plaisirs, elles finissent par se ressembler (aller d’un point A à un point B en transportant diverses choses). De plus, elles sont dans l’ensemble très simples et il faudra attendre quelques heures de jeu (ce qui est long) avant que le challenge se corse un peu. C’est à ce moment que la création des engins prend alors toute sa dimension.
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1 avis a été déposé sur Banjo-Kazooie : Nuts and Bolts Xbox 360 :
Ce jeu, le 3ème de la série, s'éloigne un peu de son coté plate-forme et dérive sur la création de véhicule, ce qui nous fait une...

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