Test jeux Ds : Phoenix Wright : Ace Attorney Justice For All
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Phœnix Wright aurait pu garder son nom d’origine, Gyakuten Saiban, et rester sur les étagères des joueurs d’import comme de nombreux excellent titres réservés au marché japonais. Pourtant l’année dernière, Capcom a joué un bon coup en distribuant le premier opus de ce jeu d’avocat jusqu’en Europe. La série a créé la surprise avec ce jeu pleins d’idées à la réalisation soignée et doté d’un scénario solide. Fort de ce succès, la suite de la série, développée à l’origine sur GBA, est également portée sur DS. Le successeur sera t-il digne de son aîné ?


Un tribunal pour arène

Ici, on ne veut pas que j'enquête

Dans ce nouvel épisode, nous retrouvons avec plaisir notre avocat de la défense, Phoenix Wright ainsi qu’une bonne partie des personnages du premier opus pour quatre nouvelles enquêtes pleines de rebondissements. Pour les nouveaux venus, l’amnésie de notre héros, subterfuge habituel et ô combien efficace des développeurs, sera le prétexte donné lors de la première mission pour rappeler les possibilités d’interaction en audience et l’interface du dossier d’enquête. Les fans retrouveront ainsi des mécanismes similaires au premier épisode, à savoir les possibilités d’attaquer pour faire parler les témoins et de présenter des preuves pour mettre en évidence les contradictions dans les témoignages. Notre jeune loup du barreau est en effet plutôt du genre à éviter la lecture de fastidieux livres de droit pour mieux se concentrer sur les failles humaines. Tout son travail repose sur son bagou et son intuition pour démasquer les contradictions et démêler les affaires les plus ardues.

En plus de ces phases d’audience, on retrouvera, dès la seconde mission, les phases d’enquête qui se déroulent avant les procès. Au cours de ces phases, il est possible d’explorer les zones de jeu au stylet pour déceler les indices intéressants à la manière d’un point & click. Pas de grandes surprises à ce niveau. Par contre on ressent une légère amertume quand on s’aperçoit que l’agaçant mode de déplacement n’a pas été modifié. Il faut constamment repasser par toutes les salles séparant un point A d’un point B. Comme les lieux à visiter sont de plus en plus nombreux au cours de l’aventure, ça n’en devient que plus insupportable. Les parties enquêtes sont pour cela moins rythmées que les phases d’audience, faire-valoir de la série. Mis à part ce détail somme toute futile, le tout reste très bon, dans l’esprit du premier épisode. Si vous avez aimé le premier, vous aimerez le second.



Auditions des témoins

Bien des secrets à briser..

Comme à l’habitude, les joutes oratoires du tribunal sont bien rythmées. Cette fois, c’est une barre de vie qui symbolise la crédibilité auprès du juge en remplacement des trois points d’exclamations de l’épisode précédent. Cette manière de faire colle beaucoup plus à l’esprit de combat qui plane sur le tribunal. Chaque mauvais argument ronge la barre de crédibilité jusqu’à l’accusation fatale de votre malheureux client. Mais l’inverse ne vaut pas. Les bons arguments ne feront pas remonter cette barre. Le seul moyen de gagner un peu de crédibilité auprès du juge et d’innocenter son client est de faire sauter des verrous psychiques des témoins et de révéler leur secrets les mieux gardés. C’est d’ailleurs l’autre grande nouveauté de cette suite. Grâce au magatama, artefact de la famille Fey, il est possible de voir les verrous symbolisant les secrets portés par une personne afin de les casser. Ces verrous ne peuvent se briser que sous l’influence d’une preuve indiscutable et il faudra être particulièrement perspicace pour en ouvrir certains du premier coup. Mis à part cette trouvaille intéressante, le jeu se repose sur son expérience et ne se renouvelle que peu au final.

A la différence du premier opus, les développeurs n’ont pas inclus de niveau spécial et c’est donc un contenu identique au soft initial sur Game Boy Advance qui nous est proposé : quatre enquêtes en tout et pour tout. Du coup, le tout sent un peu le réchauffé. Comptez une quinzaine d’heures pour en voir le bout et sachez qu’une fois le jeu fini vous n’y rejouerez certainement plus. Pour les fans qui ont conclu le premier épisode sur des affaires fascinantes de complexité, le rythme de la première enquête-tutoriel et de la seconde, assez conventionnelle, pourra lasser quelque peu. Mais ne vous inquiétez pas, le jeu s’améliore au fur et à mesure de l’aventure et c’est à la troisième enquête, et surtout à la quatrième, que le jeu se dévoile complètement et que l’on retrouve des enquêtes ardues pleines de coups de théâtre comme nous les aimons.


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1 avis a été déposé sur Phoenix Wright : Ace Attorney Justice For All DS :

Anonyme le 03/06/2007 : 17/20
Des personnages charismaiques, une quatrième enquête envoutante et des coups de théatres (Hunter considéré comme mort réapparait... Lire la suite de cet avis sur Phoenix Wright : Ace Attorney Justice For All sur Ds

 
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