Ordonner à ses larbins de creuser tunnels et salles. Aménager une antre, un poulailler, une salle d’entraînement et une salle au trésor. Poser sa première porte et son premier piège. Récolter de l’or. Pas de doute : on est bien dans Dungeon Keeper. Les mécanismes n’ont pas changé d’un poil, si ce n’est l’interface, laquelle a bénéficié d’un sérieux coup de lifting. Plus lisible, plus fonctionnel, toutes les informations nécessaires au joueur sont désormais en permanence affichées à l’écran. Comme dans le premier épisode, la campagne se divise en plusieurs scénarios, avec à chaque fois pour but de corrompre un nouveau territoire. Bullfrog a cependant eu la bonne idée d’ajouter une petite scène cinématique avant chaque nouvelle mission. A propos des missions, sachez que la difficulté a fortement été portée à la hausse, non seulement en raison des objectifs de mission à atteindre, mais aussi à cause de la force et de l’IA des héros ennemis. En dehors de la campagne, un mode escarmouche, un mode online et un mode « p’tit donjon » (ou comment transformer son donjon en maison de Barbie) ont été ajoutés. L’humour noir et le cynisme sont toujours au rendez-vous, ce qui n’est pas sans contribuer à l’ambiance, très clairement second degré. Au rang des améliorations, notez également l’IA. Alors que dans Dungeon Keeper, les créatures avaient une fâcheuse tendance à tourner en rond et à se perdre dans des couloirs hors zone, ce qui nécessitait un micromanagement abusif, les créatures de Dungeon Keeper 2 sont quant à elles parfaitement capables de vaquer à leurs occupations sans qu’il soit nécessaire de les placer les unes après les autres dans les salles qu’il leur faut. En revanche, ceux qui avaient pour habitude de monter leur bestiole au niveau 8 avant de les lancer dans la bataille risquent d’être déçus : passé le niveau 4, seule l’expérience gagnée dans les batailles permettra à vos charmantes bestioles de progresser et de devenir plus fortes. Dungeon Kepper 2 pousse donc à la prise de risque et exige par conséquent du joueur une plus grande attention lors des combats. Enfin, sachez que lancer des sorts ne vous coûtera plus d’argent, le mana étant désormais une caractéristique distincte, dont la quntité augmente en proportion de la taille de votre donjon.
|