Dire que Blacksite : Area 51 ne nous avait pas emballé lors de notre preview d’août dernier relèverait du doux euphémisme. Un scénario classique, des graphismes loin d’être renversants, un sentiment de déjà-vu omniprésent, autant d’écueils nous ayant sauté aux yeux lors de notre premier contact avec le soft de Midway. S’il n’est bien sûr pas aisé de trouver grâce à nos yeux, tant les FPS ont été légion récemment, cette nouvelle orgie sanguinolente s’avère-t-elle une belle surprise ou un simple jeu de shoot de plus ?
De Bagdad au Nevada
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S’il fallait trouver un point positif à la guerre en Irak, en cherchant vraiment bien, on pourrait remarquer qu’elle permet à de nombreux artistes d’y trouver une source d’inspiration. Citons en exemple le long-métrage « Dans la Vallée d'Elah » de Paul Haggis, sorti dernièrement dans les salles obscures. Les jeux vidéo ne tenant pas à rester en retrait de cette mode, Midway s’apprête à lancer Blacksite : Area 51, soft que l’on pourrait, sans tomber dans le cliché et la critique de bas-étage, qualifier de post 11 septembre. On y retrouve des soldats américains complètement démunis au cœur d’une guerre dont ils ne saisissent pas le sens, ainsi qu’une méfiance légitime envers un gouvernement corrompu jusqu’à la moelle. Je vous entends déjà ricaner et balancer des « oh l’autre, suffit juste de buter des aliens ». Vous n’auriez d’ailleurs pas tout à fait tort dans la mesure où la partie guérilla urbaine dans Bagdad, aussi intéressante mais brève soit-elle, laisse très vite la place à un scénario tout à fait abracadabrant.
Vous incarnez le Capitaine Pearce, membre d’élite de la Delta Force lors d’une mission de routine dans un Irak dévasté. Pearce est à la tête d’une unité où sévissent également Grayson, Somers et Ambrose, trois soldats très stéréotypés, musclés et grossiers comme seul l’Oncle Sam sait en former. Lorsque la camionnette qui vous transporte incognito se fait cribler de balles, vous et vos sympathiques sidekicks décidez de foncer dans le tas et de montrer aux belligérants de quel bois on se chauffe chez les Yankees. Rien dans ce postulat de départ ne laisse supposer que vous serez bientôt amenés à combattre un ex-soldat détestant les médecins, des robots, des vers géants, des chiens-homards et des scarabées atomiques dignes de Straship Troopers. Il semble donc évident qu’une entité militaro-industrielle ourdisse un plan diabolique en essayant de tirer profit d’un fragment de météorite regorgeant de spores extraterrestres. Le tout dans la célèbre Zone 51 du Nevada, évidemment. L’idée n’est donc pas originale pour un dollar et vous trouverez vite des similitudes scénaristiques avec des titres comme Half-Life ou même Metroid Prime.
« Soldat, virez-moi cette ombre aliasée sur votre visage !»
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Les FPS étant un genre à la mode ces temps-ci, difficile de ne pas comparer le soft de Midway avec les titres sortis dans un passé récent. Et si le scénario n’a jamais été la clé de voûte d’un jeu de shoot à la première personne, force est de constater qu’un titre comme BioShock a su faire des efforts remarquables au niveau de son script, de façon à embellir encore davantage un produit déjà excellent en termes de réalisation et de graphismes. Blacksite : Area 51, non content de proposer une trame assez déconcertante (on a l’impression que deux scénarios différents ont été mixés pour arriver à ce résultat), n’est pas non plus une merveille d’esthétisme. Si la modélisation des personnages est parfaitement réussie, un aliasing perpétuel et une gestion des ombres passablement ratée enlaidissent le soft de Midway. Qui plus est, à l’exception de la bourgade du Nevada que vous visiterez au milieu de l’aventure, les environnements s’avèrent souvent ternes et désespérément vides. Certes, vous passerez l’essentiel de votre temps à étriper des bestioles dans le désert, ce n’est toutefois pas une raison pour négliger les textures d’un rocher ou d’une étendue sablonneuse.
A ce stade du test, on peut légitimement se demander ce qui peut sauver Blacksite : Area 51. Evoquons donc la diversité de l’action qui vous proposera tantôt d’évoluer à pieds, tantôt de dézinguer de l’alien depuis la tourelle d’une jeep. Vous pourrez aussi conduire vous-même des véhicules lors de votre traversée d’un champ de bataille apocalyptique. Notons concernant ce dernier point que la conduite a été bizarrement pensée par Midway puisque le stick gauche vous permettra d’avancer tandis que le stick droit vous fera tourner et pivoter la caméra en même temps. Cela donne un résultat assez nauséeux que l’on met plusieurs minutes à maîtriser convenablement. Au rayon des armes, vous pourrez vous appuyer sur un fusil-mitrailleur très efficace qui vous suivra tout au long de l’aventure. Et quand vous aurez besoin d’une puissance de frappe plus consistante, un lance-roquettes se fera un plaisir d’exploser toutes sortes d’abominations extraterrestres. Enfin, quelques armes plus originales (ah ce lance-punaises) pourront également être récupérées sur les cadavres de soldats bioniques que vous ne manquerez pas de détrousser.
1 avis a été déposé sur Blacksite : Area 51 Xbox 360 :
un fps de base qui aurait pu etre un cador : dommage pas assé fouillé !!! les graphismes manquent de profondeur et le scenario...

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