Développé par les studios de Sega, le troisième épisode de l’excellente série Virtua Tennis 3, déjà adulé par les joueurs des salles d’arcade japonaises, est porté sur les consoles NextGen. Après l’hégémonie console d’un Top Spin assez orienté simulation et manquant de fun, voici le renouveau du tennis avec un titre présentant un gameplay mélangeant habilement simulation et arcade pour un résultat de grande qualité.
Jeu de potes avant tout
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Tout le monde se souvient de Virtua Tennis et de ses parties endiablées entre amis. Quel meilleur jeu pour transformer les soirées les plus moroses en nuits sportives mémorables ? Si les bons jeux étaient désignés au nombre de pizzas commandées ou au nombre de manettes défenestrées, Virtua Tennis serait parmi les meilleurs d’entre eux. Le gameplay de cette troisième mouture, toujours aussi fun mais davantage tournée simulation, s’inspire directement de celui de la borne Sega. Une croix directionnelle et trois boutons (slice, lift et lob), rien de plus simple à prendre en main.
Mais ne devient pas Federer qui veut. Virtua Tennis 3 est un jeu qu’il faut apprendre à maîtriser. Le vrai cœur du gameplay consiste ici, comme au vrai tennis, à se placer rapidement pour lâcher des coups puissants ou des amortis bien dosés. La palette de coups est beaucoup plus étendue que sur VT2 et il faut enchaîner les parties pour la maîtriser. Les joueurs bougent bien, on apprend à mieux se placer et à respecter des timings serrés pour grappiller quelques microsecondes sur le coup suivant et faire chuter l’adversaire. D’ailleurs, ceux qui ont déjà pratiqué le sport seront avantagés grâce à leur analyse du jeu et leur intelligence dans le placement. Remarquons seulement que les coups proposés sont mal balancés : le lob est totalement inefficace et il faut se contenter de varier entre les slices et les lifts pour sortir des coups dévastateurs. On peut avoir la sensation au début que les joueurs tombent trop fréquemment, mais ce problème tend à se faire oublier à partir du moment où on sait se placer au bon moment au bon endroit.
Paris, Londres, Melbourne, New-York, Los Angeles, Barcelone, Düsseldorf... la douzaine de terrains proposée est suffisante pour apprécier le jeu. D’autant que toutes les surfaces sont représentées. Au niveau des joueurs, c’est au total 20 sportifs qui sont proposés avec 13 hommes et 7 femmes. Les athlètes sont remis au goût du jour. On découvre des Nadal, Monfils et Sharapova, jeunes et plein d’énergie alors que des retraités comme Moya ou Kafelnikov disparaissent aux oubliettes ou sur des chaînes de télé russes. Deux autres tennismen aux caractéristiques surgonflées peuvent également être débloqués en finissant le mode carrière que nous présentons plus loin.
En plus du classique et néanmoins génial mode multi jouable en tournoi ou en match unique, en simple ou en double jusqu’à quatre joueurs, il est possible de s’affronter sur quelques minijeux. Encore du fun en perspective : bowling, jeu de démolition ou d’adresse, tout est là pour délirer entre amis. On retiendra particulièrement le curling, un bon jeu de traître ou l’objectif est à la fois de placer ses pions sur les parties gagnantes tout en sortant ceux de l’adversaire. Un must.
Pour les plus reclus ou les plus fauchés qui ne disposent que d’une manette, le mode online permet de rencontrer d’autres joueurs sur le Live. On peut y jouer des matchs classés pour évoluer dans le simili classement ATP du Live ou juste des matchs amicaux pour le fun. Curieusement, ce mode online n’est présent que sur la version X360. Il présente parfois des ralentissements nuisant au plaisir de jeu, mais on apprécie une durée de vie décuplée et des matchs pour le coup réellement internationaux. Quoi de plus bon que mettre une rouste en pleine nuit à un japonais au réveil ? Au final, on avouera que le mode online ne vaut pas un bon multi entre potes mais il reste tout de même très sympa.
Tamagotchi World Tour
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VT3 se dote pour la première fois d’un mode carrière en solo, le World Tour, largement inspiré de Top Spin. Idéal pour s’entraîner entre deux multis. Le World Tour propose classiquement de créer un joueur avec quelques paramètres d’apparence et de style de frappe. Rien de très poussé heureusement (exit le syndrome Sims) mais suffisamment pour reconnaître son joueur sur un terrain. On regrettera juste de ne pas pouvoir faire d’avatar difforme, seuls les athlètes aux allures de statues grecques pourront faire leurs preuves sur les cours de VT3.
Partant de la 300e position ATP, notre sportif devra progresser en gagnant des tournois officiels éparpillés aux quatre coins du monde. Sega n’a pas obtenu la licence, donc on se contentera de fake des tournois officiels. Dans une optique arcade, seules les victoires sont prises en compte dans le classement, aussi on ne fait que progresser. Pas très réaliste mais pratique quand on se retrouve face à la puissance d’un Blake ou la fourberie d’un Dent. En début de tournoi, l’IA est lamentable mais s’améliore lentement jusqu’à devenir de bon niveau. Les dernières places sont même particulièrement ardues à grimper. Cela ajoute de la durée de vie au mode. En effet, s’il ne faut compter qu’une petite dizaine d’heures pour rencontrer le numéro 1 ATP, on passera encore quelques heures à essayer de la battre, surtout qu’on ne le rencontre qu’une seule fois par an.
Pour devenir meilleur, il faut optimiser notre personnage en l’entraînant pour développer un style de jeu. Quelques matchs amicaux et mini-jeux font office d’entraînement et suffiront à monter les caractéristiques. Très sympa au début, les mini-jeux deviennent légèrement redondants en milieu de carrière, surtout que l’on doit se limiter à un certain type de mini-jeu si on veut adopter un style précis. Avec les exercices, les coups se font plus puissants et le joueur gagne en rapidité : le ton change dans les tournois.
Taper dans une raquette, ça use son homme. Après avoir sué en match ou en entraînement, notre joueur perd donc une partie de son endurance. La barre qui la symbolise se vide, signe qu’il faut récupérer en prenant un peu de repos. Pour cela, la partie gestion, très légère, est assez intéressante. L’agenda de notre athlète est divisé en années de 48 semaines qu’il faut gérer au mieux entre les tournois, les séances d’entraînement et les périodes de repos. En réalité, la carrière de notre personnage ne peut durer que 20 ans avant qu’il en prenne sa retraite. Mais d’autres paramètres peuvent ralentir sa carrière : blessures, manque de vacances ; le tout accompagné de malus sur les caractéristiques. Il faut prendre soin de son joueur comme d’un tamagotchi si on ne veut pas le voir dépérir ou pire abandonner le tennis pour aller dépenser son argent dans les casinos et les boîtes de strip-tease.
Une ambiance de salle d’arcade
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Graphiquement, le jeu est très réussi. Les athlètes sont bien modélisés, les visages notamment sont très détaillés. On retrouve les vrais joueurs en regardant ces clones. D’autant plus que leurs animations sont de grande qualité. Les volées de Dent ou Henman, les revers de Federer ou les courses de Nadal sont semblables aux gestes réels. On est bluffés. La seule animation un peu énervante est celle de la chute, la même pour tous les joueurs. D’autant plus agaçante qu’elle est récurrente avant que l’on acquière une certaine maîtrise du jeu.
Le travail est, comme souvent, moins poussé sur les environnements qui manquent un peu de détails. Les textures des terrains marquent les impacts de balles mais pas les glissades des joueurs. On en aurait aimé un peu plus. Les spectateurs sont ratés. Ils tournent la tête en suivant la balle mais leur réactions ne sont pas individualisées : à la fin d’une bonne balle, tout le monde se lève comme un seul homme pour applaudir dans un synchronisme tenant du banc de sardines. Et encore, seuls les premiers rangs réagissent ainsi car après les développeurs ont collés une pauvre texture 2D indigne d’une Next-Gen. Autant de détails qui font penser que le travail des environnements aurait pu être plus poussé.
Les effets sonores, très arcades, collent bien à l’esprit du jeu mais ne resteront pas dans les mémoires. On apprécie par contre les joueurs qui crient en renvoyant la balle lorsqu’ils sont pris en défaut, ou les arbitres qui utilisent la langue locale. L’effet est pourtant de courte durée puisque les voix sont de mauvaise qualité. Toujours du côté des mauvaises surprises, les musiques restent les mêmes que sur la borne d’arcade. Si elles passent inaperçues en salle de jeu, elles sont tout simplement insupportables dans l’ambiance douillette d’un salon. Heureusement il est possible de les supprimer.
Fun en multi, prenant en solo, le jeu est beau, très accessible et en même temps assez technique sans être rebutant. N’ayons pas peur des mots, Virtua Tennis 3 s’impose comme le meilleur jeu de tennis jamais réalisé. A posséder dans sa ludothèque.
- Un habile mélange entre arcade et simulation.
- Un beau jeu NextGen
- Des superbes animations très réalistes
- La sensation qu’on évolue dans la maîtrise du jeu
- Un mode carrière prenant
- Trop arcade pour certains
1 avis a été déposé sur Virtua Tennis 3 Xbox 360 :
bon jeu mais il n'y a pas la jouabilité comme sur top spin2 (sur xbox360) le graphisme est bon mais c'est la jouabilité et le...

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